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IMPLICATION DES ENFANTS DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION  L’Ofnac veut attaquer le mal à la racine

  • Date: 29 avril 2016

Le chef du département ’’Prévention et mobilisation sociale’’ de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), Sidy Seck, a fait part, mercredi, de la volonté de la structure d’impliquer les enfants dans la lutte contre ces pratiques par la création, en milieu scolaire d’organes d’alerte, de veille et de contrôle.

Il s’agit, en effet, d’attaquer le mal à la racine en mettant à contribution les enfants pour qu’ils soient davantage sensibilisés à ce fléau des temps modernes.

Cette initiative intervient au moment où l’Ofnac compte également faire l’évaluation du cout économique et …. de la corruption.

La structure que dirige Nafi Ngom ne compte pas ainsi chômer. Le travail de sensibilisation, d’information et de plaidoyer contre le fléau de la corruption répond à un souci des autorités d’allier prévention et répression.

Conscient de l’importance grandissante de ce mal dans notre société, l’Ofnac compte impliquer les établissements scolaires de ce pays dans une tournée nationale de sensibilisation.

Des cellules d’intégrité et d’exemplarité seront ainsi installées, en milieu éducatif, afin que les enfants qui ne sont pas affectés, soient préparés, à bas âge, à ne pas être contaminés.

Toutefois, ce travail honorable ne doit nullement épargner les adultes. Dans les milieux les plus criminogènes notamment de la santé, des services de sécurité, de la presse, des agents de l’administration, des séances de thérapie de groupe doivent êtreorganisées. Il est, en effet, curieux que, dans notre pays, la corruption soit banalisée au point d’être pratiquée au grand jour au vu et su de tout le monde.

Et tant que ces pratiques ne cesseront pas, les enfants qui les observent, chaque jour, auront du mal à comprendre que l’on vienne leur parler d’intégrité et de moralité. Ce que nous voulons dire est qu’il est important que les adultes donnent le bon exemple.

Certes, il y aura toujours des actes de corruption, mais ils ne doivent pas être banalisés, acceptés et presque codifiés dans certains secteurs.

Les poursuites ciblées contre certaines personnalités, l’impunité contre d’autres, rendent vaine toute tentative de lutter efficacement contre ce fléau.

L’État sait que ceux qui s’adonnent à la corruption ne s’en cachent guère. Et malheureusement, ils font partie des corps les plus respectables de l’administration.

Il faut aussi travailler à récompenser le mérite, l’honnêteté. Et malheureusement, à ce propos, les étudiants et les élèves savent mieux que quiconque que l’histoire des bras longs n’est pas une pure invention.

Les jeunes ainsi sensibilisés risquent d’entrer, demain, dans un monde d’adulte criminogène où les passe-droits, la concussion, le trafic d’influence, le détournement, la corruption active et passive sont monnaie courante.

Et ils vont courir le risque d’être vite contaminés surtout s’ils se rendent compte que la société ne récompense ni le mérite, ni l’honnêteté.

L’essentiel, aujourd’hui, est d’être riche et peu importe la manière. Les mécanismes de contrôle et de répression sont si défaillants que nombre de délinquants à col blanc passent à travers les filets.

Cette situation observée au Sénégal l’est aussi dans la plupart des pays africains. En Afrique du Sud, par exemple, c’est le président de la République qui a été pris la main dans le sac dans une affaire de réfection de la piscine de sa résidence avec de l’argent du contribuable. Mais, là au moins, la Justice a eu assez de cran pour demander à Zuma de rembourser.

C’est dire qu’il faut une Justice vraiment indépendante pour qu’il n’y ait pas d’intouchables.

Assane Samb

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