INSÉCURITÉ À L’UCAD À l’origine, le  déficit d’éléments et le défaut de moyens

 L’insécurité qui règne dans certains endroits de la capitale sénégalaise n’épargne pas l’université  de Dakar. Avec  un effectif qui avoisine plus de 80 mille étudiants, l’Ucad fait face, aujourd’hui, à un véritable problème d’insécurité. Les structures en charge de cette question sont confrontées à un manque de moyens et un déficit d’agents.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a atteint la saturation. Aussi bien l’espace social que l’espace pédagogique croulent sous le poids des effectifs pléthoriques. Le rythme de progression d’étudiants simplement est… époustouflant. Avec un effectif débordant de plus de 80 mille étudiants, la situation devient de plus en plus ingérable. Une situation qui a comme corollaire la violence et l’insécurité qui sont en passe de devenir un label de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). La violence chronique, la délinquance et la débauche dictent leur loi à l’Ucad devenue, aujourd’hui, un havre d’insécurité par excellence. Pas une année scolaire où  ces maux de société ne défraient la chronique dans l’espace universitaire. Et ce, en dépit de l’instauration d’une Cellule de surveillance et de sécurité (Css) dans l’espace pédagogique et d’un Comité de sécurité dans le campus social assuré par le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud). Devant la montée en puissance de la violence et d’un laisser-aller lesquels sont la conséquence du nombre pléthorique d’étudiants, ces structures chargées de maintenir l’ordre  ont montré leurs limites.

En guise de piqure de rappelle, les violences entre membres des amicales de la Faculté des Lettres en 2008 qui avaient occasionné plusieurs dizaines de blessés en est une parfaite illustration. Des étudiants très remontés s’étaient pris aux édifices de l’administration de l’Université. Les dégâts collatéraux  étaient alors démesurés. Cette situation  avait suscité l’idée de la mise en place d’une police universitaire. En vain. L’initiative n’a pas pu prospérer du fait d’une absence de moyens. « Seuls 40 agents ont pu être recrutés car il y a eu  un blocage lié à une absence de budget », explique Doudou Sarr chargé de  la sécurité au campus social. De son avis, les conditions de recrutement et la masse salariale exigent beaucoup de moyens. Dans ce projet, les agents jouissent d’une bonne prise en charge et sont recrutés sur la base d’un bon niveau d’expérience. De surcroit avec un salaire mensuel qui avoisine les 175.000 F Cfa.

 Cellule  de surveillance et de  sécurité

Devant son existence à la loi 94-79 du 24  novembre 1979 accordant l’autonomie de police administrative aux universités, la Cellule de surveillance et de sécurité (Css) est chargée du maintien de l’ordre dans l’espace universitaire. Elle relève de la compétence des autorités universitaires, en l’occurrence, le recteur. Ce faisant, les autorités de la police administrative ne peuvent pénétrer dans l’espace universitaire pour y mener des opérations de maintien de l’ordre qu’à la demande du recteur. La Css  fonctionne autour de trois principaux axes que sont  la garde statique, la garde mobile et la télé-surveillance.

La première citée veille à la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à l’utilisation respectueuse des services et des biens à l’Université par une présence rassurante et efficace dans les établissements.

Quant à la garde mobile, elle se charge de la sécurisation du Campus par l’organisation des raids. Une manière de prévenir les agressions, l’occupation illégale de l’espace, entre autres.

Enfin la télé-surveillance compense le gap en assurant la surveillance permanente des sites universitaires.

Les agents de sécurité du Coud

Les agents de sécurité du Coud viennent en appoint à la Css. De leur côté, ils veillent à la protection des personnes et des biens dans le campus social et travaillent en étroite collaboration avec la police. N’ayant pas le droit de corriger les présumés coupables, ils assurent l’aspect préventif de la sécurité en mettant à la disposition de la police le sujet en question. « La police nous envoie des convocations que nous remettons aux étudiants. Elle n’entre ici qu’en cas de force majeure où la situation est critique », indique M. Sarr.

Le manque de moyens et d’effectif comme talon d’Achille

Le manque d’équipement, le déficit de formation et l’absence de textes réglementaires constituent la contrainte majeure au maintien de l’ordre dans l’espace universitaire. « Nous avons un effectif de quelques  300 agents et c’est insuffisant  par rapport au nombre de facultés et d’instituts qui composent l’Ucad. Si on y ajoute l’augmentation, chaque année, du nombre d’étudiants, ça devient  plus que compliqué », explique-t-il. Et notre interlocuteur de déplorer l’absence de véhicules et de matériels  qui  empêchent à ces éléments de réagir souvent à temps. En attendant  une nouvelle politique de sécurité, l’université continue de nager quotidiennement dans une insécurité chronique.

Khady Thiam Coly

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