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INSALUBRITÉ DANS LES MARCHÉS UN MAL RÉCURRENT- Mouches, chats et espèces volantes : « clients indésirables »

Une bonne partie de la population sénégalaise souffre de maux que les différents gouvernements n’arrivent pas à éradiquer. On parle de maladies regenérantes. Mais l’on ne parle pas de ces marchés sales, de ces quartiers populeux, de cette misère sociale. Là où les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu) et les maires du Sénégal n’apportent aucun remède.

Immunisation. Sommes-nous immunisés, pour que l’on puisse toujours se rendre dans ces marchés crasseux où de nouveaux « clients indésirables » se pointent, jour et nuit. Mouches, chats et espèces volantes. Parce les «goorgorlous» n’ont pas accès aux grandes surfaces. Là, où avec une carte électronique, on se sert. Un environnement agréable à vivre. Des superettes, il y en a à foison, dans la capitale, avec des enseignes à n’en plus finir. Le petit peuple, celui des banlieues, les masses prolétaires n’ont pas ce pouvoir d’achat. Toutes les marchandises y sont exposées. Poissons, viandes, poulets, sans oublier condiments, légumes, et autres produits. On y fait ses courses, sans peur de tomber sur ces chats errants, ces insectes, ces mouches, ces odeurs nauséabondes. Aujourd’hui, les maires de la capitale ne se battent pour donner aux marchés, leur salubrité d’antan. La période des services d’hygiène qui avaient de grands domaines de compétence est révolue. Des vendeuses qui aimaient être des Madame propre. Aujourd’hui, la guerre du ciment, des grands immeubles, du luxe insolent fait rage à des niveaux insoupçonnés. Le marché Castors est un grand hall. Mais son défaut d’hygiène vous glace. Aucun espace n’est attrayant. Excepté les grands magasins de denrées diverses. Du côté des poissonnières, c’est comme si le manque d’hygiène faisait partie du train-train quotidien. Des eaux dégoulinantes, des étals de poissons qui tombent, au moindre mouvement. Les chats errants y règnent en maîtres des lieux. Ivres à force de voir, toutes ces espèces qu’ils rechignent à manger. Tout est informel. Quant aux bestioles, il faut beaucoup de courage, pour pouvoir marchander. Les poissons invendus finissent dans de vieux congélateurs. Dont le moteur ne ronronne plus. Jusqu’au lendemain. Où sont les vétérinaires du Sénégal ? Aujourd’hui, le « goorgorlou » qui n’a que 500 francs comme dépense quotidienne, midi et soir compris, la nouvelle trouvaille des hommes, ne peut pas se payer autre chose. Soit du poisson fumé, soit de la sardinelle. Qu’importe si une tache rougeâtre apparait, on consomme. Pourtant, les normes sont formelles. Le « yabooy » est à consommer  frais, rapidement et sans conservation.  Avant que la couleur ne vire. C’est dans ce O% hygiène, que toutes les couches de la population s’y rendent.
Pourtant, les services municipaux avaient investi les lieux, il y a quelques mois. Mais peine perdue. Le mal a repris. Des volontaires épaulés par des policiers  menaient des opérations coup de poing. Pour ne pas que les vendeuses à la sauvette prennent d’assaut les allées piétonnes. Une goutte d’eau dans la mer. Il urge donc, pour les autorités de penser à construire des marchés qui répondent aux normes d’hygiène, en imposant aux comités de gestion, des comportements autres.
La réponse du marché Kermel était un bel exemple. Mais ce marché de « riches » ou de « toubab » semble victime de ce mal. Dans certains pays, les vendeurs disposent de blouses propres, d’étals bien carrelés et des marchandises attrayantes. Pourquoi au Sénégal, l’on ne construirait pas des infrastructures accueillantes, adéquates, spacieuses, même s’il faut doubler le prix des taxes quotidiennes qui poussent certains vendeurs, à se tourner vers les marchés de nuit. À des heures où les collecteurs  sont épuisés dans les bras de Morphée à force de collecter. Pourquoi, les vendeurs ne se conforment pas aux règles d’hygiène les plus élémentaires. Surtout qu’on ne pense pas aux pains et tous ces produits qu’on ne peut aseptiser. Le Sénégal est sur une rampe glissante. La propreté est la règle numéro un de l’émergence. Un pays ne peut se développer, si l’on ne vend pas des aliments sains. Les départements impactés n’ont qu’à prendre le taureau par les cornes.

Ndèye DIAW

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