SOCIETE

Interdiction des pétards pour les fêtes de fin d’année- Sandaga proteste !

  • Date: 10 décembre 2015

 L’interdiction des pétards et fumigènes lors des fêtes de fin d’année ne semble pas faire l’unanimité. Un tour à Sandaga nous a permis d’en avoir le cœur net. Les commerçants et les clients que nous avons interrogé ont unanimement rejeté cette décision du ministre de l’intérieur Abdoulaye Diallo.

 Naturellement, l’interdiction n’est pas du goût de tout le monde. Les opposants se recrutent principalement dans le milieu des commerçants. Il est 9 heures au marché Sandaga. Les vendeurs de pétards et de feux d’artifice n’apprécient pas la décision gouvernementale. Ces commerçants rejettent les raisons avancées par les autorités. Un jeune ambulant, la vingtaine, qui vend des pétards et des feux d’artifice, ne cache son amertume. Et estime que la menace terroriste sécuritaire n’est pas aussi alarmante qu’on la présente. «C’est un simple divertissement et c’est loin d’être un dérangement», soutient notre interlocuteur. Avant d’enfoncer le clou : «Personne ne nous interdira de vendre nos pétards et nos feux d’artifices, car personne ne nous prend en charge». D’autres commerçants abondent dans le même sens.
«La sécurité de l’état n’est nullement menacée. Il nous sera très difficile d’arrêter la  vente des pétards.  C’est ce qu’on a l’habitude de faire», nous confiera ce tablier. A l’en croire, ce n’est pas en interdisant la vente de ces objets qu’on va lutter contre le terrorisme. Bien au contraire, précise-t-il,  on va nous envoyer en chômage. «C’est notre gain pain. Ça fait nos affaires en cette fête de fin d’année», déclame ce  vendeur,  la quarantaine aux cheveux grisonnants. Des clients que nous accrochés voient derrière cette interdiction une récupération politique.  «Les priorités sont ailleurs pour ce gouvernement. Mais on a comme l’impression qu’il ne sait pas ce qu’il veut. Il se cherche vraiment  et ne sait plus ou mettre les pieds», charge un client. Les fournisseurs aussi s’opposent à cette interdiction du ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. « Ce n’est pas l’interdiction des pétards ou feux d’artifices qui nous permettra d’être en sécurité»,  s’enflamme cet adolescent de 18 ans.

En effet, si  les commerçants sont si réticents à abandonner la vente de ces produits controversés, c’est que le créneau est porteur. C’est une affaire qui marche bien. Pendant la période des fêtes, pétards et feux d’artifice se vendent en très grande quantité. Les amateurs ne regardent pas au prix car les produits ne sont pas toujours donnés. Le prix des pétards et autres feux d’artifice varient entre 100, 200, 1000 FCFA. Les méga-feux d’artifice coûtent jusqu’à 20 000 et 50 000 FCFA. En interdisant les pétards et fumigènes,  c’est toute  une chaine qui va s’effriter : grossistes, revendeurs, les détaillants et autres….

Khady Thiam COLY (Stagiaire)

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