Former Senegalese Prime minister Idrissa Seck

« Injure » contre Mame Mbaye Niang : la grosse bourde de Idrissa Seck

Qu’arrive-t-il donc à Idrissa Seck pour devenir aussi nerveux et émoustillé devant l’adversaire pour répliquer avec autant de bassesses et de démesure contre tout ce qui bouge ? Pape Diop, Abdoulaye Baldé et Malick Gackou n’auraient jamais perdu ainsi leur tenue et leur retenue.
Certes, les observateurs savent bien que Mame Mbaye Niang fait partie des préposés à sa liquidation. Il est un novice du combat politique qui n’est apparu qu’avec l’avènement de Macky Sall. Sa seule arme est la parole aiguisée. Ses arguments sont très loin de l’intelligence et de la sagesse. Il fulmine. Il explose. Il diabolise. Jamais son argument politique ne s’accommode d’idées pertinentes de gouvernance. Sa parole politique est essentiellement personnalisée comme on en voit aux bornes fontaines.
Ses attaques outrageuses contre Idrissa Seck comme d’autres leaders qui ne sont pas du régime Macky agacent et déçoivent. Mais en réagissant contre lui en posant un regard sur son père, le député Imam Mbaye Niang, Idrissa Seck commet une bourde grotesque et tombe bas.
Un ancien Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet de Président de la République, ancien Maire d’une si grande ville, actuel Président de Conseil départemental, et leader de parti qui ambitionne de prendre entre ses mains le destin national doit-t-il perdre la retenue pour répliquer contre un gamin de l’espace politique que le prestige ministériel fait aussi perdre la mesure ?
En voulant rabaisser Mame Mbaye Niang Idrissa Seck se rabaisse lui-même devant des propos enfantins et politiciens d’une personne qui, dans le régime de Macky Sall n’existe et ne pèse que par la parole abusive, diabolisante, calomnieuse et offensante.
Idrissa Seck a commis une bourde que n’apprécient point les sages responsables de son parti. « On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort souvent avec un terrible passé », dit un proverbe italien. Le Président du parti Rewmi risque de subir cette maxime. Il fut un temps où il était un mythe ayant même un moment, dans la conscience publique, l’image d’une sorte de vice-dieu. Mais ses bourdes, son rapport délicat avec le pouvoir et sa condescendance envers ceux avec qui il partage le champ politique ont fini par semer en lui une paranoïa qui l’isole en suivant la marche du temps.
Cette paranoïa l’a amené à oublier tristement que Mame Mbaye Niang n’est point son alter-égo pour qu’il réplique si spontanément à ses outrages. Rewmi, son parti, n’a-t-il pas de jeunes de la génération de ce préposé à la soi-disante politique de jeunesse, à l’Emploi et à la construction citoyenne ? D’ailleurs donne-t-il un exemple de citoyenneté en rendant le débat politique contradictoire si bas et si hideux ?
Les Sénégalais attendaient une réplique de Thierno Bocoum ou Déthié Fall et non celle de Idrissa Seck qui répond à une provocation devant laquelle la sagesse et la grandeur lui aurait imposé une indifférence.
L’APR ne s’indigne pas devant sa bourde. Elle crie victoire. Par les basses attaques de Mame Mbaye Niang, Idrissa Seck s’éloigne de l’aire des grands, emporté par l’air d’une bourde qu’il a à corriger dans les plus brefs délais.

Le Piroguier/rewmi quotidien

Voir aussi

telechargement-1

AFFAIRE DES APPARTEMENTS DE PARIS La justice française tranche en faveur de Karim et Bibo

L’Etat du Sénégal a été débouté, hier, par la 32ème chambre du tribunal de grande …