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Ile de Ngor- Les populations en guerre contre la prostitution

Les associations que compte l’ile de Ngor ont tenu un point de presse pour s’insurger contre la prostitution dans l’ile. La manifestation s’est tenue en présence du maire de la commune, Amadou Guèye.

Mener une guerre dans un havre de paix. C’est la mission que se sont assignées les populations de l’île de Ngor pour éradiquer la prostitution dans leur localité. Elles se sont réunies dans un collectif et sont animées par un seul idéal : le programme dénommé «Zéro prostitution à Ngor». Dans cette partie de la capitale bordée de mer, la plage et les hôtels servent de refuge aux personnes à la quête de confort et de détente, mais aussi aux adeptes de la chair fraîche et de sensations fortes. L’endroit est devenu un haut lieu de débauche désorganisée et de libertinage sexuel. Il célèbre les moeurs débridées. Une situation qui révulse les membres du Collectif qui ont décidé d’aller en croisade contre la prostitution et ses corollaires.

Première à prendre la parole, la secrétaire du Collectif Maimouna Samb s’émeut d’emblée de l’ampleur que connaît le plus vieux métier du monde. «La prostitution s’étend comme une gangrène sur presque toute l’étendue de la commune de Ngor, sur l’ile de Ngor en passant par la plage de l’embarcadère, le village traditionnel, la plage du virage. Sur tous ces sites, les fille de joie font partie du décor», se plaint-elle. Très en verve, la secrétaire du Collectif a déclaré «solennellement (le) 29 octobre une guerre impitoyable et implacable» à toute personne impliquée de près ou de loin dans la prostitution. Une position que partage le maire de la commune Amadou Guèye qui estime, pour sa part, que «ce qui se passe actuellement dans l’île de Ngor dépasse l’entendement. D’où la nécessité de se lever pour l’éradiquer.

Il est vrai que la commune vit pratiquement de tourisme, mais le tourisme n’a rien à voir avec la prostitution. Et lorsqu’on apprend que les femmes prennent 500 Fcfa en guise de passe, nous ne sommes plus dans le cadre même de la prostitution». Pour l’édile de Ngor, l’heure est venue de mettre un terme au laxisme qui prévaut dans le coin. «Avec la gendarmerie, nous allons mettre fin à ce phénomène». L’imam Sène ne dit pas autre chose lorsqu’il indique les actes de débauche relevés sur l’île donnent une mauvaise réputation des populations. Avocate au barreau de Paris, Me Elise Racapé, qui habite dans l’ile avec ses deux enfants, salue l’initiative du Collectif et affirme : «la prostitution était un sujet tabou dans l’ile et je fais partie des premiers qui se sont levés pour combattre ce fléau».

Habillé d’un short et d’un t-shirt blanc et propriétaire de cabanons dans l’île, Aziz Ndiaye, souhaite que le combat soit entier. «Ce n’est pas simplement la prostitution qu’il faut combattre, car il y a des hommes qui s’adonnent aussi à des pratiques comme la drogue, l’homosexualité. Il faut éradiquer ces pratiques», dit-il.

L’As

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