Confidences

Il existe bien des solutions pour régler définitivement le problème de l’avancée marine au niveau local et continental

  • Date: 16 septembre 2015

Le problème d’avancée marine inquiète nos pays, mais des solutions existent à court, moyen et long termes.

Il faut :

1-Définir les données du vent qui souffle dans les zones océaniques concernées.

2-Définir toutes les caractéristiques des houles qui sont, entre autres, leur hauteur, leur longueur, leur direction, leur énergie et leur angle d’incidence sur les probables obstacles côtiers : ces données sont obtenues par une revue de la documentation existante et des mesures in situ par des équipes spécialisées avec du matériel spécialisé.

Il est d’un grand apport de définir aussi les marées et les vagues qui sont différentes des houles et qui participent à la modification de la ligne de rivage.

3-Définir les impacts de ces houles sur la côte et qui sont regroupés à travers deux types de problèmes majeurs que sont d’abord les inondations créées par des propagations perpendiculaires à la côte, atteignant le plus souvent nos maisons et toute autre installation côtière, et ensuite le transport sédimentaire qui déplace les matériaux de la plage suite aux impacts de la composante transversale des houles.

4-Définir les caractéristiques géotechniques du sol composant les plages et les zones profondes susceptibles de recevoir les ouvrages, car ces sols bougent et peuvent créer des désordres à tout ouvrage qu’ils supportent.

5-Définir les types d’ouvrages appropriés en termes de localisation, de longueur, largeur, forme, hauteur, nature du matériaux composant…, en partant d’abord du type de problème occasionné par les houles, qui sont principalement en rappel, soit les inondations, soit les transports sédimentaires, car ce sont des problèmes proches mais différents.

Nous précisons qu’en matière d’ouvrages de protection il existe principalement les digues qui sont souvent des enrochements ou du béton et parallèles à la côte, les épis qui sont perpendiculaires et les brises lames, les plus couteuses et qui sont construites en eau profondes ; celles-ci sont très efficaces et permettent d’aménager la zone côtière abritée comme on le souhaite.

A côté de ces solutions, il existe d’autres plus souples qui sont le beach nourishment qui est un apport de sable par dragage ou par d’autres méthodes existantes.

S’y rajoute le déplacement des populations. Cela est une très bonne solution si un très bon plan de sensibilisation et de dédommagement, suivi de relogement immédiat est mis en place. Nous pourrons ensuite aménager les zones libérées qui doivent être soit des zones touristiques avec des constructions légères, soit des zones de détente pour la population.

Voilà très rapidement résumé les actions à entreprendre. Cela pourrait être fait en mettant en place une structure restreinte pilote spécialisée, capable de travailler en collaboration avec les organismes des pays spécialisés dans ce domaine tout en intégrant nos locaux et la population victime des effets de la mer :

En rappel et en technique d’aménagement côtier, il y a plusieurs alternatives parmi lesquelles nous pouvons citer :

Alternative 1 : Zéro option : on ne fait rien et on laisse la mère avancée ; Alternative 2 : Aménager, construire des ouvrages, faire du beach nourishment ou déplacer les populations ;
Le choix d’une alternative dépend de plusieurs critères parmi lesquels nous pouvons citer les aspects sociaux, culturels et économiques qu’il faut absolument et correctement évaluer avant d’agir.

Au Sénégal, les autorités antérieures ont commencé le travail, mais au vu des dégâts enregistrés chaque année et qui ne cessent de s’accroitre, il faut passer à une vitesse supérieure par la mobilisation de fonds substantiels utilisables immédiatement ; c’est là où nous ne sommes pas d’accord avec certains pour qui l’aménagement côtier est coûteux.

Car si l’on considère l’importance économique ou la valeur socioculturelle des zones à protéger ou encore les pertes enregistrées en cas d’avancée de la mer, nous devons nous mobiliser davantage pour trouver des solutions en mettant en place un cadre approprié permettant de construire des ouvrages adéquats ou/et de déplacer certaines populations pour un aménagement optimum.

Si l’on n’agit pas substantiellement, la mer continuera d’avancer, et ce, du nord au sud. Les désastres vont s’amplifier au niveau des secteurs de Saint-Louis, comme Goxu Mbathie, de Dakar, comme la corniche, de Rufisque avec Thiawlène et Diokoul, de Mbour avec la disparition programmée de Saly, sans épargner les sites de la Casamance naturelle avec ses luxuriantes mais vulnérables îles.

Oui, la mer peut bien transformer Dakar en une île. En effet, les inondations actuelles des zones de Rufisque s’inscrivent dans le processus de démantèlement côtier de cette ville par la mer qui fermera la nationale, car avec Rufisque, en moins de 40 ans nous avons constaté une perte de plage de plus de 40 mètres, marquant non seulement les inondations actuelles mais aussi la disparition progressive de la route de contournement qui longeait la mer et des aires de football des années 60 qui étaient observables sur la plage.

Au niveau de la corniche, certains pouvaient emprunter la plage à partir de l’Université de Dakar jusqu’au cœur du Plateau. Ce qui est impossible aujourd’hui. La falaise limoneuse et fragile de cette corniche s’écroule progressivement avec la mer qui va à l’assaut de la route avoisinante pour atteindre les structures comme, entre autres, le ministère des Infrastructures et la Médiature.

Il faut noter que, dans cette zone, d’autres désordres liés à l’eau marine, à travers des tassements engendrant des fissurations au niveau des voies et des bâtiments, ne sont pas à exclure, car le sol, support souvent argileux, cède au passage des eaux et affaisse les structures rigides qui ne peuvent pas résister.

Ce sont les aspects visibles. D’autres, aussi aspects dévastateurs, sont souterrains avec particulièrement la pollution de la nappe par le biseau salé qui progresse et salinise les eaux souterraines dans la capitale et dans nos zones rurales, détruisant ainsi l’agriculture.

Cependant, il ne faut pas oublier qu’il faut non seulement régler le problème à l’échelle nationale, mais il faut travailler avec les pays voisins où il y a les mêmes phénomènes. Si cette approche n’est pas retenue, ce ne sera pas une résolution de problème, mais un transfert de problème, parce que l’océan est un paramètre naturel et ignore les frontières.

Toute action locale aura des répercussions directes et immédiates sur le voisinage. Il faut alors travailler sur la base d’un programme intégré associant plusieurs pays et dont l’avantage du regroupement des forces de nos différents pays pourrait faciliter la mobilisation de fonds.

Par Khadim Gueye

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