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Jean-Paul DIAS, Premier secrétaire du Bcg : «J’exige le minimum de considération de la part d’Idrissa Seck»

Sourire figé en rictus, le Premier secrétaire du Bloc des centristes Gaïndé (Bcg), Jean-Paul Dias, s’extirpe du vestibule de son appartement privé et s’avance résolument. Chemise à rayures bleu cyan assortie d’un pantalon couleur beige, au bout d’une démarche chaloupée d’Ours jazzy, il demande : «C’est vous le journaliste du Quotidien ?» La réponse ne se fait pas attendre, et c’est parti pour un tour d’horizon de l’actualité politique que l’homme, traversé par des humeurs changeantes, selon la nature des sujets abordés, dissèque dans l’intimité de son salon. Il toussote par-ci ; il hausse le ton par-là, mais reste fidèle à sa réputation : cracher ses vérités. De sa relation avec Idrissa Seck qui semble finir en soupe à la grimace, à son désaccord avec le Président Abdoulaye Wade, l’homme politique n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les partis d’opposition défendeurs du boycott actif des élections aussi en ont pris pour leur grade.

Source : Le Quotidien
Nous sommes à quelques semaines des élections législatives, mais on ne vous a pas vu très actif dans le champ politique. Qu’est-ce qui explique votre silence ?

A l’approche des élections législatives, il est possible que vous ne nous ayez pas vu nous activer tout simplement, parce que nous n’avons pas pu déposer notre candidature à force d’attendre une position de la coalition And Ligguey Sénégal à laquelle on appartenait. Finalement, il y a eu ce boycott que personne n’a apprécié, n’a accepté. Lorsque nous avons voulu réagir, c’était trop juste. Evidemment, lorsque nous avons entendu le ministre de l’Intérieur dire que la parité n’était plus de mise alors qu’on était à 24 ou 48 huit heures du dépôt des listes, on s’est dit que c’est les prémices du renvoi des élections ; donc, on ne s’est pas fatigués. Et nous continuons à être confortés dans ce point de vue, puisque le Conseil constitutionnel a annulé la loi sur la parité ; il l’a déclarée anticonstitutionnelle. Le Conseil d’Etat devrait le déclarer pour le décret de répartition des sièges des députés dans les départements. C’est manifestement illégal. La Ld/Mpt a été déboutée ; nous espérons que le recours du Ps devrait pouvoir être accepté. Et personne ne s’active pour les législatives à l’heure où nous vous parlons.

N’êtes-vous pas trop optimiste d’espérer cela du Conseil constitutionnel, au regard surtout des précédents ?

Oui, ça peut paraître optimiste d’imaginer que le Conseil d’Etat revienne une deuxième fois sur une décision, mais c’est politiquement possible. Nous savons comment marchent les choses. Si Wade en a la volonté, ça se fera. D’ailleurs, ce n’est pas dans l’intérêt d’Abdoulaye Wade d’aller à ces élections dans ces conditions-là. La fronde qui existe dans son cercle est telle qu’il a intérêt à renvoyer les élections, à les coupler vers la fin de l’année avec les locales. D’abord, pour tenir parole, car c’est lui qui avait évoqué la cause des inondations pour coupler les élections présidentielles et législatives pour motif d’économie. Maintenant, il a l’occasion de faire des économies. Il ne les a pas faites jusqu’à présent. Il faut coupler les élections locales aux législatives vers le mois de novembre. Et ça nous convient.

A ce propos, vous souvenez-vous qu’un des leaders de l’opposition avait révélé que lors d’un de ses audiences avec le président Wade, ce dernier lui avait avoué que les causes d’économies qu’il avait avancées pour coupler la présidentielle aux législatives n’étaient pas fondées, que c’était juste des calculs politiciens ?

Justement, nous avons besoin d’un président de la République qui soit au-dessus de tout, mais pas d’un politicien. Cette fois-ci, il a l’occasion de redresser les choses.

Le Président vous a reçu juste avant l’élection présidentielle dans son élan de rassemblement de la grande famille libérale. Quelle en a été la suite ?

En effet, le président de la République, dans son élan de rassemblement, nous a reçus et dit certaines choses. On doit lui emmener la réponse. Mais, la réponse, il ne l’a pas cherchée. Donc, nous la gardons encore avec nous. Ça ne sert à rien de faire les choses et de s’arrêter au milieu du quai. C’est à lui qu’il faut aller poser la question. Evidemment, il n’y a pas eu de suite parce qu’il n’a rien fait. La balle est dans son camp, mais pas dans le nôtre.

