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INITIATIVE MONDIALE FENETRE 4/14 : Travailler selon le cœur de Dieu

Après le concert pour les enfants par les enfants de jeudi à la Maison du peuple, à Ouagadougou, la Conférence des Églises évangéliques d’Afrique francophone sur l’enfant a pris fin, vendredi après-midi, avec la plénière qui a permis de présenter le travail dans les neuf commissions, les quatre ateliers et le panel. Une belle cérémonie présidée par le président de l’Association des Évangéliques d’Afrique (Aea).

Ouagadougou – La restitution de ces travaux qui ont rassemblé sept cent cinquante participants de vingt cinq pays francophones, est une confirmation de la présentation faite, la veille au matin, par Michael Shiferaw d’Ethiopie. Elle a donné une nouvelle approche et une meilleure compréhension de la manière de considérer les enfants pour «mieux s’associer» avec eux afin de «transformer nos nations».

Il faudrait d’abord se poser la question fondamentale : «Comment travaillons-nous, pour Dieu ou selon le cœur de Dieu ? Il s’agit là, dit-il, de deux choses totalement différentes. Un exemple : quand les disciples de Jésus empêchent les enfants d’aller vers Lui, considérant qu’Il est occupé et n’a pas de temps pour eux, ils travaillent pour lui, bien sûr, mais sont loin de connaître et suivre son cœur pour les enfants. L’acte qu’ils posent est contraire à la pensée du Maître qui leur dit de ne pas empêcher les enfants de venir à Lui. Il ajoute que «le Royaume des cieux est pour leurs semblables». Ce que Dieu attend de ses ouvriers, c’est qu’ils le connaissent et travaillent selon son cœur, selon sa volonté.

Et c’est cela l’œuvre du Mouvement de l’Initiative Fenêtre 4/14 qui concentre son action sur les enfants de quatre à quatorze ans. Donc, l’action, pour être efficace, dit Michael Shiferaw, dépend de la compréhension de ces choses. Dans cette démarche, ce qui est important, ce n’est pas l’enfant que nous voyons sous nos yeux en tant que tel, c’est-à-dire sa petite et fragile personne, mais ce que nous cherchons en le regardant. «Le petit cœur et la petite tête sont un mystère des mystères. Ils renferment le monde entier. L’enfant est un mystère de Dieu ; il est créé avec une grande responsabilité, avec la liberté de penser et une âme éternelle et beaucoup d’affection. Quand Dieu dit multipliez-vous et remplissez la terre et soumettez-la, il faut voir, au-delà de cet enfant, une multitude, comme la multitude des enfants d’Abraham que nous sommes, ou un homme puissant qui domine, un prophète, un médecin, un avocat, etc., un ouvrier de Dieu, parce que c’est cela le cœur, la volonté de Dieu». Notre regard porté sur l’enfant doit voir le projet de Dieu dans cet être frêle.

En le regardant ainsi, dit-il, «nous lui accordons toute l’importance que son Créateur lui donne, nous le regardons comme au travers des yeux de Dieu. Ce faisant, nous montrons à l’enfant qu’il est important à nos yeux et lui accordons la place qui lui revient dans notre société pour bâtir un monde qui craint Dieu».

Et c’est donc avec force conviction que la conférence de l’Aea a, dans ses différents travaux, fait des recommandations aux leaders de l’Église évangélique francophone d’Afrique pour une meilleure prise en charge holistique de l’enfant. Elle a aussi fait une déclaration l’engageant à redoubler d’efforts pour protéger l’enfant et investir davantage sur lui, l’enseigner selon la voie qu’il doit suivre pour transformer nos nations qui sont à la dérive, parce que s’éloignant de Dieu.



Le Soleil

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