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Horreur à Zac Mbao Goudiaby poignarde tante avant de lui fracasser la tête avec une bonbonne de gaz

Ibrahima Goudiaby a surpris, tard dans la nuit, sa tante seule dans son domicile pour l’assassiner. Il lui a assené 17 coups de couteau avant de l’achever avec l’aide d’une bonbonne de gaz de 12 kg. Le mis en cause a commis cet acte parce qu’il voulait de l’argent pour préparer la fête de Korité. Il a été arrêté avec ses amis et ils encourent des peines allant de 10 ans à la réclusion à perpétuité. Ils connaîtront leur sort le 2 janvier prochain.

Un fait incroyable a été jugé, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar. Le nommé Ibrahima Goudiaby et ses coaccusés ont comparu à la barre de cette juridiction pour répondre des faits d’association de malfaiteurs, recel de criminel, vol avec violence, assassinat et acte de barbarie. Il ressort des débats d’audience que le 1er septembre 2011, les éléments de la section de recherche de la gendarmerie nationale ont été informés de la découverte d’un cadavre à Zac Mbao. Les gendarmes, accompagnés de leurs collègues des sapeurs-pompiers et du service d’hygiène, ont effectué un transport sur les lieux. Ce qui leur a permis d’identifier la victime nommée Hélène Goudiaby. Une dame née le 26 janvier 1952, ayant la double nationalité, française et sénégalaise, et vivant seule dans son domicile. Elle a été tuée et cachée dans la malle arrière de son véhicule et son corps n’a été découvert que lorsqu’il était dans un état de dégradation avancée, dégageant une odeur nauséabonde. C’est d’ailleurs son neveu Nicolas qui a escaladé le mur de la maison avant de faire la découverte macabre. Une enquête a été ouverte et a conduit à l’arrestation du nommé Ibrahima Goudiaby, neveu de la victime. Pressé par les enquêteurs, ce dernier a reconnu avoir tué sa tante. A la barre de la chambre criminelle, hier, il a expliqué les raisons qui l’ont poussé à assassiner sa tante. « J’avais besoin d’argent à la veille de la Korité et j’ai pensé à elle. C’est la raison pour laquelle je me suis rendu à son domicile tard dans la nuit, pensant qu’elle était déjà au lit.

« Je l’ai tuée parce que j’avais besoin d’argent pour la Korité »

Mais quand j’ai escaladé le mur, ma tante a senti une présence humaine », a-t-il confié aux juges. Avant d’enchaîner : « elle est venue pour vérifier et c’est là qu’elle est tombée sur moi. Elle a commencé à crier : ah c’est toi voyou, au voleur. Lorsqu’elle s’est approchée, j’ai pris les couteaux qui étaient sur la table à manger. Sous le coup de la peur, je lui ai assené des coups de couteau avant de sortir de la maison ». Le mis en cause ne s’est pas contenté de poignarder la dame, il est revenu pour l’achever en lui donnant sur la tête deux coups avec l’aide d’une bonbonne de gaz de 12 Kg. « En l’achevant, je ne voulais pas qu’elle dise que c’était moi. J’ai pris là-bas 40.000 francs, un téléviseur, deux téléphones portables », a-t-il déclaré. Après la commission des faits, l’accusé s’est rendu à Ouakam chez son ami Mamadou Gaye à qui il a demandé de lui enlever ses rastas parce qu’il était recherché par la police. Auparavant, il avait pris le soin de garder les objets volés dans un bâtiment en construction. « Le lendemain, j’ai vendu le téléviseur à Pape Moussa Mbaye, lequel l’a ensuite donné à son frère Gorgui Mbaye. J’ai échangé l’un des téléphones avec Mamadou Gaye moyennant la somme de 5.000 francs », a-t-il encore dit. A noter que les susnommés ont également comparu à la barre pour recel. Cependant, ils ont confié aux juges qu’ils ignoraient l’origine frauduleuse des biens que vendaient Ibrahima Goudiaby.

La partie civile réclame 100 millions de nos francs

Par ailleurs, l’avocat de la partie civile, Me Ndiaye, a déclaré que la dame assassinée avait une grande utilité pour sa famille. Née en 1952, la victime qui avait une nationalité française était très attachée à ses racines sénégalaises. C’est pourquoi elle n’hésitait pas à aider les membres de sa famille établis à Dakar. S’agissant des faits, la robe noire dira qu’ils sont imputables à Ibrahima Goudiaby. Ce dernier, nous dit l’avocat, avait la confiance de sa tante qui lui avait même laissé les clés de la maison. Mais, il l’a trahie en l’assassinant pour lui voler ses biens. Pour les peines, l’avocat s’en rapporte en ce qui concerne la responsabilité des coaccusés. S’agissant de la constitution de partie civile, les héritiers de Hélène Goudiaby sont au nombre de trois. Et l’avocat de dire qu’aucun montant ne pourra réparer ce préjudice. En tout état de cause, il a demandé 100 millions de francs à titre de dommages et intérêts. Pour sa part, le parquetier indique que les faits ne souffrent l’ombre d’aucun doute. Et les coaccusés d’Ibrahima Goudiaby ne pouvaient ignorer l’origine illicite des biens qu’il vendait. Selon le maître des poursuites, un meurtre aussi crapuleux doit être sévèrement sanctionné. Ainsi, dit-il, Ibrahima Goudiaby mérite la prison à perpétuité, d’autant plus que la peine de mort n’existe plus au Sénégal. Pour les autres, il a demandé aux juges de les condamner à 10 ans de travaux forcés. La défense a plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute pour les autres et l’application bienveillante de la loi pour Ibrahima Goudiaby. L’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 2 janvier prochain.

Cheikh Moussa SARR

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