Education

Introduction des langues nationales dans le systeme éducatif- une feuille de route sous régionale en perspective

  • Date: 1 octobre 2015

Un atelier de finalisation du cadre curriculaire harmonisé pour la formation des formateurs des écoles bilingues formelles et non formelles s’est ouvert hier, mercredi 30 septembre. Les participants, notamment des représentants du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) sont appelés à décliner au terme des travaux une feuille de route dégageant un plan d’action pour l’introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), lit-on dans l’APS.

Un atelier de finalisation du cadre curriculaire harmonisé pour la formation des formateurs des écoles bilingues formelles et non formelles s’est ouvert hier, mercredi 30 septembre, à l’intention des représentants du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). L’objectif est de décliner au terme des travaux une feuille de route dégageant un plan d’action pour l’introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est d’ailleurs dans cette perspective que le Sénégal a engagé déjà la réflexion en mettre sur pied un comité pour rendre effective l’utilisation des langues nationales dans le système éducatif. La directrice de cabinet du secrétaire d’État à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales, RokhayaNiang, cité par l’APS, soutient à ce propos que l’étape « d’expériences doit être dépassée et aller vers la mise à l’échelle et la généralisation’’.

’’Tout ce qui est fait jusque-là en termes de réflexions, et de productions pour l’utilisation des langues nationales sera regroupé par ce comité pour que le processus de généralisation puisse partir sur une base solide’’, a-t-elle soutenu. Avant de poursuivre son argumentaire pour dire que  » les langues nationales devraient être utilisées dans les premières années de l’école élémentaire. Il faut même aller au-delà des premières années de l’école ». D’où la nécessité, indique-t-elle, de « mettre en place une politique linguistique claire sur laquelle s’appuyer pour savoir quelles sont les langues à utiliser dans chaque localité ».

En plus d’avoir une politique linguistique, RokhayaNiang est revenu sur l’importance de la formation des enseignants dans le processus de passage à l’échelle nationale l’introduction des langues nationales à l’élémentaire. Ceci permettra dans une approche bilingue que les enseignants puissent porter ce projet pédagogique.
‘’Si dans une région, on doit intégrer une langue, il faut que le recrutement des enseignants soit fait sur la base des besoins linguistiques de la localité’’, a-t-elle expliqué.

Parlant de la feuille de route pour les pays membres de la Cedeao, il urge, selon elle, de définir un cadre curriculaire harmonisé qui sert de socle à tous les pays et que tous les pays adapteront selon leurs réalités. il faut donc qu’on ait un cadre harmonisé au niveau de la sous-région’’, a-t-elle exhorté.

Pour la représentante de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Lily Hailou, ‘’Quatre études diagnostiques réalisées au Burkina Faso, au Niger, au Sénégal et en Gambie ont permis de faire une analyse critique du processus d’introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs. Elles ont aussi permis de faire un inventaire de tous les programmes d’éducation bilingue mis en œuvre par l’Etat et les organisations de la société civile ». Selon toujours la représentante, il y ressort un besoin de mettre en place un cadre de référence harmonisé pour la formation des formateurs des écoles bilingues formelles et non formelles ».

« Ce cadre harmonisé s’est opérationnalisé avec le développement de paquet de ressources et une banque de modules pour la formation des formateurs à l’éducation bilingue. Ces acquis débouchent sur un plan d’action cohérent, pertinent, réaliste et soutenable dans un court terme », a précisé Mme Hailou. Non sans rappeler qu’il sera question lors de cet atelier de « finaliser le paquet de ressources et planifier la validation politique et une mise à l’essai effective d’un curriculum harmonisé pour l’éducation bilingue dans un contexte multilingue dans les pays de la CEDEAO ».

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15