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Jean Christophe Rufin, ambassadeur de France : Les Européens prêts à ’’reconnaître la pertinence de certaines critiques’’ contre les APE

L’Union européenne (UE) est disposée à ‘’reconnaître la pertinence’’ de certaines critiques avancées contre les Accords de partenariat économique (APE) en particulier concernant la question de l’ouverture complète des marchés, a indiqué l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Ruffin.

Source : Sudonline

 »Là où nous sommes prêts à reconnaître la pertinence des critiques est : est-ce qu’il fallait que les APE soient aussi symétriques ? C’est-à-dire la demande d’ouverture complète des marchés africains même si cela ne concerne que 80 pour cent des produits », a-t-il confié dans une interview parue dans l’édition de mercredi du quotidien Le Populaire.

 »Peut-être que c’est encore trop tôt, mais ils ne concernent pas la totalité des produits. Deuxièmement, c’est sur des durées extrêmement longues. Mais, peut-être que c’est trop tôt, peut-être qu’il faut renégocier cela », a ajouté le diplomate français qui se veut porteur d’un  »message d’apaisement » sur cette question.

Le président français Nicolas Sarkozy  »a clairement dit qu’il fallait revoir les règles du commerce international sur les matières premières, de façon à ne pas pénaliser des pays comme les pays africains non producteurs de pétrole qui achètent le baril à cent dollars », a-t-il encore indiqué.

 »Donc on peut discuter et la France est plutôt du côté des arguments africains. Mais après, quand vous avez des gens qui, dans la rue, vous insultent, quand vous avez des rapports qui disent que vous voulez nous piller, forcément, on fait bloc », a fait valoir Jean-Christophe Ruffin.

 »C’est-à-dire que nous, Français et Européens, nous allons nous mettre du côté de l’Europe. Alors que, si on se met autour d’une table et que l’on discute, on est prêts, nous Français, à étudier les arguments des Africains », a-t-il assuré.

 »C’est pourquoi je voudrais délivrer un message d’apaisement en disant que les APE ne sont pas un crime contre l’Afrique, c’est une proposition qui est certainement perfectible, peut-être maladroite, certainement mal expliquée, mal présentée », a précisé l’ambassadeur de France.

 »C’est une spirale malheureuse. On a voulu favoriser l’intégration africaine et l’on provoque la désintégration africaine en faisant signer les uns et pas les autres. Ce n’était pas l’intention de ceux qui ont créé ce projet », a-t-il soutenu.

Parlant spécifiquement du cas du Sénégal, il a dit que  »ce qui est curieux » dans cette question c’est que les APE  »ne concernent pas tellement le Sénégal ».  »En fait, que le Sénégal ait signé ou pas au 31 décembre dernier, son régime douanier ne change pas. Pour dire que le Sénégal n’était pas le pays le plus concerné », a poursuivi Jean-Christophe Ruffin selon qui  »la bonne question dans cette affaire des APE est celle de la symétrie ».

 »Peut-être que c’est encore trop tôt, mais ils ne concernent pas la totalité des produits. Deuxièmement, c’est sur des durées extrêmement longues. Mais, peut-être que c’est trop tôt, peut-être qu’il faut renégocier cela », a ajouté le diplomate français qui se veut porteur d’un  »message d’apaisement » sur cette question.

Le président français Nicolas Sarkozy  »a clairement dit qu’il fallait revoir les règles du commerce international sur les matières premières, de façon à ne pas pénaliser des pays comme les pays africains non producteurs de pétrole qui achètent le baril à cent dollars », a-t-il encore indiqué.

 »Donc on peut discuter et la France est plutôt du côté des arguments africains. Mais après, quand vous avez des gens qui, dans la rue, vous insultent, quand vous avez des rapports qui disent que vous voulez nous piller, forcément, on fait bloc », a fait valoir Jean-Christophe Ruffin.

 »C’est-à-dire que nous, Français et Européens, nous allons nous mettre du côté de l’Europe. Alors que, si on se met autour d’une table et que l’on discute, on est prêts, nous Français, à étudier les arguments des Africains », a-t-il assuré.

 »C’est pourquoi je voudrais délivrer un message d’apaisement en disant que les APE ne sont pas un crime contre l’Afrique, c’est une proposition qui est certainement perfectible, peut-être maladroite, certainement mal expliquée, mal présentée », a précisé l’ambassadeur de France.

 »C’est une spirale malheureuse. On a voulu favoriser l’intégration africaine et l’on provoque la désintégration africaine en faisant signer les uns et pas les autres. Ce n’était pas l’intention de ceux qui ont créé ce projet », a-t-il soutenu.

Parlant spécifiquement du cas du Sénégal, il a dit que  »ce qui est curieux » dans cette question c’est que les APE  »ne concernent pas tellement le Sénégal ».  »En fait, que le Sénégal ait signé ou pas au 31 décembre dernier, son régime douanier ne change pas. Pour dire que le Sénégal n’était pas le pays le plus concerné », a poursuivi Jean-Christophe Ruffin selon qui  »la bonne question dans cette affaire des APE est celle de la symétrie ».


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