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Inscription rejetée: Karim met en garde Badio Camara

Karim Wade a adressé une correspondance à Badio Camara, le président de la Cour suprême. Dans sa lettre dont nous détenons copie, Wade-fils met en garde Camara qui a fixé au 30 août son verdict sur le rejet de son inscription sur les listes électorales.

Pour Karim Wade, Badio Camara, le président de la Cour suprême, est disqualifié pour trancher sur le rejet de son inscription au motif qu’il figure parmi les principaux exécutants du complot politico-judiciaire dont il est victime depuis six ans.

« En sa qualité de Premier Président de la Cour suprême, il porte une responsabilité personnelle, directe et écrasante dans les violations de mes droits fondamentaux, constatées par la Cour de Justice de la CEDEAO, le Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, ainsi que toutes les juridictions internationales qui se sont prononcées sur ma situation », écrit-il, dans sa lettre.

«Installé par Macky Sall à la tête d’un petit clan de magistrats aux ordres qui ont transformé la justice en annexe du pouvoir exécutif, M. Badio Camara a été maintenu à son poste alors qu’il devait partir à la retraite le 9 avril 2017 », déclare Karim Wade. Ce, poursuit-il, dans le seul but d’aider Macky Sall à se débarrasser des candidats qui font obstacle à sa tentative d’être réélu à la tête du Sénégal.

Il rappelle que Camara a planifié et organisé, le 23 mai 2014, le rabat scandaleux de l’arrêt historique de la chambre criminelle de la Cour suprême du 6 février 2014, qui consacrait son droit d’introduire des recours ou de faire appel contre les décisions de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Ce n’est pas tout.

Il accuse Camara d’organiser le rejet systématique de ses douze recours présentés devant la Cour suprême, entre autres violations de ses droits qu’il impute à ce dernier.

Karim réclame une enquête sur les magistrats aux ordres

Karim Wade rappelle également que le président de la Cour suprême a piloté dans l’ombre, pour le compte de son mentor Macky Sall, tout le procès de la CREI ? « Incontestablement, le Président de la Cour Suprême a fait la preuve qu’il n’est ni impartial ni indépendant.

Il n’est pas qualifié pour organiser le procès juste et équitable qui serait exigé dans tout État de droit », regrette-t-il. Pour toutes ces raisons, Karim estime qu’il ne peut avoir confiance en M. Badio Camara,  que le sens de l’honneur, de la dignité et de la loyauté s’imposant à un magistrat aurait dû pousser à se disqualifier lui-même, sans attendre que je le fasse à sa place.

Il demande aux organisations des droits de l’homme et les ONG de lutte contre la corruption d’alerter l’opinion publique et demander une enquête internationale indépendante sur l’origine de la fortune démesurée de cette poignée de juges aux ordres.

Karim qui refuse que ses droits soit violés et piétinés par Macky Sall et son clan de juges aux ordres, souligne qu’’il mènera vigoureusement, inlassablement, un combat politique pour recouvrer tous ses droits de citoyen sénégalais.

Ce, dit-il, pour que la justice et l’État de droit redeviennent la fierté de tous les Sénégalais et qu’il soit mis fin au règne de l’injustice. Pour lui, il n’y a rien à attendre de cette Cour Suprême actuelle présidée par M. Badio Camara,  devenue une annexe du palais présidentiel, et qui, en aucune manière, ne décidera de mon sort. Il n’exclut pas de saisir toutes les juridictions internationales pour imposer à Macky Sall et à son clan « son inscription sur les listes électorales et son éligibilité.

M. BA

 

 

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