SOCIETE

INSECURITE EN BANLIEUE Les populations inquiètes !

  • Date: 30 novembre 2016

Des pendaisons, des suicides, des actes agressions et autres faits

bannis par toutes les religions, font parties des choses constatées de part et d’autres depuis un certain temps dans la banlieue. Une
situation qui est à l’origine de l’inquiétude des personnes
rencontrées et qui  ont toutes interpellé les guides religieux, les
responsables moraux, les autorités, pour que des mesures soient prises afin que ces maux soient éradiqués.

« Le Sénégal n’a jamais vécu de pareilles situations d’insécurité depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Il faut que les autorités prennent les choses en mains ». Ces déclarations ont été
recueillies à travers toute la banlieue par Rewmi Quotidien. Pour Pape, gérant d’un cyber café près du rond-point de Yeumbeul, « ce sont les autorités qui doivent prendre les choses en mains. C’est-à-dire créer des espaces d’épanouissements pour permettre aux jeunes de se divertir librement au niveau des quartiers. Les crimes et les agressions enregistrés ces derniers temps, sont liés à l’isolement de certaines localités ». Selon Cheikh, son frère et collègue, « le chômage, la pauvreté, sont des facteurs qui favorisent les agressions. Des jeunes, avec leurs diplômes universitaires, qui peinent à trouver de l’emploi, peuvent être parfois s’adonner au vol. Cela peut même pousser certains à  consommer de la drogue, surtout quand on est la seule personne qui doit assurer la relève du père pour s’occuper de la maison », dit-il.

Croisé à Thiaroye, Ousmane Dia souligne que « ce sont les parents qui ont failli à leur mission concernant l’éducation de leurs enfants. Il faut un véritable changement de comportements et ce qui se passe au Sénégal est inquiétant ». La banlieue et d’autres localités du Sénégal ont enregistré plusieurs morts en moins d’une semaine.

La question que tout le monde se pose est : « La banlieue est-elle devenue la capitale de l’insécurité ? En tout cas, pour certains, la responsabilité reste partagée. D’après Salif, connu sous le nom de Zale, au niveau de son quartier, « les responsables religieux ont eux aussi leurs mots à dire pendant les prières de vendredi. Ils doivent prêcher pour un changement de comportements. Quelles que soient les difficultés, l’être humain a le devoir de supporter ses souffrances au lieu de se livrer à des actes de barbarie en usant de la violence envers ses proches, ses voisins ou tout simplement envers les autres citoyens.».

Quant à Momar Cissé, il a fait savoir que « la faute est aux jeunes qui aiment la facilité. Beaucoup veulent avoir de l’argent sans mouiller leur maillot. Il n’y a pas de sot métier. C’est ce qui explique les agressions, les vols et autres crimes enregistrés de part et d’autre ». D’après un gérant d’un centre d’accueil et d’insertion, « l’analphabétisme et la pauvreté favorisent également l’insécurité que vivent les populations, surtout au niveau de la banlieue où certains foyers cuisinent une seule fois par jour. Seul l’appui de l’état pourra aider les citoyens, particulièrement les jeunes, à changer leurs comportements ». Quoi qu’il en soit, ces actes de violence enregistrés dans plusieurs localités de la banlieue, témoignent bel et bien de l’insécurité que les populations sont en train de vivre, même si on sait que les autorités font beaucoup d’efforts pour veiller au bien-être des  Sénégalais, où qu’ils se trouvent.

Sada Mbodj

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