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JEAN PAUL DIAS, LEADER DU BCG- «Les candidatures indépendantes sont une ouverture vers la pagaille »  

Le patron du Bcg, Jean Paul Dias, par ailleurs, allié de la mouvance présidentielle oppose son véto à la participation des candidats indépendants à toutes les échéances locales.

Dans son adresse à la nation, le chef de l’État avait évoqué le  principe de la participation des candidats indépendants à tous les types d’élections y compris les locales. En réalité, la notion de candidature indépendante renvoie au fait pour un citoyen de se présenter à une élection en dehors d’un parti politique. Elle permet ainsi à tout citoyen qui voudrait apporter sa modeste contribution à la gestion de sa collectivité de pouvoir le faire sans être obligé d’appartenir à un parti politique. Mais le chef de file du Bloc des centristes gaindé (Bcg), a soutenu dans un communiqué parvenu à nos soins que candidater ces candidats à toutes les échéances électorales, ce serait une ouverture vers la pagaille. En fait, Jean Paul Dias fait de la primauté du groupe sur l’individu. Pour lui, un  individu à lui seul, ne saurait et ne pourrait défendre les intérêts des masses populaires. En sus, il faut, à son avis, craindre que tous les loups interdits de se constituer en partis politiques selon la loi ne se déguisent en candidats indépendants pour mieux distiller des projets contraires aux valeurs républicaines. D’ailleurs, pour le leader du Bcg, ceci  est contraire à l’article 4 de la Constitution qui dispose que les « partis politiques et les coalitions de partis politiques concourent à l’expression du suffrage », pas tout le monde ni n’importe qui. Des charges constitutionnelles pèsent sur les partis politiques. «Les raisons de la restriction adoptée en 1996 par le Législateur sont et demeurent valables, aujourd’hui, plus qu’à l’époque», clarifie-t-il. Non sans demander  à Macky Sall  de s’informer sur ce sujet auprès du Président Diouf.

«Macky doit faire 7 ans»

Pour lui, chacun doit rester à sa place. Et les vaches seront bien gardées.  Au sujet du Conseil constitutionnel, le Bcg demande l’ouverture de sérieuses concertations politiques pour que cette institution ne demeure pas, dans sa composition, l’apanage des juges, avocats et autres professeurs de droit mais que puissent y accéder d’anciens hommes politiques, des journalistes politologues, d’anciens officiers supérieurs et généraux, des ambassadeurs, etc. Ce n’est pas une affaire de droit mais de politique ; or le Conseil constitutionnel est un juge-arbitre politique. S’épanchant sur le mandat présidentiel, le leader du Bcg se dit favorable à un mandat de sept ans. Ainsi, préconise-t-il un système sui generis sénégalais, loin de tout mimétisme, à travers un premier mandat présidentiel de sept ans et un éventuel second de cinq ans. En terme plus clairs, le  chef de file du Bcg a estimé que le système sénégalais devrait faire un premier mandat de 7 ans pour permettre au chef d’État de  réussir les choses».

Mouhamadou BA

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