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Investissement pour le secteur privé: Le groupe de la Bad franchit le seuil du milliard de dollars…

« Promouvoir le développement du secteur privé sur le continent est une grande priorité pour la Banque africaine de développement (Bad)», a indiqué le président de la Banque, M. Donald Kaberuka.

source : Le Matin
Donald Kaberuka

Les opérations du secteur privé du Groupe de la Banque entendent promouvoir des normes élevées en matière environnementale, sociale et de gouvernance d’entreprise et aider les entreprises africaines à se mettre au diapason des meilleures pratiques africaines, afin d’être plus compétitives sur les marchés intérieurs et internationaux. C’est du moins ce qui ressort du communiqué de la Banque africaine de développement (Bad) que nous avons reçu. Aussi, le Groupe de la Bad a-t-il annoncé l’octroi de deux (2) financements, à la faveur desquels ses investissements annuels non garantis par l’État franchissent le seuil du milliard de dollars, soit près de 600 milliards de Fcfa, pour la première fois depuis la création de l’institution en 1964 et celle du Département du secteur privé en 1991.

Dans ce même registre, l’on précise d’ailleurs que cette banque offre une série de produits financiers sans garantie souveraine, en complément des opérations traditionnelles de prêt aux États bénéficiant de garanties souveraines. Ce qui fait dire au président de la Bad, M. Donald Kaberuka, que « la croissance rapide des opérations non souveraines de la Bad démontre combien les secteurs public et privé peuvent œuvrer de concert pour créer des opportunités et améliorer les conditions d’existence des populations.

Notre place d’institution financière de premier plan en Afrique nous offre l’occasion de travailler avec les partenaires au développement dans des domaines tels que l’infrastructure et l’accès au financement, et d’aider à conduire l’effort de développement dans les pays à faible revenu et sortant de conflit ». La Banque a débuté, nous dit-on, ses opérations dans le secteur privé en 1991 et poursuit une stratégie institutionnelle visant à identifier les insuffisances du climat d’investissement et de l’environnement des affaires et à financer des programmes visant à remédier à ces lacunes.

Elle fait ainsi preuve de sélectivité pour financer des projets à garantie non-souveraine susceptibles de servir de catalyseur et d’avoir un large effet de démonstration. Si l’on en croit encore le document et de l’avis de Mandla Gantsho, Vice-président chargé de l’infrastructure, du secteur privé et de l’intégration régionale, « les possibilités de croissance et d’investissement sur le continent seront en grande partie tributaires de la détermination des États à améliorer le climat d’investissement. Des défis majeurs restent à relever et nous œuvrons en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et d’autres partenaires au développement pour l’instauration d’un environnement plus porteur pour les affaires et la mise en place de structures de projets publics-privés de nature à attirer l’investissement, surtout dans le secteur de l’infrastructure ».

La Banque, poursuit-on, veut s’assurer que les États africains honorent leurs obligations contractuelles envers les investisseurs privés, que l’essentiel des investissements privés profite aux pays africains et à leurs communautés, et que toutes les parties observent les normes internationales relatives à la viabilité de l’environnement et à la transparence des marchés publics. Pour le directeur des opérations du secteur privé, M.Turner, « la forte progression des opérations non souveraines de la Bad est à l’image du plein essor que connaissent les opportunités qui s’offrent dans un large éventail de secteurs à des partenariats public-privé financièrement attrayants. L’impact sur le développement que peuvent avoir des investissements privés accrus est plus fort que jamais ».


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