Mais, pouvez-vous revenir sur les grands moments de cette audience ?

Je ne suis pas quelqu’un qui livre ce qui se dit dans le secret d’un cabinet. Nous étions dans le bureau du président de la République, certes il y avait des témoins, mais je ne livre pas en public ce qui s’est dit. Ce que je peux dire déjà, c’est qu’il ne m’a pas demandé de le soutenir. Ensuite, nous avons parlé purement politique. Et, il était convenu que j’emmènerai une réponse. Et pour que je pose cet acte-là, il faut qu’on m’appelle.

Une réponse à quoi ?

A une question qui a été posée là-bas. Je ne peux pas le dire. Ce n’est pas secret défense, mais c’est une question de discrétion et de confidentialité. De toute façon, c’est dans l’intérêt du Sénégal. A la limite, il n’avait pas trop secret défense, puisqu’il y avait des témoins, ses collaborateurs et deux des miens. Sur le principe, tant que cette affaire n’est pas épuisée, il n’est pas indiqué d’aller livrer ce qui s’est dit. En tout état de cause, si rien ne s’est passé jusqu’à présent, c’est la faute du président de la république qui ne m’a pas rappelé.



On vous a reconnu comme l’un des responsables de la première heure du Pds. Vous avez eu à vous battre aux côtés de Wade, et là maintenant vous êtes dans une situation pareille. Ne pensez-vous pas être de ces libéraux authentiques qui sont des oubliés aujourd’hui?


Je ne suis pas le seul. Il y a mes compagnons, car la souche du Bcg est d’origine Pds et jusqu’à présent d’ailleurs. Donc, ceux-là aussi qui se sont battus, qui se sont sacrifiés, à l’époque, était dans un Pds de détermination, de désintéressement, d’abnégation. Un Pds pour le changement. C’était presqu’une Tarikha (Ndlr : confrérie) à la dévotion d’Abdoulaye Wade. Ce Pds a été, complètement, sacrifié au profit d’opportunistes, de transhumants, de fusionnistes et d’autres gens.

Ce n’est pas de ma responsabilité, mais ces éléments existent toujours au sein du Pds. Ce Pds que nous avons connu n’existe plus. Les gens qui y sont restés sont minoritaires par rapport à la bande d’opportunistes et de transhumants.

Accepteriez-vous d’avoir des accointances avec ces gens-là ?

Avec les gens qui sont là-bas ? (…) Mais, nous sommes toujours des «frères» et nous nous retrouverons. Peut être que je ne serais plus lutte. Il y en a qui savent ce que cela signifie, y compris le Président. Quand on dit Djolonding, il sait ce que sait : actif en politique. Mais, j’ai la conviction qu’un jour, les gens qui ont le même vécu, qui quand ils se disent Djolonding, savent ce que ça signifie.

Qu’est-ce que cela signifie ?

C’est une expression mandingue de combat !

Vous faites partis de l’opposition qui a décidé de boycotter les élections, mais pourquoi on ne vous a pas entendu sur la question?

Je voudrais rectifier votre question. Le Bcg ne fait pas partie des formations politiques qui ont décidé de boycotter. Je suis contre le boycott. Il se trouve que le Bcg était dans une coalition et qu’un des responsables de cette coalition est allé prendre des engagements pour lesquels personne ne l’a mandaté. En tout cas pas, nous. Donc, on s’est retrouvé devant le fait accompli. Et, lorsque nous avions voulu réagir, on était très limité. Après, on a entendu des échos venant du ministère de l’Intérieur, on s’est dit dans l’optimisme qu’il allait y avoir un report des élections.

Nous ne soutenons pas ceux qui boycottent, mais respectons leur décision éventuelle. Qu’ils prennent leurs responsabilités. Et nous ne donnerons pas un mot d’ordre à qui que ce soit. Et à titre personnel, si vraiment les élections allaient avoir lieu, je vais voter.

Mais où se trouve le désaccord entre eux et vous ?

(Il coupe). Je ne suis pas d’accord avec eux parce que la vocation d’un parti politique, c’est d’aller aux élections pour accéder au pouvoir.

Mais avec un fichier…

(Il coupe encore) Mais, quel fichier ? Ces mêmes qui vous le disent pourquoi ils sont allés à l’élection présidentielle ? Pourquoi, ils continuent à siéger dans cette Assemblée nationale illégitime ? Qu’ils commencent par en sortir. Ils ne devraient pas aller à l’élection présidentielle! C’est là qu’il fallait boycotter ! En ce moment là, on les aurait soutenus. Ils ne pensent pas à leurs militants qui souhaitent être députés pour être acteurs. Si, eux, ils ne veulent pas, d’accord, mais qu’ils laissent leurs responsables et leurs militants y aller. Je trouve ça un peu égoïste.

