Confidences

Immersion dans la Casamance naturelle- Ziguinchor, au fil de l’histoire

  • Date: 8 septembre 2015

L’histoire de Ziguinchor, une localité découverte par les Portugais en 1645, se confond avec ce petit hameau occupé en premier lieu par des Baïnounks appartenant à la tribu des Iziguichos. Dès 1886, la France procède à un échange avec les Portugais pour occuper ce comptoir florissant, terre d’un cosmopolitisme impressionnant et d’un brassage ethnique unique dans son genre.

Ziguinchor est assurément une ville chargée d’histoire. Capitale de l’actuelle région du même nom, elle a attiré très tôt l’attention de bon nombre d’historiens français, portugais et d’anthropologues, sans oublier l’apport de la tradition orale. L’historienne française Jacqueline Trinquaz s’accorde d’ailleurs à révéler de prime abord que Ziguinchor était avant tout un petit hameau baïnounk qui était localisé dans l’actuel quartier historique de Boudody, sur les berges du fleuve Casamance, en centre-ville.

Le nom de la ville viendrait donc de la dénomination de cette communauté autochtone appartenant à la tribu des iziguichors. Même si d’autres hypothèses subsistent, comme celle qui estime que le nom de la cité vient d’une appellation portugaise : « sinta bou tchora » qui signifie littéralement «assieds-toi et pleure».

Pour l’historien nouha Cissé, ex-proviseur du Lycée Djignabo, le nom du sous-groupe baïnounk est plus plausible que les autres versions. Dès 1645, ce petit hameau va susciter un intérêt grandissant chez les Portugais qui sont charmés par sa position géographique. il s’agit ainsi d’une zone carrefour située entre les comptoirs portugais de la Guinée-Bissau et le fleuve Gambie.

Une position jugée idéale par les Portugais qui commencent ainsi à y développer leurs activités commerciales. Ils s’y installent progressivement et contrôlent une enclave importante localisée entre les villages traditionnels de Brin et d’Adéane.

C’est cette bande de terre qu’on appelait à l’époque l’enclave portugaise de Ziguinchor, longue de près de 40 km. Détail important, souligne l’historien, malgré les efforts importants fournis par les négociants portugais, la métropole lusophone (Lisbonne) n’avait jamais accordé un intérêt particulier à l’enclave tout simplement parce que le Portugal commençait à devenir une puissance européenne en déclin au profit de la France, de l’Angleterre ou des Pays-Bas.

En revanche, les Français étaient déjà présents sur les côtes sénégalaises, notamment à Saint-Louis, Dakar et Rufisque. Ils prennent pied en Casamance au 19ème siècle (1820), particulièrement à Carabane, dans l’embouchure du fleuve Casamance, avec la ferme ambition de pénétrer à l’intérieur. C’est ainsi que, dès 1838, les Français enjambent Carabane pour s’installer à sédhiou, un important comptoir commercial à l’époque.

La conférence de Berlin (1885) qui a consacré le partage de l’Afrique a été l’occasion saisie par la France pour s’approcher du Portugal afin de procéder à un échange leur permettant de s’approprier l’enclave de Ziguinchor. La transaction se fait avec succès en 1886 entre les deux puissances du vieux continent. Ziguinchor tombe alors dans le giron français en vertu des accords signés entre les deux pays.

Pour leur part, les Portugais héritent d’un territoire français situé aux confins de la Guinée-Conackry. Les Français ne perdent pas de temps pour donner à la ville un éclat particulier. En 1907, ils procèdent officiellement au transfert de la capitale casamançaise de Sédhiou à Ziguinchor. Cependant, il faut préciser que l’administration coloniale hexagonale a été précédée sur les lieux par les maisons de commerce comme Maurel et Prom, Cfao ou Peyrissac.

Le quartier Escale de la ville a d’ailleurs été fondé par les commerçants français selon des témoignages concordants recueillis auprès des sages de la cité. Ces négociants français basés en Casamance étaient très puissants. Lors de la tournée du gouverneur Van Vollenhoven effectuée, en 1922, à Ziguinchor, des membres de la chambre de commerce de la capitale du sud avaient déjà revendiqué l’autonomie budgétaire de la Casamance au motif que les fortes sommes que la région donnait à la colonie du Sénégal étaient supérieures au montant des investissements consentis à l’époque.

D’ailleurs, les archives expliquent que la chambre de commerce de Ziguinchor est l’une des premières du Sénégal. L’implantation du port de Ziguinchor était une exigence des commerçants français. Construite en 1954, l’infrastructure a été gérée par les commerçants à travers une concession accordée par la colonie. En revanche, l’église a été installée par les Portugais. C’est la raison pour laquelle tout le rituel et le cérémonial étaient d’abord faits dans cette langue. C’est bien après cet épisode que les Français ont contrôlé le clergé.

