17 avril, 2014
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Intégration économique sous régionale : L’harmonisation des politiques fiscales est essentielle

Intégration économique sous régionale : L’harmonisation des politiques fiscales est essentielle

L’harmonisation des politiques fiscales est « essentielle » dans la mesure où elle « conditionne le succès de l’intégration économique régionale « , a déclaré le Premier ministre, Macky Sall qui présidait samedi l’assemblée générale du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), suivie de ses assises portant sur le thème : « Enjeux de l’intégration : Quelles perspectives pour l’entreprise sénégalaise ? ».

Le Premier ministre qui avait à ses côtés le ministre du Travail et de la Fonction publique Abdoulaye Babou et celui Chargé du Budget, Cheikh Hadjibou Soumaré a demandé aux responsables d’être vigilants sur les questions liées à l’intégration économique sous-régionale. Il a souligné que c’est d’abord la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux qui apparaissent comme « une condition essentielle pour le développement d’une intégration économique régionale réussie » et qu’il y a aussi « l’enjeu de l’aménagement du territoire équilibré ».

Il a ainsi estimé qu’il « faut que l’espace national et l’espace sous-régional soient harmonisés pour éviter qu’il y ait un développement déséquilibré ».

Ila rappelé que le président Abdoulaye Wade l’avait très tôt compris pour avoir, dans le cadre de la conception du Nepad, mis l’accent sur « la dimension essentielle des infrastructures qui structure les échanges » au niveau nationale, régionale et sous-régionale.

Parlant de l’amélioration de l’environnement de l’entreprise sénégalaise, le Premier ministre a noté que la Société africaine de raffinage (Sar), qui avait arrêté ses activités, a repris depuis déjà deux mois et qu’en ce qui concerne la Senelec, qui était confrontée à des problèmes de désinvestissement, elle a été remise à niveau avec un potentiel de 185 mégawatts.

Il a également assuré que le gouvernement « a déjà géré le problème structurel de l’énergie, et qu’il reste à gérer le problème conjoncturel » qui ne dépend pas du Sénégal.

« Nous avons connu un trou d’air », a dit M. Sall, en parlant de la baisse du taux de croissance en 2006 liée au facteur de l’énergie.

« C’est ce facteur énergie qui explique cette relative baisse du taux de croissance, mais nous sommes dans une dynamique de croissance », a-t-il soutenu. Il a en outre annoncé que le Sénégal est en train de préparer la loi d’orientation portant sur la stratégie de croissance accélérée (Sca)

Pour sa part, le président du Meds, Mbagnick Diop après avoir mis l’accent sur les principaux problèmes auxquels l’entreprise sénégalaise est confrontée a prôné le rétablissement de la confiance entre tous les acteurs du développement.

M. Diop n’a pas également manqué d’évoquer entre autres initiatives la contribution de son organisation à la densification du réseau des Pme/Pmi et à l’adoption du partenariat entre les femmes et l’entreprise.

Parmi les mesures à prendre pour développer l’entreprise sénégalaise, le président du Meds a annoncé « la création prochaine d’une banque de développement des Pme ». Selon lui, l’objectif du Meds est de « bâtir une entreprise sénégalaise, triomphant aujourd’hui de ses multiples défis et s’imposant demain comme une force dynamique sur la scène africaine et mondiale ».

Au cours de ces assises, le ministre du Budget Cheikh Hadjibou Soumaré a présidé la cérémonie de remise des icônes à trois chefs d’entreprises membres du Meds : M. Ibrahima Cissé, Mme Mbacké Fatou Sarr et M. Mbaye Diakhaté.

En marge de cette assemblée générale, le directeur de l’Agence italienne de coopération et de développement international et le président du Meds ont procédé à la signature d’une convention de partenariat entre les deux organisations.