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Industrialisation de l’Afrique : Akinwumi Adesina mise sur la formation professionnelle et technique

Le Président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a présidé hier à la séance d’ouverture de la 53ème Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs à Busan, en Corée du Sud. 

« Entre 2012 et 2018, la valeur ajoutée industrielle de l’Afrique a diminué de 702 à 630 milliards de dollars, soit une perte de 72 milliards de dollars », a  déclaré le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina. S’exprimant à l’occasion des Assemblées annuelles 2018, qui se tiennent du 21 au 25 mai à Busan, il a fait savoir que la valeur ajoutée industrielle a fortement baissé dans les pays où la production industrielle est la plus importante : 41% au Nigéria, 26% en Afrique du Sud, 64% en Égypte et 67% en Algérie.

Ainsi, il a soutenu que l’Afrique doit apprendre l’industrialisation de la Corée et l’expérience remarquable de la Chine, du Japon, etc. « La décélération de la production industrielle en Afrique au cœur de notre chômage massif des jeunes : 11 millions de jeunes entrent sur le marché du travail et seulement 3 millions d’entre eux ont un emploi. Pour créer plus d’emplois, l’Afrique doit accélérer l’industrialisation », a-t-il recommandé. C’est pourquoi, dira-t-il, la Banque africaine de développement a l’intention d’investir 35 milliards de dollars US au cours des dix prochaines années dans son programme d’industrialisation.

Cette stratégie d’industrialisation vise à faire passer le PIB industriel d’un peu plus de 700 milliards de dollars américains, à plus de 700 milliards de dollars d’ici 2030, ce qui permettra au PIB africain de dépasser les 5,6 billions de dollars. D’après  lui,  le continent doit accélérer l’enseignement supérieur et la formation professionnelle et technique pour construire les compétences du futur. En particulier, l’accent devrait être mis sur la numérisation, les mathématiques, la science des matériaux, la biotechnologie, l’ingénierie, l’intelligence artificielle, la robotique et l’informatique quantique. Ces zones domineront la révolution industrielle dans un proche avenir. Et l’Afrique ne doit pas être derrière.

A l’en croire, la BAD a démontré son engagement en faveur du développement des compétences et de l’innovation, notamment l’établissement de centres d’excellence dans plusieurs universités africaines au Nigeria, au Kenya et au Rwanda et des investissements de plus de 200 millions de dollars dans des parcs technologiques en Éthiopie  au  Cap vert et  au Sénégal. Sur ce, l’Afrique doit tirer le meilleur parti de l’économie numérique. Le continent est le leader mondial des paiements mobiles en ligne et sa révolution numérique devrait se poursuivre. D’ici 2021, plus d’un milliard de smartphones devraient être régulièrement utilisés en Afrique. Avec des investissements plus importants dans l’infrastructure numérique, le continent peut faire un bond en avant dans le développement industriel numérique.

Zachari BADJI

 

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