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Idrissa Seck pourrait retourner au PDS avec Fada et Jean Paul Dias

Le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, serait en train de réfléchir aux voies et moyens pour reconstituer « toute sa famille politique traditionnelle pour faire face aux assauts de l’opposition de plus en plus déterminée ». L’idée serait de faire revenir dans la maison du père libéral, des « enfants égarés » à l’image, entre autres, de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, de l’ancien ministre Modou Diagne Fada et Jean-Paul Dias, leader du Bloc des centristes gaïndé (Bcg). L’information est donnée par l’hebdomadaire international Jeune Afrique dans sa dernière livraison de cette semaine.

Source : Le Matin
Selon ce confrère : « Depuis quelques jours, le Palais planche sur un appel du leader du Pds pour faire revenir dans ses « fils égalés » : Idrissa Seck, établi en France depuis l’élection présidentielle de février 2007, Modou Diagne Fada, chef d’un groupe parlementaire après avoir conduit une coalition autonome lors des législatives, mais aussi le très rebelle Jean-Paul Dia ». Et de s’interroger : « Wade ira-t-il jusqu’au bout d’une idée qui n’enchante guère certains membres de son parti »?

En tout cas, de l’avis de Jeune Afrique, « sous le feu nourri du Front Siggil Sénégal, coalition de formations d’opposition réunies sous la même bannière du boycottage lors des législatives de juin, le président Abdoulaye Wade consulte ses proches pour une démarche à adopter ». C’est dans ce cadre qu’il compte refaire revenir à la maison du Parti démocratique sénégalais des « enfants égarés » qui ont eu, quoi qu’on dise, à marquer incontestablement des pages de l’histoire de ce parti. La vie d’une formation politique de l’envergure du parti libéral étant faite de ruptures et de réconciliations, il n’est pas impossible que « les enfants égarés » comme on les appelle sur la base de conditions négociées, acceptent de revenir dans les rangs des libéraux malgré les humiliations voire les coups bas s’il en est et les calomnies dont ils ont été victimes.

Pour plusieurs raisons et surtout pour celle qui pèse le plus sur la balance : la succession du père spirituel dont on dit que la santé n’est plus au beau fixe. Les concernés ont d’ailleurs toujours réclamé leur appartenance au Parti démocratique sénégalais pour y avoir vécu pendant les années de braise dans l’opposition. C’est dire donc que les observateurs avertis de la scène politique ne seraient nullement surpris de voir l’idée du chef de l’État se réaliser : Reconstituer sa famille politique traditionnelle. Étant donné qu’en politique, « il ne faut jamais dire jamais », les choses pourraient aller dans le sens souhaité par le président Wade si une bonne partie de ses proches y adhérent.

L’autre chose que l’on ne doit pas perdre de vue, c’est sûrement l’avis du « fils en disgrâce » depuis plusieurs années à qui l’on a reproché d’avoir trop lorgné le fauteuil du vieux pour le remplacer en cas de vacances du poste à la tête de l’État. Il avait toujours juré de ne jamais se présenter contre Me Abdoulaye Wade à une élection présidentielle. Depuis, beaucoup d’eau est tombée sous le pont, l’ancien bras droit et proche collaborateur du Président de la République a pourtant présenté sa candidature en même temps que son maître et père spirituel en février dernier et s’est classé en deuxième position après son mentor qui a été réélu. Cette donne fait que M. Idrissa Seck est conscient de son poids électoral mais aussi de l’avenir politique qu’il incarne.

Parmi tous les enfants qui sont visés par le projet de reconstitution, c’est le seul qui pourrait « jouer au difficile », dans la mesure où les autres concernés ont montré à maintes reprises leur volonté de retourner aux côtés de Me Wade. Car, il ne faut pas l’oublier, Modou Diagne Fada a toujours souligné qu’il n’a jamais quitté le Pds. Et quant à Jean Paul Dias, c’est parce que rien ne lui a été pratiquement proposé après son premier retour dans la maison du père (en dehors du poste de Directeur Général de l’Ipres où il a peu prospéré), qu’il s’est radicalisé avant de finir par claquer la porte. C’est sûr que les jours, voire les prochaines semaines, vont nous édifier sur la suite de ce projet du patron des libéraux.


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