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HYDRAULIQUE RURALE Une unité d’adduction d’eau à 19 milliards F Cfa à Tassette.

 Le Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale, Diène Faye, a procédé, hier, à la «remise de clef», dans le cadre de la mise en route effective du premier contrat de d’affermage de l’Office des Forages Ruraux (Ofor). Une expérience qui sera généralisée, dans un très proche avenir, dans l’ensemble du pays.

 Fini les problèmes d’accès à l’eau potable dans les régions de Thiès et Fatick, particulièrement dans les zones rurales qui disposent désormais d’une unité de production et de distribution en eau. D’un coût de 19 milliards F Cfa, l’ouvrage installé dans la commune de Tassette, sur le site du Notto Ndiosmone Palmarin va alimenter près de 500.000 personnes pour un réseau de près 400 km. Le prix du mètre cube pour les maraîchers et les éleveurs est de 200 F Cfa, alors que celui du mètre cube fixé pour les populations est estimé à 275 Frs. Selon le ministre Diène Faye, ce contrat est, sans doute, le prélude d’une hydraulique rurale inclusive, génératrice de valeur ajoutée qui permettra de participer durablement à l’amélioration de l’accès à l’eau des populations en milieu rural et à la construction d’un Sénégal émergent et prospère pour le bien-être de tous nos concitoyens. Le président Macky Sall a décidé, a dit M. Faye, de soulager les populations rurales, meurtries par le manque d’eau, assurant que tout sera mis en œuvre pour mettre fin au calvaire des populations. Il s’agit d’ouvrages de qualité de nouvelle génération. Toutefois, dit-il, cet objectif ne pourra être atteint que si la desserte est continue et le prix abordable. A l’en croire, la préoccupation du président Sall est de mettre en place une politique de réduction des inégalités, à travers la communalisation intégrale, un pilier fondamental. C’est la raison pour laquelle, poursuit-il, les usagers du monde rural doivent se départir des tâches de gestion bénévole et devenir des clients, au même titre que les populations des grandes villes. Et de renchérir : «Avant l’indépendance et dans la première décennie du Sénégal libre du joug colonial, l’approvisionnement en eau des populations rurales se faisait essentiellement par des puits, des puisards voire de petites mares, à l’exception de quelques forages pastoraux. Ainsi, jusqu’en 1980, le service de l’eau n’était-il pas payant, parce que pratiquement inexistant.» A la faveur de la Décennie Internationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement, le nombre de forages est passé de 100 à plus de 400, a relevé Diène Faye, précisant qu’aujourd’hui, nous en sommes à 2000. Par ailleurs, poursuit-il, la Seoh, à qui incombe la difficile mission de commencer cette délégation de service public en milieu rural, a une lourde tâche dans le service public en milieu rural, dans la mesure où elle a une obligation de résultat, donc de réussite.

Mouhamadou BA

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