Chronique- Et si on en parlait… Incohérence idéelle d’une loi : les relents d’une cupidité politique «On est toujours contre les privilèges, sauf lorsqu’on en profite»

  • Category : ACTUALITES
  • By : moussa keita
  • Date : 6 juillet 2015

Dans la récente actualité nationale, le vote de la loi modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale a semblé faire craqueler la glace, déjà sérieusement entamée de la coalition Benno Bokk Yaakar qui, outre des bruits de gorge, a enregistré de fracassantes démissions. Lesquelles n’autorisent plus le doute sur la désunion qui mine cette entité. Mais, notre propos n’est pas de nous attarder sur ce fait, somme toute, banal dans le destin des rassemblements électoralistes qui, au lendemain de la conquête du pouvoir, démobilisent pendant l’exercice de ce pouvoir. En effet, à scanner cette loi, l’on se rend compte que les principales lois votées par nos autorités obéissent plus à des calculs politiciens qu’à des nécessités républicaines. Sinon, comment comprendre qu’avant cette loi, censée brider la mobilité du parlementaire au sein des groupes de l’Hémicycle, on ait voulu débrider la mobilité politique  du citoyen dans le landerneau politique national. Car, de toute évidence, en se voulant un moyen de contrer la transhumance dans l’Hémicycle, en corsant les modalités de constitution des groupes parlementaires, ce nouveau code de conduite intérieur de l’Assemblée nationale est en flagrante contradiction avec une opinion défendue par le leader de l’Apr, parti au pouvoir, qui, en tournée économique dans le Sine Saloum, disait n’avoir rien contre la liberté des responsables politiques de rallier les partis de leur choix. De notre point de vue, on ne peut accepter au citoyen ce que l’on refuse au député, représentant de ce citoyen, l’hémicycle étant la cité en miniature. Et ainsi appert l’incohérence de nos hommes politiques qui, si nous ne leur nions pas le droit à ourdir des stratégies de conservation du pouvoir, leur demandons de faire preuve d’une unité caractérielle dans l’élaboration des opinions et des choix de gouvernance. Car, si autant de la défense de la transhumance suinte une voracité électoraliste, autant de cette modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale transpire une volonté de combattre la liberté du député. L’adversité politique doit s’exercer dans une inextricable élégance, laquelle incombe autant au responsable politique qui ne doit point migrer au gré du vent pouvoiristique qu’à l’autorité d’état qui, point, ne peut tordre ses principes. Par cette forme de déni principiel, l’on s’éloigne de plus en plus de la rupture tant prônée lors de la campagne électorale ayant conduit à la seconde alternance, rupture déjà sérieusement compromise par les nombreux scandales dans lesquels on liste de hauts chantres de la traque des biens mal acquis et de la bonne gouvernance dont on a honte à lire les noms dans les attributions de lots de terre que leurs revenus réguliers auront du mal à justifier ou dans des fautes de gestion d’agences étatiques. A ce rythme, l’Alliance pour la République muera prestement vers l’Alliance pour la Ripaille, tant les vils et veules besoins nombrilistes dissiperont les déclarées ambitions gouvernementales. Mais, c’est oublier que le vote de l’espoir de 2012 peut muer en vote d’exigence en 2017 ou 2019.    

Le Piroguier                        

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