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HYDROCARBURES – Hausse sur le Super et le Gasoil : Les prix carburent, les voitures au ralenti

Les Sénégalais ne sont pas encore au bout de leurs peines. Après la récente pénurie de gaz, qui est loin d’être résorbée, la hausse des prix des produits de consommation de manière graduelle depuis trois mois, l’essence à la pompe vient se mêler à la danse. Une hausse substantielle du prix de l’essence à la pompe intervient à un moment où le Sénégalais ne sait plus à quel saint se vouer.
Le mois d’Avril est bien creux. Mais les goorgorlous sénégalais ne sont pas encore au bout de leurs peines. Avec la surenchère des prix des denrées de première nécessité, les automobilistes vont devoir casquer un peu plus fort pour avoir du Super ou du Gasoil. En effet, le comité national des hydrocarbures en charge des prix et qui les régule, a décidé de l’augmentation des prix du Super et du Gasoil depuis vendredi dernier.

Si la mesure a été entérinée vendredi dernier, elle n’est entrée en vigueur que le lendemain samedi à 18 heures. C’est ainsi que le Gasoil qui était, à 543 francs Cfa, il y a trois semaines, se retrouve aujourd’hui à 559 francs Cfa le litre. Ce qui lui confère une hausse de 16 francs Cfa sur le litre. Quant au Super, il a été piqué par on ne sait quelle mouche, mais elle a dû être dopée. En effet, son prix est passé depuis samedi dernier de 671 francs à 698 francs Cfa le litre. Soit une hausse de 27 francs Cfa ( !).

Il n’y a pas de doute, la surprise risque d’être désagréable à la pompe à essence pour de nombreux automobilistes en ce début de semaine. Et comme c’est le cas très souvent en cette période du mois, bon nombre d’automobilistes trouveront en cette hausse un argument de plus pour délaisser leur véhicule au profit des transports en commun.

Pourtant au regard de la donne du prix du baril, la hausse des prix ne se justifie point. Et à ce titre, certains de nos interlocuteurs du milieu des hydrocarbures, sous le sceau de l’anonymat, soutiennent que cela était prévisible. Car il faut une rentrée d’argent pour l’Etat dans les plus brefs délais. Car récemment, les autorités ont dû casquer au prix fort pour trouver une solution à la pénurie de gaz, mais «en ce début du mois d’avril, il y a eu beaucoup de dépenses liées aux festivités marquant la prestation de serment, la fête de l’indépendance. Et les nombreux jours fériés n’ont pas permis une rentrée substantielle de fonds dans les caisses de l’Etat ». Comme quoi «le Sénégal d’en haut, après avoir bu, fait trinquer le Sénégal d’en bas», résume un de nos interlocuteurs. Cheikh Diop, secrétaire général du syndicat des travailleurs des hydrocarbures, a un autre avis sur la question précise de la hausse des prix. Joint au téléphone, il tente de justifier cette hausse en expliquant que «ce sont les répercussions qu’on a enregistrées hier, qui explique cette hausse. Il y a eu des augmentations du coût de revient des produits sur le plan mondial». Des prix, d’ailleurs, qu’il n’a pas pu communiquer. Et selon toujours le secrétaire général du syndicat des travailleurs des hydrocarbures, M. Diop c’est «une hausse plus ou moins normale. Ce n’est pas tout le temps qu’on augmente les prix, mais on les baisse aussi, parfois, cela dépend de la structuration des prix sur le plan mondial». A souligner que le comité se réunit toutes les trois semaines pour définir de la hausse ou de la baisse des prix des hydrocarbures.


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