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Il était une fois une (…)  école Sénégalaise

Le Sénégal a beaucoup fait en matière d’éducation. Plus de 40% du budget national est alloué à l’éducation. Ce qui propulse notre pays dans le top 5 des pays africains qui investissent le plus dans l’Education. L’info a été balancée par les Nations-Unies, via Mme Bintou Djibo, coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Sénégal, lors de la cérémonie officielle des  Assises de l’Education et de la Formation.

D’ailleurs, a-t-il rappelé, le Plan-Cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement 2012-2016 s’est inspiré des documents programmatiques nationaux dont le Programme Sénégal Emergent (PSE), est le plus récent et constitue un condensé des programmes sectoriels parmi lequel le Programme d’Amélioration de la Qualité de l’Equité et de la Transparence (PAQUET) dans l’Education. Nonobstant les efforts consentis par les autorités pour booster le système éducatif, l’école sénégalaise va mal et très mal. Elle est malade de son système, de ses enseignements, apprentissages et enseignés.

L’enseignant du public n’a pas d’obligation de résultats… Beaucoup d’absences sont notées, des retards, ce n’est pas généralisé, mais disons que pour beaucoup, on observe un laisser-aller.En parallèle, la corruption s’est inscrite à l’école. L’assiduité et l’intelligence ne sont plus les seuls moyens de «réussite». Un peu d’argent suffit pour passer dans la classe supérieure ou devenir enseignant. C’est le système qui est grippé. Avec tous les moyens financiers déployés par l’Etat, il est très étonnant voire incroyable qu’un pays qui a des documents programmatiques aussi solides que le PSE, qui consacre 6% de son PIB à l’Education et à la Formation – contre 4,6% pour la moyenne africaine – soit toujours au rang de 154ème sur 187 pays dans le classement de l’Indice de Développement Humain (IDH) et parmi les 9 pays les plus éloignés de l’Indice de Développement de l’Education (IDE).

Le taux d’analphabétisme au Sénégal est encore de 51.3 % dont 69.% de femmes selon l’Ands. Il y’a urgence ! Bien que des lueurs d’espoir illuminent l’horizon avec ces Assises de l’éducation, il est temps de se pencher, sans état d’âme, sur les raisons du recul drastique de notre école. La pacification de l’espace scolaire et Universitaire, un retour aux valeurs, à la déontologie et l’option d’une Gouvernance vertueuse et transparente s’imposent.  Si on analyse lucidement la situation actuelle, l’État a la responsabilité de mettre en place des intrants, les enseignants, des établissements équipés, la création de conditions d’apprentissage favorables.

La balle est surtout dans le camp des gouvernants qui se doivent d’imprimer une autre mentalité aux acteurs du système éducatif par des mesures incitatives vigoureuses qui boosteraient l’envie de bien faire chez ces artisans de la formation. Entre autres la réforme générale du système éducatif, le goût de l’effort, l’excellence, le bannissement de la fraude, la construction d’infrastructures, l’élaboration de méthodes pédagogiques adaptées, l’informatisation de l’ensemble du système éducatif, la maîtrise  des effectifs dans les établissements scolaires et universitaires, la gestion des effectifs pléthoriques dans les classes qui désagrègent le rendement et la quiétude. Quid de la rigueur dans le recrutement des enseignants, le renforcement régulier des capacités de l’ensemble des acteurs du système éducatif, l’application du profil de carrière, etc…?

Salamraky

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