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IMPLANTATION DE LA CENTRALE A CHARBON A BARGNY  Les populations disent niet

 Profitant de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, des populations de Bargny, regroupées derrière l’association Takkom Jerrey et l’Ong Lumière-Synergies-Développement, ont alerté contre ce qu’elles considèrent comme une menace pour leurs vies. Elles comptent dérouler un plan d’actions contre des structures polluantes et dangereuses pour la santé.

«Bargny dit non au Charbon et à la Sococim !» Tel est le slogan que l’on entendait et que l’on pouvait lire sur les tee-shirts et banderoles des populations de Bargny. En effet, en marge de la célébration de la journée mondiale dédiée à l’environnement, des membres de l’association Takkom Jerry et de l’ONG lumière, Synergies au Développement ont fait face à la presse pour «dénoncer l’érection d’une centrale à charbon dans le périmètre communal de Bargny». Ces écolos arguent la fragilité des sites prévus pour l’installation de ladite centrale et la proximité des lieux d’habitations. Pour Daouda Ndiaye, l’installation de cette centrale est une véritable violation du cadre de vie des populations et un réel danger. Poursuivant, il déclarera : «cette centrale cohabite avec des femmes transformatrices de produits halieutiques, un cours d’eau, un cimetière et une école. Ce, en dépit de la loi 2009-01 du 15 Janvier, portant Code de l’environnement qui a bien précisé les tenants et aboutissants concernant des établissements de cette catégorie : elles doivent être à 500 mètres des lieux d’habitations.» Ce qui est loin d’être le cas de cette centrale. De l’avis de Ibrahima Diagne, un autre membre de Takkom Jerry, dans ce même site, «se trouve le quartier de Wakhandè au nord et des agglomérations telles que Ndiandia, Ndianga Samba et la loge de Mame Ndogal, le génie protecteur de Bargny». Pour lui, l’indignation et la frustration des populations de Bargny sont liées au fait que le promoteur ne tient pas compte de la vulnérabilité du site. Il a, en outre, dénoncé la passivité de l’État qui, selon lui, ne fait pas appliquer la loi au promoteur. C’est pourquoi, ils ont décidé l’internationalisation du combat, afin de dénoncer la non
prescription des promoteurs.

Autre structure à avoir reçu les foudres des deux associations, la cimenterie installée entre Rufisque et Bargny. En effet, selon toujours Ibrahima Diagne, la Sococim, installée depuis en 1945, a fait qu’à Bargny, tout le monde est malade. «Cette cimenterie utilise des mines qui dégagent des dénivelés extraordinaires qui font que tous les bâtiments sont lézardés. En plus, nous sommes confrontés à toutes formes de pollutions», dénoncera-t-il, appelant à la délocalisation de cette cimenterie ou au moins sa prescription absolue à la réglementation en vigueur. A défaut, les membres de Takkom Jerry invitent Bargny et toute la communauté Lébou à boycotter les produits de la société en question, jusqu’à ce qu’elle respecte leur droit à la vie.

Djiby GUISSE

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