MIGRANTS WOLOFS, DIOLAS, MANDINGUES, PEULHS…


L’arrivée des Français va davantage conforter le statut de Ziguinchor comme ville-carrefour. La vente des produits venant de Carabane et de l’arrière-pays va lui donner un rôle de cité d’éclatement et de redistribution des marchandises. L’activité portuaire, de plus en plus importante, attire de la main d’œuvre. L’historien et anthropologue Yaya Mané souligne qu’en venant à Ziguinchor, les Français ont amené avec eux leurs employés wolofs.

Autrement dit, l’implantation wolof en Casamance est très ancienne. Ces populations sont présentes dans la zone depuis les années 1890. L’anthropologue rappelle d’ailleurs que les Wolofs étaient déjà établis à Carabane, Loudia-Wolof, Diakène-Wolof… une fois à Ziguinchor, les Wolofs ont d’abord habité le quartier Escale, puis ils ont grandement participé au désengorgement de la ville avec la création du quartier de santhiaba, dont le nom originel est Lambinville, du nom de Lambin, le Français qui a procédé au premier lotissement indigène de la cité. Le quartier Boucotte est aussi né du désengorgement de santhiaba.

De même que les quartiers de Kandé et Léona. En revanche, les premiers Diolas à s’établir, vers 1900, à Ziguinchor sont ceux du Kassa (Diembéring, Cabrousse, Mlomp). Il s’agissait en général de braves dames qui servaient de main d’œuvre pour le débarquement des produits au port de Ziguinchor.

D’autres Diolas du Kalounaye sont venus pendant les années 30 pour créer des quartiers comme Djiringho au moment où, vers les années 1960, des Diolas du Blouf ont débarqué pour créer le quartier de Lyndiane.

Les Mandingues et les Peulhs ont créé le quartier de Peyrissac. Cette bande de terre était à l’époque un parc forestier géré par la maison de commerce qui a donné son nom au quartier. Quant aux Balantes, ils sont venus dans les années 20 pour s’établir à santhiaba et à Boucotte. Les Mancagnes, eux, ont d’abord occupé le quartier de Kenya. Les soninkés sont venus de l’Est du Sénégal mais aussi de la Mauritanie. C’est le cas de la famille Touré d’où est issu le mythique groupe Touré Kunda.

Les sénégalais d’origine libanaise sont venus dans la ville après la guerre de 1914-1918. Juste après les indépendances, l’Etat du Sénégal a veillé à la création des Hlm Néma. ibrahima Gassama, directeur de la radio Zig Fm, est d’avis que l’évolution ethnico-spatiale de la ville est assez intéressante. Même son de cloche chez l’anthropologue Yaya Mané qui insiste sur le fait qu’il existe un sentiment diffus selon lequel la ville n’appartient à personne, d’autant plus que les Baïnounks, réputés très accueillants, ont accepté tout le monde.

Ce qui explique ce brassage ethnique, sorte de métissage ou de melting-pot à l’américaine. Une situation qui est né des arrivées massives de migrants venus de partout. Résultat : la ville se caractérise par un multilinguisme et une vie associative intense.

L’identité ethnique n’est pas une réalité à Ziguinchor. Ici, on constate plutôt une identité de quartier, à en croire l’opérateur économique samba Gakou, par ailleurs 5ème adjoint au maire de la commune. Le Ziguinchorois typique est par nature polyglotte. Il peut parler à la fois créole, wolof, mandingue, diola, peulh…

DES EMPREINTES PORTUGAISES INDÉLÉBILES

Ziguinchor est aussi une ville très tolérante, car il arrive que certains musulmans participent au catéchisme et les chrétiens ne rechignent pas à participer activement aux cérémonies religieuses de leurs frères musulmans.

« Dans la plupart des familles ziguinchoroises de souche, on retrouve à la fois une branche musulmane et une autre chrétienne », révèle Ousmane sonko, un sage trouvé à la mythique place Jean Paul ii de la ville.

Ce métissage à la ziguinchoroise se reflète à travers la diversité des origines des cinq maires qui ont jusque-là dirigé la commune. il s’agit de Jules Charles Bernard, Antoine Etienne Carvalho, Mamadou Abdoulaye Sy, Robert Sagna et Abdoulaye Baldé.

Ziguinchor, ville cosmopolite ou ville métisse. C’est selon. Ce n’est point un doux euphémisme tant le passage des Portugais a laissé des empreintes jusque-là indélébiles. Ce cosmopolitisme prend d’abord sa source dans cette présence portugaise qui s’est manifestée par un métissage biologique et culturel. Pour mieux ancrer leur présence, les Portugais ont opté pour des rapports matrimoniaux, selon Nouha Cissé.

