TECHNOLOGIES

Japon: l’électronique corporelle, pour tous, même les animaux

  • Date: 18 janvier 2016

(AFP) – Capteurs sur le front, le torse, ou les bras, lunettes écran, projecteur dans la poche, micro à la bouche: si l’homo sapiens (ou l’animal) s’affublait de toute l’électronique corporelle en développement, cela lui faciliterait la vie, assurent les exposants d’un salon technique au Japon.

Ouverte mercredi pour trois jours à Tokyo, la deuxième édition de l’exposition « wearable » – terme qui désigne l’informatique miniaturisée à porter au plus près du corps – donne aux entreprises japonaises l’occasion de montrer leur savoir-faire dans leurs domaines de prédilection (capteurs sensoriels, batteries, modules de transmission, circuits électriques) que leur disputent de plus en plus des sociétés étrangères.

Le tout donne des applications dans des domaines aussi variés que la santé, le sport, la maintenance, le divertissement ou encore la communication avec les animaux.

« C’est l’internet des animaux », explique Masayoshi Asai, chercheur de la société Anicall qui a conçu un collier capteur adossé à un programme pour smartphone afin de « traduire sous forme de sentiments affichés à l’écran les attitudes des chats et chiens », comme l’envie de jouer ou de dormir.

« Mais pas seulement: avec l’enregistrement de ses comportements, on peut ainsi détecter une anomalie potentiellement révélatrice d’une maladie », indique-t-il.

L’homme, lui, parle, et n’a pas besoin de capteurs pour transmettre ses sentiments, mais l’électronique corporelle peut quand même apporter un plus.

A l’Université d’Osaka, le professeur Shusuke Yoshimoto interprète les ondes neuronales « à l’aide d’un simple système sensoriel qui adhère au front, et non un casque qui enveloppe la tête« . On peut s’en servir par exemple pour détecter la réaction d’un patient à un traitement médical, ou encore commander un appareil via le signal généré par un simple clignement des yeux.

– Redresseur de posture –

Le conglomérat Toshiba a lui conçu un capteur à coller sur son torse « pour évaluer la qualité du sommeil en prenant en compte notamment le pouls, la température de la peau et le flux sanguin », précise le chercheur Fumihiko Madate.

NEC, de son côté, a imaginé avec le fabricant de textiles Gunze un petit dispositif (encore à l’état de prototype) qui se plaque aussi sur le torse « pour mesurer les postures, les battements de coeur et la consommation de calories de la personne en utilisant les propriétés électriques du tissu constitutif de son T-shirt », décrit Motoyoshi Hasegawa de l’entreprise d’informatique.

L’utilisateur voit apparaître sur son smartphone le résultat de ses poses plus ou moins élégantes, parfois assimilées à celle d’un matou qui fait le gros dos, ce qui doit l’inciter à se redresser. « Ainsi peut-on prévenir les maux de dos ou, dans les clubs de sport, montrer aux élèves comment adopter les bonnes gestuelles », détaille Katsumasa Kono, impliqué dans ces développements chez Gunze.

Ce dernier a aussi mis au point une sorte de T-shirt pour vaches laitières qui permet de les rafraîchir en été et mesurer leur condition physique.

Capter, analyser, corriger, c’est aussi ce que fait Yamaha, le fabricant de pianos et autres instruments de musique, avec des gants de suivi de mouvements qui permettent de recenser les déplacements précis des doigts d’un virtuose en enregistrant les données informatiques correspondantes et en donnant une représentation visuelle plus facilement lisible.

De telles technologies de capture de paramètres physiques peuvent être couplées à des lunettes de réalité augmentée (AR), où des informations issues d’une base de données viennent se superposer à la scène réellement perçue, par exemple pour guider les gestes d’un technicien de maintenance (ce que propose Brother), d’une cuisinière (Toshiba) ou encore d’un chirurgien.

La manipulation de cette informatique miniaturisée reste toutefois souvent problématique, mais des solutions diverses se dessinent.

Sharp par exemple a développé un minuscule projecteur qui, placé dans une poche laissant passer la lumière, permet d’afficher des informations sur n’importe quelle surface (la paume de la main, un pan de mur par exemple) de sorte que l’on n’a pas besoin de tenir un smartphone ou autre appareil à écran.

Murata, spécialiste des tout petits composants, a réduit à presque rien la taille d’un commutateur circulaire « pour qu’il tienne dans une branche de lunette », précise une responsable, Mao Ichikari.

Chez Toshiba, on travaille notamment sur les commandes vocales comme interface d’instructions, un des modes les plus naturels.

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