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Il tue son ami trouvé avec son épouse et écope 4 ans

Lorsqu’il vit son meilleur ami, le torse nu, dit-il, assis à côté de son épouse, le berger Aldiouma Kâ, n’avait pas cherché à comprendre. Il frappa fort avec son coupe-coupe et se retrouva devant la barre des assises de Saint-Louis. Pour ce meurtre, l’accusé a été condamné à quatre ans de travaux forcés.

Source le Soleil
En quittant son village de Ndindy (communauté rurale de Touba Mosquée, département de Diourbel), le 3 octobre 2001 pour se rendre auprès de son épouse qui avait abandonné le domicile conjugal et qui se trouvait chez ses parents habitant la localité de Depré-Gallo, (communauté rurale de Sagata Djoloff, département de Linguère), le berger Aldiouma Kâ alias « Makam » ne savait pas qu’il allait tomber sur une scène qui allait le faire sortir de ses gonds.

Arrivé au crépuscule dans la concession de sa belle-famille, selon ses déclarations, il trouva la famille en train de deviser dans la cour. N’apercevant pas son épouse, il se dirigea alors vers la case qui était habituellement réservée au couple lorsque tout allait bien. Eclairant la chambre avec sa torche, il aperçut un homme assis sur le lit, torse nu, vêtu juste d’une culotte et sa femme assise à ses côtés.

A sa vue, l’individu en question se serait précipité sur lui et lui aurait asséné un coup de coupe-coupe auquel il riposta sur le champ en lui pourtant deux coups avec une arme blanche similaire. Après son forfait, il identifia la victime en la personne de son ami Gallo Bâ alias « Dadal » qu’il soupçonnait depuis longtemps d’entretenir des relations avec sa femme. C’est alors qu’il prit la fuite, mais il fut arrêté un an plus tard. A la barre où il répondait de meurtre, Aldiouma Kâ a reconnu les faits qui lui sont reprochés, mais a toutefois soutenu n’avoir jamais voulu tuer la victime qui, du reste, était son meilleur ami. Le président de la Cour lui a rappelé que la violence avec laquelle il a donné les coups atteste bien qu’il avait le dessein de tuer. Il lui a fait par ailleurs remarquer que la jalousie ne doit aucunement pousser l’homme à ôter la vie. Sur ce point, la femme de l’accusé qui est à l’origine des faits a essayé de laver son honneur et a davantage enfoncé l’accusé en déclarant à la barre qu’elle n’a jamais entretenu de relations coupables avec la victime Gallo Bâ. Ce dernier, dit-elle, était malade la veille des faits. Sa présence dans la case s’explique par le fait que Gallo Bâ lui avait demandé le gîte qu’elle lui offrit. Poursuivant, elle déclare que son mari, pris de jalousie en voyant ce dernier, avait dégainé son coupe-coupe et avait frappé aussitôt sans chercher à s’informer.

Aldiouma a réfuté cette version, tentant de servir une autre thèse qui n’a malheureusement pas prospéré. Et pour l’avocat général, la culpabilité de Aldiouma Kâ est avérée et les trois violents coups qu’il a assénés à la victime, alors qu’elle tentait de s’enfuir et dont l’un lui a fracturé l’omoplate gauche, prouvent qu’il n’y a guère de légitime défense et qu’il avait la volonté arrêtée d’attenter à sa vie. Le parquet a demandé à la Cour de le reconnaître coupable et le condamner à sept ans de travaux forcés. La défense, pour sa part a plaidé l’excuse de provocation pour son client qui a été finalement condamné à quatre ans de travaux forcés. Placé sous mandat de dépôt en septembre 2002, le condamné recouvre la liberté pour avoir déjà purgé cinq ans.


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