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HYPOCRISIE ! (Par Abdoulaye THIAM)

Joseph Koto est monté au créneau pour dénoncer la situation qu’il traverse avec ses 27 mois sans salaire. Ancien international, un des meilleurs techniciens sénégalais et le meilleur en termes de résultats (demi-finaliste de la coupe du monde U-20, deux fois vainqueur du tournoi de l’UEMA, demi-finaliste et finaliste de CHAN), «Boud’Chou» méritait meilleur traitement.
Mais certains ne l’ont pas compris comme tel. Qu’importe ! Koto, lui, a préféré mener personnellement  son combat en allant directement vers les médias. Quel courage !
Oui, Joseph Koto n’a absolument rien à voir avec ses techniciens qui avancent masquer, préférant que des journalistes mènent leur combat à leur place. Eux, se contentant de tirer les ficèles, comme dans le théâtre chinois.

D’aucuns nous diront pourquoi n’a-t-il jeté l’éponge en exigeant que l’Etat du Sénégal le respecte, comme il respecte ces «Sorciers» blancs qui sillonnent l’Afrique en passant d’un pays à un autre. On se souvient qu’un certain Henry Kasperczak était parti à la CAN 2008 avec l’intégralité des salaires de son contrat. Ce qui n’a pas empêché le Franco-polonais, d’abandonner notre navire en pleine tempête à Tamale.

 Alors, au lieu de dénoncer l’attitude de Joseph Koto, certains responsables du football sénégalais devraient se battre pour qu’on respecte nos techniciens locaux. Qu’ils soient traités au même pied que leurs collègues occidentaux. Pour ce, la méthode Aliou Cissé, ne fera pas recette. «Je ne réclame rien», balance, le sélectionneur national des «Lions», dans sa page facebook. Mais qui est donc dupe pour croire à ça ? Cissé comme les autres, n’est pas un bon samaritain. S’il a mené un lobby intense pour occuper ce poste, qu’il a lorgné depuis son retour au bercail, ce n’est pas seulement pour l’honneur de diriger l’équipe nationale. Tout comme Joseph Koto, il doit rentrer dans ses fonds, pour mieux s’acquitter de sa mission.
 Par ailleurs, l’Etat, tout comme la Fédération sénégalaise de football, devrait régler la situation «hybride» dans laquelle, se complaisent certains techniciens. Combien sont-ils des agents de l’Etat, qui veulent en même servir dans le privé, notamment dans les centres de formation, qui pullulent comme des champignons, tout en conservant leur salaire ? Dans un pays où trouver du travail, relève de la réalisation des douze travaux d’Hercule, il faut savoir faire un choix. Mais, faire preuve de gourmandise, devient intolérable. Mama Sow, alors directeur technique national de football et professeur à l’Inseps avait été contraint, par Daouda Faye «Vava», alors ministre des Sports, rappelle-t-on, à choisir entre les deux fonctions. Le brillant cadre du sport sénégalais avait préféré retourner à l’enseignement. Depuis, il continue à transmettre le savoir à beaucoup étudiants. Alors qu’on arrête cette hypocrite !
Sud Quotidien

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