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Implication des acteurs culturels dans le social Des artistes en croissade contre le cancer

Vendredi dernier au Grand Théâtre, le Groupe Daara J Family, le rappeur Omzo Dollar et le français Kery James ont animé un concert  organisé par l’association Epsylon pour récolter des fonds qui serviront à acheter des médicaments contre le cancer. Comme eux, plusieurs acteurs culturels sont impliqués dans le social. Pour Ndongo D du Groupe Daara J Family tout comme l’artiste-comédien Kader Diarra ou encore la chanteuse Coumba Gawlo Seck, de tels actes sont un «devoir  pour un artiste».

Qu’ils soient musiciens, comédiens ou encore stylistes, ils sont nombreux, les acteurs culturels à s’engager dans des actions humanitaires. De Youssou Ndour qui a versé une somme de 75 millions de F Cfa du prix «Praemium imperiale» qui lui a été décerné par le Japon à la mutuelle de santé des acteurs culturels en passant par le Groupe Daara J Family jusqu’à Coumba Gawlo Seck, Baaba Maal, Kader Pichinini, Emma Adjovi, la liste est loin d’être exhaustive. Si certains choisissent la lutte contre la maltraitance des enfants, l’exclusion scolaire ou encore la cause des femmes, d’autres optent pour la lutte et la sensibilisation sur certaines pathologies comme le cancer, le paludisme, le Sida… Pour quelqu’un comme Ndongo D du groupe Daara J Family, la raison est tout simplement «humanitaire».

Le rappeur qui intervient souvent dans le domaine de l’enfance et dans la lutte contre certaines maladies comme le cancer, précise que c’est un «devoir en tant qu’artiste et en tant qu’humain».

 «En tant qu’artiste, on se doit de s’investir»

Autre artiste qui donne une autre raison de son implication dans le social, c’est le comédien Kader Diarra Pichinini. L’humoriste évolue surtout dans le domaine de l‘éducation des enfants. A la question de savoir le pourquoi. Voici sa réponse : « ce qui fait ma notoriété, c’est les enfants. Donc, il me faudrait leur rendre la monnaie ». Mieux, dit-il, « il y a des enfants, des élèves qui ont vraiment besoin d’être aidés et en tant qu’artiste, on se doit quand même de s’investir car nous sommes porteurs de voix ». Et pour accompagner les enfants, l’humoriste a son programme annuel. « J’organise chaque année un festival pour permettre aux enfants de pouvoir participer et de visiter les monuments historiques et cette année, nous avons des partenaires de la France qui vont nous faire des dons que nous allons distribuer au niveau des écoles », a confié Kader Diarra.

«J’ai compris que mon métier peut servir à vaincre les tabous»

Hormis le plaisir qu’elle procure, la musique doit éduquer et faire prendre conscience. C’est en cela que la chanteuse Coumba Gawlo trouve les raisons de son engagement social. « Etant artiste, c’est mon rôle d’éveiller les consciences et au regard de mon expérience et de mon image, j’ai compris que mon métier peut servir à vaincre les tabous », a-t-elle expliqué. Depuis des années, la diva intervient sur des problèmes liés à la femme et aux enfants. Et c’est parce qu’elle est une «femme sensible et attachée à tout ce qui touche les plus démunies, les orphelins», dira-t-elle. En plus d’être marraine de l’association humanitaire «Lumière pour l’enfance», Coumba Gawlo Seck est aussi ambassadrice de l’Onudc.  «Plusieurs Ong nous sollicitent soit pour l’image ou la carrure, mais en tout cas nous accompagnons toujours des projets de sensibilisation», a confié la musicienne. Elle renchérit : « je reviens d’une tournée de l’Oim sur la migration irrégulière et j’entame cette semaine un autre projet pour les femmes, le festival «Chant des Linguère» avec 7 chanteuses d’Afrique qui seront à Dakar la semaine prochaine pour porter le combat des femmes et la défense de leurs droits».

A l’image de la chanteuse, d’autres artistes aussi sont des ambassadeurs d’Ong pour mieux atteindre les cibles dans la sensibilisation quand on sait que la musique rapproche les populations. «On est déjà parrain de plusieurs associations « Lueurs d’Espoir » et « Epsylon », a fait savoir Ndongo D.

«Ce n’est jamais un combat de gagner»

Dans cette implication dans le social, le combat n’est jamais gagné selon les acteurs culturels. A en croire Coumba Gawlo, il faut toujours agir. « Nous avons obtenu des résultats flatteurs mais ce n’est jamais un combat de gagner et c’est seulement avec la foi,  la passion et la détermination que nous arriverons à faire bouger les choses. C’est pourquoi, je multiplie les initiatives, le maillage des cibles pour sensibiliser les femmes », estime-t-elle. Ndongo D embouche la même trompette. Selon lui, « on ne peut pas à chaque fois dire qu’on a atteint les objectifs à 100% toutefois, nous menons des actions qui ont des impacts réels ». Mais pour à Kader Diarra, la bataille est gagnée. « J’affirme que nous avons atteint nos objectifs. Car, l’année passée, nous avons pu initier 80 élèves dans le domaine du théâtre et de l’écriture de poésie gratuitement », a-t-il dit.

Parmi les acteurs en croisade contre le cancer, il y’a la chanteuse Guigui qui organise un festival à Grand Yoff pour faire le plaidoyer de la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus qui touche essentiellement les femmes. Dans cette implication dans le social, la styliste Emma Adjovi d’origine béninoise résidant au Sénégal n’est pas en reste. Chaque année, elle organise un défilé dénommé Emma Style Show pour participer aux actions sociales. La 8ème édition de ce défilé a eu lieu le samedi 17 février dernier et les fonds vont contribuer à la construction du Centre de traitement des grands brûlés (Ctb) à l’hôpital Fann.

Sud quotidien

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