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Introduire l’histoire du panafricanisme dans les programmes des universités

La deuxième réunion du Comité international d’orientation du Fesman III, ouverte hier à Dakar pour deux jours (les 14 et 15 janvier), va permettre aux participants d’étudier le rôle que peuvent jouer les Nouvelles technologies de l’information et de la communication comme moyens d’impulsion de la renaissance africaine. Une renaissance qui se positionne comme un viatique vers les Etats-unis d’Afrique.

Source : Walf fadjri
‘Le troisième Festival mondial des arts nègres peut contribuer à fortifier notre foi en l’unité africaine et édifier les Etats-unis d’Afrique’. Le président Abdoulaye Wade, qui s’exprimait ainsi hier lors de l’ouverture de la deuxième réunion du Comité international d’orientation (Cio) du Fesman III, affirme que ‘ce Festival, qui est un prolongement du premier Fesman (1966), doit être organisé comme un festival de notre temps’. Pour cela, ajoute le chef de l’Etat sénégalais, ‘il faut que des ressources offertes par les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) soit mises à contribution’.

Thème central du Fesman III, ‘La renaissance africaine’, soutient le président Wade, doit être la base de la réalisation de l’Unité africaine. En amont comme en aval, la renaissance doit être une illustration du panafricanisme. Il s’agit de renouer avec les précurseurs du panafricanisme pour poursuivre leurs pensées des Etats-unis d’Afrique. Pour cela, ‘l’histoire du panafricanisme, soutient Me Wade, doit être dans les programmes des universités et des écoles, car les Africains doivent s’adosser sur leur histoire pour faire face à l’avenir’. Mais auparavant, souligne la députée guyannaise, Christiane Taubira, ‘les Africains doivent se soumettre à un exercice critique afin d’apporter leur contribution à l’humanité et au monde’ (voir entretien).

Et pour commencer le troisième Fesman, qui se situe dans le prolongement du premier Festival, selon le Coordonnateur général de ce rendez-vous phare pour l’Afrique l’année prochaine, Alioune Badara Bèye, ‘va participer à la mise en relation entre la culture et le développement’. Le Festival de 1966 à Dakar a permis de faire connaître l’art africain au monde. Aujourd’hui, il s’agira, à travers le Fesman III d’innover et de faire contribuer l’art au développement de l’Afrique.

Le troisième festival va se dérouler à Dakar et dans certaines régions du Sénégal. Des pays limitrophes abriteront aussi certaines activités. Et ‘il y aura également, ajoute son coordonnateur, une forte participation des pays du Maghreb et de ceux de l’Amérique latine’. Mais en attendant ces activités qui vont se dérouler du 1er au 21 décembre 2009, le Cio, réuni a Dakar, va étudier et définir le rôle et la place des Nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le développement des industries culturelles comme moyens d’impulsion de la renaissance africaine.


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