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ISLAM ET PAIX- Le Soufisme comme solution !

 La solution à l’extrémisme islamique ou religieux passe nécessairement par le Soufisme. Ça c’est l’intime conviction de cet expert en Droit islamique, Serigne Abdou Mbacké et non moins fils de Serigne Moutarda Mbacké.

Dans le contexte international actuel marqué par les crises religieuses et sectaires de tout genre, la philosophie soufie ne serait-elle pas l’antidote à l’extrémisme religieux ? Serigne Abdou Mbacké, qui s’est confié à Rewmi Quotidien, répondra par l’affirmative, avant de soutenir que le principal rempart à l’extrémisme religieux reste le Soufisme. Cet Islam traditionnel empreint de mystique véhicule, selon ce philosophe,  les valeurs de paix et de tolérance nécessaires à l’éradication de toutes velléités guerrières. Aussi se réfère-t-il aux propos de la figure de proue de la non-violence,  Serigne  Ahmadou Bamba Mbacké: « j’ai signé un pacte avec Allah, même si le Mahdi descendait sur terre appelant au Djihad par les armes, je ne l’aiderai point. Je ne tuerai ni serpent, ni scorpion, ni aucun vivant ; car la voie que j’ai choisie m’interdit d’utiliser des armes dans mon combat”. Ces sages propos de Cheikh Ahmadou Bamba, précise-t-il, témoignent de façon évidente son ancrage irréversible à la paix et à la non-violence.

A l’en croire, le  Soufisme, cœur de la spiritualité islamique, est en cela une porte pour une véritable communication d’âme à âme.  «Il (le Soufisme) incarne une chance à saisir pour relever un des défis majeurs du XXIe siècle : établir une meilleure compréhension réciproque entre le monde musulman et l’Occident, condition préalable à la paix entre les peuples, précisera Serigne Abdou Mbacké et non moins directeur général de Safar Consulting.

«Notre société a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, de mécanismes de régulation qui facilitent l’échange et le dialogue et qui établissent l’interdépendance des acteurs», a-t-il indiqué. Non sans citer l’exemple du Sénégal où la façon harmonieuse de gérer la diversité religieuse et confrérique découlant de la foi et de la grande culture des chefs et guides religieux, a abouti à la cohérence d’ensemble et quasi-unique dans ce pays.

Il y a, dit-il, dans cette vision des chefs religieux sénégalais, une invitation permanente au dépassement des lignes de clivages entre les groupements religieux. Avant de poursuivre sa réflexion : «le Soufisme, cœur de la spiritualité islamique, est en cela une porte pour une véritable communication d’âme à âme. Il incarne une chance à saisir pour relever un des défis majeurs du XXIe siècle : établir une meilleure compréhension réciproque entre le monde musulman et l’Occident, condition préalable à la paix entre les peuples», renchérit-il.

Sous ce rapport, il invite les autorités politiques à promouvoir des doctrines soufies au sein des sociétés sous influences islamistes ou sur le point de l’être, de sorte à freiner l’avancée de l’islamisme radical.  Il s’agira, pour lui, plus précisément de proposer le Soufisme comme modèle de structuration et d’encadrement des processus de production du politique, avec tout ce que cela comporte comme production identitaire, modes de légitimation politique et affrontements idéologiques et politiques pour l’arbitrage du jeu politique et la gestion et la distribution du pouvoir. Ce projet de soufisme politique partout dans le monde musulman est à soutenir car le Soufisme représente un outil de la promotion de la paix et de la sécurité internationales.

Mouhamadou BA

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