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Hivernage à Vélingara : Le mauvais état des routes accentue l’enclavement

Dès la tombée des premières pluies diluviennes, plusieurs parties des routes récemment réfectionnées dans le département de Vélingara ont été soit submergées, soit emportées par les eaux de ruissellement. C’est le cas des routes Vélingara – Doubirou, Biaro – Bonconto – Médina Pakane ou de celles situées dans les communautés rurales de Kounkané et de Sinthiang Coundara. Ce qui accentue l’enclavement de ces populations qui ont pourtant participé à hauteur de 10 % à la réfection des routes.

Source Walf fadjri
(Correspondance) – Les populations rurales vivent dans l’inquiétude et la psychose de l’isolement après l’installation de l’hivernage dans le département de Vélingara. Hormis la communauté rurale de Némataba, toutes les autres communautés rurales ont bénéficié de programmes de réfection des routes. La finalité de ces projets, c’était de mettre fin aux difficultés des habitants de ces localités qui restaient coupés du reste du Sénégal durant au moins quatre mois. Ils louent les efforts du gouvernement en matière de réfection de route. Mais ce qu’ils déplorent, c’est l’état dans lequel se trouvent ces routes dites réfectionnées. D’abord, elles sont étroites avec une largeur qui ne dépasse guère 3,5 m. Ensuite, leur épaisseur est insignifiante. Et enfin les populations ont constaté que dès la tombée des premières pluies diluviennes, plusieurs parties de ces routes sont soit submergées ou emportées par les eaux de ruissellement. C’est le cas sur les routes Vélingara – Doubirou, Biaro – Bonconto – Médina Pakane et les autres routes situées dans les communautés rurales de Kounkané et Sinthiang Coundara.

Tous ces programmes ont été financés par le Projet d’appui pour le développement rural du bassin de l’Anambé (Paderba) de la Sodagri. Chaque communauté rurale bénéficiaire a versé une contrepartie financière de 10 % pour la réalisation de ces infrastructures routières. Lors de la tournée d’une mission de l’Anrac chargée de vérifier le niveau d’exécution de la route en construction Médina Pakane – Daharatou qui est distant de 4 km, le président de la communauté rurale de Bonconto, Omar Sabaly, s’est d’ailleurs insurgé contre la mauvaise réfection de la route Biaro – Darou dont plusieurs parties se sont dégradées. C’est pourquoi il a demandé aux responsables de l’Anrac d’associer ce nouveau tronçon dans leur programme pour mieux désenclaver la zone. Ce qui a été rejeté par Kousseynabo Diédhiou, le coordonnateur de l’Anrac, qui a interpellé M. Sabaly : ‘Vous ne deviez pas accepter de réceptionner l’ouvrage tout en sachant que l’entreprise n’a pas respecté les clauses du contrat. Cette route étant toujours sous garantie, vous devez rappeler l’entreprise pour qu’elle réfectionne les parties qui se sont dégradées. Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons intervenir dans une zone qui a déjà bénéficié d’un autre programme.’

Même si l’on ignore les termes de référence de ces programmes de réfection, les populations ont l’impression que les entreprises chargées d’exécuter les travaux bafouent les normes en vigueur. L’essentiel pour elles, selon Demba Mballo de Kandia, c’est de se remplir les poches au détriment des populations qui risquent de se retrouver à la case de départ. Ce qui a le plus provoqué le courroux des populations, c’est le fait que des entreprises aient fait des routes sur des zones marécageuses, des mares d’eau et des rivières momentanément asséchées sans prendre la précaution d’y construire un pont ou un autre ouvrage permettant à l’eau de circuler librement. Les premières pluies tombées dans la zone, ont commencé à couper ses routes. Et c’est ce qui explique les raisons de la panique des populations qui redoutent un isolement durant cet hivernage qui s’annonce pluvieux. ’De la sortie de Kéréwane à Soutoukahé jusqu’à l’entrée du village de Kandia, la route est occupée en toute saison par les eaux de pluies qui suivent leur lit naturel. Le compactage de la route doit respecter les normes de construction. Pour que cette route puisse avoir une certaine durée de vie, des ponts doivent y être érigés afin d’éviter qu’elle ne soit détruite par les eaux de ruissellement’, selon un expert rencontré sur place.


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