Contributions

Inventer son monde (Par Bacary Domingo Mané)

  • Date: 12 octobre 2015

Il est possible de rester  et réussir au pays ! Mais combien y arrivent ? De toute évidence, il y a peu d’élus au marché du travail pour ces milliers de jeunes diplômés ou ceux qui ont appris un métier. Ils ont tous en commun le désespoir, d’où cette volonté  d’aller scruter d’autres horizons. Souvent au prix de leur vie. D’ailleurs, c’est quoi mourir pour ces jeunes livrés à une mort sociale ? C’est tout le sens de ces embarcations de fortune, véritables tombeaux flottants pour une jeunesse fuyant la terre de leurs ancêtres.

Ces «enfants de personne », pour parler comme Ma Solo Masiala, (puisque dans l’imaginaire collectif une personne qui ne réussit pas n’appartient à personne) sont victimes d’une société inégalitaire. Certains noient dans l’alcool ou la drogue leurs soucis, s’ils ne se transforment en agresseurs pour assurer leur survie.

Tout donne l’impression que cette jeunesse «marginalisée » est sacrifiée sur l’autel de l’insouciance d’une élite dirigeante qui a fini de la jeter dans la rue, après avoir confisqué ses rêves et ses espoirs. L’exposant, du coup, à tous les doutes.
Cette jeunesse pose des questions existentielles lorsque le film du mal-vivre déroule ses gros et plans serrés sur cet avenir obstrué par l’accroissement du chômage, la précarité, l’exclusion, l’injustice …

Mais l’exil n’est pas la solution ou, du moins, la seule solution. Il y a de la place au soleil pour tout le monde, mais à condition de méditer et de mettre en pratique ces mots plein de sens du Pr Joseph Kizerbo qui affirme que chaque génération se fera le devoir de «bâtir ses pyramides». Elle doit désormais s’inscrire dans une logique d’inverser la table des valeurs.

Cette génération a beaucoup de choses à prouver. Cependant, il ne suffit pas de croire qu’elle peut transformer le monde, elle doit afficher cette volonté, en s’imaginant que celui (monde) qu’elle affronte est celui des possibles. Sinon, tout immobilisme sera synonyme de fatalité qui risque de stopper net le « mouvement qui invente ». Pour cela, ces jeunes ont besoin de monter sur les épaules des élus qui doivent proposer de vraies solutions, en veillant à la construction de nouveaux lieux d’espoir dans tous les domaines décisifs.

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