ACTUALITE

INCIDENTS A L’ASSEMBLEE NATIONALE Macky Sall  pas du tout ébranlé

  • Date : 3 novembre 2015

Pour circuler en ville, hier, il fallait montrer patte blanche. Faire des détours à vous donner le torticolis. En effet, l’opposition sénégalaise voulait se faire entendre. Ce que les forces de sécurité ne pouvaient laisser passer. Elles veulent démontrer que le Sénégal est un pays sûr. Et dire au président de la République, qu’il peut s’occuper tranquillement des affaires de la cité…

L’opposition fait-elle trembler la République ? Pense-t-on à un remake du 23 juin, pour que les forces de sécurité soient en alerte maximum. Depuis ce week-end, des consignes ont été données. Avec un positionnement des forces dans les casernes. Et un redéploiement des effectifs, même ceux qui étaient en détachement. La Brigade d’intervention polyvalente (Bip),  le Groupement mobile d’intervention (Gmi), etc. étaient tous sur le terrain. Avec des équipes déployées tout autour du Plateau. C’est-à- dire l’Assemblée nationale, le Palais présidentiel, les hauts d’ne haut. Pour dire que les réunions de crise se sont succédé à un rythme impressionnant.

Toutes ces forces de sécurité dans les grandes artères de la capitale sénégalaise démontrent, une fois de plus que le syndrome du 23 juin rejaillit dans les mémoires de nos gouvernants. Ce 23 juin, où Moustapha Niasse, avec toute sa classe, s’est  protégé  avec un gros caillou à la main. Comme dans les territoires occupés. Cheikh Tidiane Gadio conduit rapidement à son véhicule. Et d’autres grosses pointures qui, jusqu’à présent, prennent le chiffre 23 comme un chat noir. Des personnalités qui n’ont jamais humé de leur vie, l’odeur piquante et âcre des grenades lacrymogènes.  Ces hommes aujourd’hui au pouvoir et qui n’ont pas fait trembler, ce jour-là  Me Abdoulaye Wade. Zen dans son palais bien qu’il a dû retirer son ticket. C’est donc, ces hautes personnalités qui demandent aujourd’hui protection. Dans les salons cossus, certains rescapés  ont sûrement raconté comment ils ont été exfiltrés, par les hommes encagoulés, dans les véhicules blindés. Des hommes avec leurs passe montagnes armés jusqu’aux dents. Formés pour veiller sur la République.  Un grand professeur d’université, un président d’une haute institution ont été sauvés, in extrémis. Manu militari comme dans un de ces films d’action. Comme toujours, les brigades d’élite Bip et Gign ont démontré tout leur savoir-faire. Bien appuyés par les hommes du Groupement mobile d’intervention (Gmi).

Ce 2 novembre, les « gavroches » étaient plutôt dans l’Assemblée nationale. Au sein de l’hémicycle pour du kick boxing. Ou du kung fu. C’est dommage parce que Macky Sall  était en Inde et non en Chine.  Le président de la République est en territoire sûr. Il n’a même pas besoin de ce renfort.  Certains lui mettent des idées fausses dans la tête. Sur une insécurité qui n’existe même pas.

Ndèye DIAW

Comments are closed.

Les Plus Populaires
Les plus commentés
Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15