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INSUFFISANCE RÉNALE 19.000 patients vont mourir cette année au Sénégal

19.000 insuffisants rénaux vont mourir cette année au Sénégal. Cette terrible révélation est faite par El Hadj Hamidou Diallo, Président du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs).
Indifférence de l’hécatombe ou hécatombe de l’indifférence ? En tout cas, le sort des insuffisants rénaux au Sénégal n’est pas enviable. 19.000 insuffisants rénaux vont mourir cette année au Sénégal. Des chiffres qui donnent le tournis et qui font froid au dos. Autant, sinon plus en Guinée Conakry, en Guinée Bissau, au Mali, au Niger, et autant, partout en Afrique sans que nos États ne puissent empêcher cette hécatombe à l’échelle continentale. Selon El Hadj Hamidou Diallo, le nombre de personnes atteintes d’insuffisance rénale augmente chaque jour au Sénégal en raison de 300 cas par jour. Actuellement, le Sénégal enregistre environ 19. 000 insuffisants rénaux dont 8.000 pour la seule région de Dakar. Et, chaque année, c’est au moins 4.000 personnes qui sont atteintes par cette maladie qui tue plus vite que le Vih/Sida.  Le pire, c’est que l’État et le secteur privé ne peuvent soigner que 500 personnes atteintes de cette maladie. Ainsi, ce sont 18.000 personnes qui attendent tranquillement la mort à cause de cette maladie silencieuse dont 7.500 pour la seule ville de Dakar. D’autres meurent de cette maladie faute de moyens. Il faut débourser au minimum 480.000 F Cfa par mois en raison de 40.000 F Cfa par séance de dialyse. Dans l’ensemble des centres de dialyse, il y a, au moins, deux décès par jour. D’après M. Diallo, toutes ces personnes meurent d’insuffisance rénale du fait que l’État ne fait aucune sensibilisation pour expliquer les causes de cette maladie. Pis, tous les centres de dialyse sont pleins. À l’Hôpital Principal de Dakar, il y a 60 personnes atteintes d’insuffisance rénale qui sont sur la liste d’attente et l’Hôpital militaire ne dispose que de 5 lits pour les séances d’hémodialyse. À Dantec, 323 patients sont également sur la liste d’attente et ils ne peuvent être dialysés que quand nous mourrons, s’esclaffe Hadj Hamidou Diallo, atteint d’insuffisance rénale. À Touba, il n’y a que 9 lits et 90 personnes sont aussi sur la liste d’attente attendant tranquillement la mort.
Pétition
Si la moyenne de prévalence mondiale  se situe entre 5 et 10 % de la population, dans notre pays, il y a 650.000 Sénégalais qui ont une maladie du rein sans le savoir. « Alors, si rien n’est fait pour cette cible-là, ils seront atteints d’insuffisance rénale d’ici 15 à 20 ans et auront besoin de dialyse », avertit M. Diallo. Le malade qui a atteint une phase terminale et qui n’est pas dialysé est condamné à mourir dans les  trois mois. Ainsi, alerte-t-il vivement les pouvoirs publics et les populations sur ce danger qui prend de plus en plus de l’ampleur. Pour faire face à cette terrible maladie sournoise, Hadj Hamidou Diallo estime qu’il faut maintenant trouver deux autres stratégies : Mettre en place un programme continental de sensibilisation sur les raisons de l’insuffisance rénale et faire un plaidoyer au niveau des Nations Unies pour que l’insuffisance rénale soit un programme des Nations Unies, comme le sont le Paludisme ou le Sida. C’est ainsi qu’une pétition citoyenne a été lancée à cet effet pour sauver les insuffisants rénaux. « Ensemble, nous pouvons agir pour que la dialyse soit un programme des Nations Unies. Notre objectif est de recueillir un million de signatures et nous avons besoin de votre aide pour y parvenir », plaide-t-il.

Mouhamadou BA

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