24 novembre, 2014
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Idrissa Seck : « Quand j’étais là, il y avait de la discipline et de l’autorité dans la marche de l’État; il n’ y avait pas désordre »

Idrissa Seck : « Quand j’étais là, il y avait de la discipline et de l’autorité dans la marche de l’État; il n’ y avait pas désordre »

Après sa sortie sur les ondes de la Radio Futurs Médias, Idrissa Seck a provoqué l’ire des responsables du parti au pouvoir. Certains comme Moustapha Cissé Lô n’avaient pas hésité à demander des comptes au patron de Rewmi. Le député Apériste avançait que « tout puissant ministre, passé Premier ministre, Idy prenait toutes les décisions de 2000 à 2004. Il était le ministre de la lune et de la terre. Qu’il nous dise alors ce qu’il a fait pour le pays ». Dans une interview accordée à La Tribune lue par Rewmi.com, le maire de Thiès dresse un bilan de son passage à la Primature. Extrait.
« Mon bilan ne se discute pas, tous les sénégalais en sont totalement informés et satisfaits. Quand j’étais Premier ministre, au lendemain de ma déclaration de politique générale, il n’y avait plus de bons impayés au Sénégal. J’ai tenu à payer tous les bons aux paysans. J’ai fait recruter 15 000 fonctionnaires pour que des infirmiers, des policiers et gendarmes puissent aller servir leur pays. Ensuite j’ai atteint un taux de croissance de 6%, ils sont à 2%, personne n’a encore atteint ce niveau.

La politique économique que j’ai conduite, vous me permettrez de rendre un hommage à notre formidable administration des finances qui compte des hauts fonctionnaires de classe mondiale. Vous me permettrez aussi de renouveler ma satisfaction à l’ancien ministre des finances, Abdoulaye Diop que j’avais présenté à Wade et qui a été doublement primé par des organismes indépendants comme étant le meilleur ministre des finances de l’Afrique. Avec l’aide précieuse de cette équipe, nous avons pu obtenir l’achèvement du plan Ppte. Cela veut dire que tous les bailleurs de fonds ont été satisfaits que nous ayons parachevé toutes les réformes économiques.

Cela a eu pour conséquence l’annulation de la dette Ppte qui n’a été accordée qu’à 16 pays (8 en Afrique, 4 en Asie et 4 en Amérique). Cela avait généré pour le budget du Sénégal 70 milliards de F Cfa par an. C’est cette même politique qui a abouti à l’initiative de l’annulation de la dette multilatérale (Iadm) qui a fait qu’on a pardonné au Sénégal 1 272 milliards de F Cfa de dette internationale.

C’est cette même politique économique qui a conduit à l’instrument de soutien à la politique économique (Ispe) qui n’a été accordé qu’à cinq pays dont le Sénégal par le Fmi. C’est cela qui a rendu possible le financement de l’électricité et le financement de l’autoroute à péage.

A cela s’ajoute les grappes de convergence. J’ai entamé le développement de pôles économiques en dehors de Dakar. On a commencé par Thiès. Si on n’avait pas été freiné, aujourd’hui, huit autres capitales auraient été déjà équipées. Plus important que cela, quand j’étais là, il y avait de la discipline et de l’autorité dans la marche de l’État. Il n’ y avait pas désordre. Quand je donnais des ordres, les gens s’empressaient de les exécuter ».

REWMI.COM/AW