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Horticulture : La Jica appuie les petits producteurs pour écouler leurs produits

« Produire puis vendre », ce concept doit disparaître pour le développement de l’agriculture. C’est pourquoi, la JICA à travers le projet Shep, compte appuyer l’horticulture afin qu’elle puisse s’accroitre et être compétitive sur le marché, au bénéfice des petits exploitants.

 Au Sénégal, l’horticulture est principalement dominée par les petits exploitants agricoles qui se débattent face au faible revenu, en raison de nombreuses questions telles que la faible capacité des groupes d’agriculteurs, le manque de compétences pour la production et le contrôle de la qualité, l’accès limité aux marchés, les prix instables et les infrastructures insatisfaisantes dans les zones rurales.  Pour faire face à cette situation, la Jica compte appuyer des projets agricoles axés sur le marché pour les petits exploitants agricoles dénommés « SHEP ». L’approche SHEP est composée d’une démarche en quatre étapes. Il s’agit du partage de la vision avec les producteurs horticoles, la création d’opportunités en favorisant l’identification par les producteurs eux-mêmes des besoins pour l’amélioration de leurs revenus, leur accompagnement pour l’autodétermination d’un plan d’action et la mise à leur disposition d’assistantes techniques sur la base des besoins exprimés par les  producteurs. Selon le conseiller principal de la Jica, Nakamura Hirotaka, à travers les activités de l’approche SHEP, les agriculteurs prennent conscience de l’importance de comportement de « produire stratégiquement pour vendre » par opposition au comportement conventionnellement de « produire et puis vendre ». « Les petits exploitants réfléchissement maintenant stratégiquement et prennent des mesures afin d’augmenter les revenus de leurs produits horticoles », dit-il.

Pour le Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, Dr Papa Abdoulaye Seck, l’horticulture est un secteur prioritaire qui génère beaucoup d’emplois. « Elle est considérée dans le programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS) comme un secteur prioritaire dans larecherche d’une sécurité alimentaire. C’est pourquoi le projet Shep revêt pour le gouvernement une grande importance. Il s’agit de renforcer les capacités des acteurs, condition sine qua none pour l’augmentation des rendements », fait savoir le ministre. A l’en croire, la maitrise de l’information économique est fondamentale pour optimiser les revenus.

« L’agriculture doit se développer par une diversité des productions. La lutte contre l’insécurité alimentaire passe par l’innovation de nos ressources », martèle le ministre. Et de renchérir : « A l’ère de la turbulence des marchés, il faut s’informer et mettre à la disposition des acteurs des outils adéquats. Le problème de l’agriculture  est que 30%  se passent dans les champs et 70% en dehors des champs.  Ce qui montre que le productivisme ignorant ne permet pas d’augmenter la production. Des acquis ont été enregistrés dans le projet Shep avec une agriculture qui répond aux exigences du marché et  qui impacte durablement sur notre environnement ».

Ngoya NDIAYE

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