C’est ainsi qu’ils vont d’abord procéder à des unions mixtes avec les populations autochtones : les Baïnounks. Ce métissage biologique se traduira alors par un métissage culturel, notamment linguistique avec l’usage du créole portugais, un des particularismes de la capitale casamançaise. Ce créole se nourrit d’emprunts réciproques de vocables autochtones et de portugais malmené (voir le texte sur l’usage du créole à Ziguinchor).

Le métissage biologique suscité par les Portugais est aussi à l’origine de la survivance de patronymes comme les Carvalho, Nunez, Mendez, Tavares, Mendoza, Dacosta, Da souza, Dacunha, Barboza, Rodriguez, Gomez, Gomis, etc.

Des noms typiques de familles ziguinchoroises issues de ce métissage. Encore faudrait-il rappeler que, du temps de la domination portugaise, le premier quartier identifié dans la ville était celui de Boudody, sur les berges du fleuve Casamance. L’Anthropologue Yaya Mané rappelle que celui qu’on appelait le Préside de Ziguinchor dépendait de la ville bissau-guinéenne de Cacheu où résidait à l’époque le gouverneur portugais.

Le Préside en question était donc le représentant du Portugal dans l’enclave de Ziguinchor. C’est un truisme de dire que ces Portugais ont laissé des empreintes indélébiles dans la ville. Dans les premiers quartiers de la cité, l’habitat est de style portugais avec notamment des maisons très résistantes fabriquées avec de la tuile. La spécificité de ce type d’habitat, c’est qu’il s’agit de grands espaces, et la maison est implantée au beau milieu de la cour. Cela permet à chaque famille de disposer ainsi d’un petit jardin potager aux alentours de la demeure. Ce que le Pr El Hadj Amadou Fall, inspecteur de l’enseignement, appelle le phénomène de la rurbanisation

A Ziguinchor, l’identification à un même substrat culturel s’est d’abord faite autour du créole. La langue créole est un pot-pourri de portugais malmené et d’emprunts réciproques de vocables autochtones. Bien avant les indépendances et juste après, c’était la langue usitée par le commun des Ziguinchorois de souche. D’éminentes sommités de la ville, connues sur le plan international, ont parlé ou parlent encore, avec beaucoup de plaisir, cette langue fédératrice.

LE CRÉOLE, UNE SURVIVANCE DU PASSAGE DES PORTUGAIS


il s’agit notamment du Pr Assane seck, des footballeurs Jules François Bocandé, Bassirou ndiaye, Ousmane ndiaye « Compliqué », des hommes de culture comme Sembène Ousmane, Ousmane sow Huchard, du ministre souleymane Jules Diop, de l’architecte Pierre Goudiaby Atépa, etc. C‘est l’un des éléments du patrimoine immatériel légué par les Portugais. Il semble d’ailleurs que le Sénégal est le seul pays francophone où survit encore un créole à base lexicale portugaise.

A l’origine, c’était une langue portée par l’Eglise même si, aujourd’hui, le clergé local s’exprime en Français ou en Diola. Plusieurs témoignages de sages de la ville ont confirmé que, dans le contexte colonial, le créole était la langue des gens « civilisés », des gens racés qui en mettaient ainsi plein les oreilles aux indigènes. Entre les années 1950 et 1960, c’était la principale langue des jeunes ziguinchorois, loin devant le Français, confirme le Pr Nouha Cissé.

C’est une langue qui a beaucoup intéressé des chercheurs de tous bords. C’est le cas des Français Jean Louis Rouget, Nicolas Quinte et du sénégalais Jean Louis Biagui. Ils en sont arrivés à la conclusion selon laquelle ils sont préoccupés par la lente et lancinante disparition du créole de Ziguinchor. Un créole particulier, différent du créole Bissau-guinéen, d’après le Pr Eugène Tavares de l’université Assane Seck de la capitale du sud. Comme pour enfoncer le clou, l’inspecteur de l’enseignement El Hadj Amadou Fall confirme qu’il s’agit d’une langue en plein déclin, d’autant plus que les locuteurs authentiques de cette langue se raréfient. L’opérateur économique samba Gakou, natif de santhiaba, confirme la nouvelle donne et évoque l’influence grandissante du Wolof.

Aujourd’hui, les quartiers santhiaba, Boudody et une partie de Boucotte comptent, à ce jour, parmi les derniers bastions de la langue. En effet, quelques grandes familles conservatrices de ces quartiers tiennent encore à la survivance du créole.

D’autres linguistes estiment, pour leur part, que le créole de Ziguinchor ne disparaît pas, il se transforme plutôt. Mais le Pr Tavares est amer : « De nos jours, les jeunes ziguinchorois parlent un créole hybride qui n’est ni celui de la ville encore moins celui de la Guinée-Bissau ».

Pourtant, notre interlocuteur a constaté quelque part une revivification de la langue à travers les étudiants bissau-guinéens qui fréquentent, depuis quelques années, les établissements d’enseignement supérieur de la ville. Le créole a depuis longtemps constitué un pont entre les populations ziguinchoroises et bissau-guinéennes. Beaucoup de sages de la ville croient qu’il faut préserver cet acquis important pour maintenir cette dynamique transfrontalière.

Longue de 142 km, la route Ziguinchor-Bissau est aujourd’hui en très bon état. Auparavant, il fallait traverser deux ponts pour accéder à la capitale bissau-guinéenne. L’histoire retient aussi qu’Amilcar Cabral, père de la nation bissau-guinéenne, par ailleurs panafricaniste convaincu, faisait des descentes régulières à Ziguinchor entre 1973 et 1975. Il s’exprimait en créole pour échanger avec ses hôtes. Le créole est défini comme une langue fédératrice, de métissage et d’unité. Aujourd’hui, il représente le ciment de l’unité en Guinée-Bissau voisine.

DES POPULATIONS VIVANT EN SYMBIOSE AVEC LA NATURE


A Ziguinchor et ailleurs en verte Casamance, la notion d’environnement et de protection de l’environnement et du développement durable n’est point un vain mot. Ici, on respecte la nature, on la vénère même, car elle fait partie des cultures locales. C’est pourquoi à Ziguinchor, un militant de l’équilibre des écosystèmes comme Ali Haïdar a procédé à des activités de régénération de la mangrove avant d’initier les femmes aux techniques de collecte intelligente des huîtres.

Un exemple à méditer au moment où on parle de plus en plus de dérèglement climatique. L’hôtelier et président de la chambre de commerce de la capitale du sud, Pascal Ehemba, préfère, lui, développer le concept de Ziguinchor ville verte. « Ici, notre culture et nos traditions nous ont toujours enseigné de protéger la nature dans le cadre d’une gestion durable des ressources. C’est pourquoi des espèces marines rares comme les crevettes, les soles ou les huîtres subsistent encore. »

En Casamance, on interdit aux gens de consommer les huîtres pendant la saison des pluies, afin qu’on puisse assister à une régénération naturelle. Notre interlocuteur insiste aussi sur l’habitat en Casamance. « Ici, on construit de véritables maisons, pas des huttes. La case Diola conserve la fraîcheur en période de chaleur et vice-versa en période de fraîcheur ».

L’ingéniosité des fils du terroir est sans conteste. En matière agricole, les peuples du sud construisent des digues anti-sel à l’aide du « kadjandou », l’instrument qui sert à cultiver en pays Diola. Il s’agit d’une technique ancienne qui permet de retenir l’eau de pluie et de dessaler le sol. Le journaliste et directeur général de la radio Zig Fm, Ibrahima Gassama, abonde dans le même sens et fait remarquer qu’en Casamance, l’homme vit en parfaite cohésion avec la nature.

« Ici, les gens vivent dans de grandes concessions. C’est une société égalitaire dans laquelle on ne doit pas tenter de s’élever au-dessus des autres. Par exemple, il est interdit au Diola de se faire construire sa demeure. il doit construire sa maison de ses propres mains, aidé en cela par ses proches. Mieux, le type d’habitat prévoit toujours un espace réservé à l’étranger dénommé Adiabourou ».

Mais la Casamance est actuellement gagnée par les changements climatiques. Témoin, le samedi 15 août 2015, Ziguinchor n’a recueilli que quelques traces de pluie. Or, la tradition voudrait bien que des averses se déversent sur la ville et aux alentours en cette date mythique, jour de l’Assomption, une fête célébrée avec joie et allégresse au sud du pays.

Un vieil habitant de Ziguinchor nous a révélé un brin provocateur : « Mon fils, il semble que les gens de Diatock qui célébraient le même jour l’ouverture du Boukout (initiation en pays diola) ont retenu la pluie pour ne pas gâcher leur fête. En tous les cas, la coupe abusive du bois a fini de défigurer la zone. Ce qui a fait dire à un spécialiste qu’à ce jour, le Kassa demeure le seul poumon vert de la région naturelle de Ziguinchor.

Par ailleurs, malgré les réquisitions de riz de l’administration coloniale pour inciter les populations à participer à l’effort de guerre, le riz n’a jamais été vendu. C’est parce que les peuples des rivières du sud (de la sierra-Léone à la Casamance) ont une civilisation du riz très ancienne, avec comme axe central les Diolas.

Les Chinois qui ont effectué un passage au sud du pays ont beaucoup appris, notamment en ce qui concerne les techniques de repiquage et de semis du riz dans les bas-fonds. Par contre, ces peuples ne sont pas de grands pêcheurs comme les Lébous. Ils ne pratiquent que la pêche de subsistance dans les marigots, préférant s’adonner à des activités comme la foresterie et la riziculture.

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