Donc, ceux qui continuent à siéger à l’Assemblée nationale, qui sont allés à la présidentielle et qui n’ont fait aucune objection avant que l’élection ne soit venue, sont mal venus pour prôner le boycott.

Vous débusquez donc une incohérence ?

Tout à fait ! C’est incohérent. Et c’est irresponsable d’ailleurs, à la limite.

Mais, est-ce que vous avez eu à prendre langue avec certains d’entre eux ?

Dans quel but ? Pour faire quoi ? Est-ce que eux, ils ont prit langue avec moi ? Ils ne l’ont pas fait. Donc, je n’ai pas à prendre langue avec eux pour quoi que ce soit.

Mais, il y a qu’en même votre allié Rewmi qui est là dans…

Oui, mais ça ne nous engage pas.

Justement, pourquoi vous ne voulez pas parler de votre allié Idrissa Seck ?

Non, j’ai parlé de mes rapports avec Idrissa Seck. Une fois de plus, je suis un homme de confidence. Quand je suis obligé de dire certaines choses, c’est parce que je suis coincé. J’avais marché avec Idrissa Seck quand la nuit était noire ; nous avons accepté de nous mettre à ses côtés, de le défendre de toutes nos forces, quand il était en prison. Et, ce n’était pas évident. Quand il est sorti, nous avons accepté d’aller dans une coalition avec lui, dans laquelle, lui, devait être le candidat à la présidence de la République. Nous devions, ensuite, faire une liste commune et si le compagnonnage perdurait, nous devrions faire des listes communes pour les élections locales. C’est tout à fait normal. Nous, nous avons assuré notre rôle. Maintenant, dans un premier temps, on a élaboré des listes dans lesquelles on devait aller ensemble à l’élection législative. Quand il y a eu le découplage, cette affaire est tombée à l’eau, mais nous nous attendions à refaire ça.

Ça n’a pas été fait. L’élection se termine ; élection présidentielle lors de laquelle le Bcg a financé des meetings, avec ses moyens propres. Nous avons fait notre part. Quand ça s’est terminé, j’ai félicité Idrissa Seck au téléphone. Et il devait venir pour qu’on discuter de l’avenir. C’était même son expression : «Discute de l’avenir.» Il n’est pas revenu. Il est allé voir d’autres qui l’ont traité de tous les noms d’oiseaux pendant la campagne électorale. Et il adhère à l’idée de boycott des élections, sans s’en référer au Bcg, ni aux autres alliés, ni à qui que ce soit. Et plus grave, il s’en va en France sans date de retour. Donc, nous considérons que c’est lui qui a gelé les relations avec nous. C’est un constat que nous faisons. D’ici quelques semaines, si ça perdure, nous constaterons que c’est lui qui a rompu les relations avec nous.

Quelle lecture faites-vous de la situation qui prévaut au sein de Rewmi, votre allié jusque là ? Je veux parler du cas Awa Guèye Kébé. Il y a comme une fronde à l’interne…

Il y a des problèmes internes, que je ne peux pas me permettre d’apprécier. Ça me fait de la peine que cela se passe parce que je ne souhaite jamais le malheur aux autres. Peut-être que les gens ont leurs raisons, des explications que vous devez aller leur demander. Mais, cela ne peut pas m’étonner, parce qu’à partir du moment où Idrissa Seck se comporte de la manière avec moi, il a dû se comporter de manière pire envers ses propres responsables.

Lors de la réunion d’hier du secrétariat politique de Rewmi, il a été décidé quand même d’envoyer une délégation pour vous rencontrer et tirer les choses au clair. Comment appréciez-vous cette initiative ?

Je suis ouvert à dialoguer avec tout le monde. Ma maison est ouverte. Ici, il n’y a pas de gardien, rien du tout. (…) Mais, il y a des discussions que je n’aurai avec personne, si ce n’est Idrissa Seck en personne. Il y a des mises au point que je ne ferai avec personne, si ce n’est Idrissa Seck.

Même mandatés par le président du Rewmi ?

Il n’y a pas de mandat. Moi mon interlocuteur, c’est Idrissa Seck. Maintenant, je peux discuter avec les gens, mais pas sans mes responsables.

Estimez-vous donc qu’il y va du respect de votre personne ?

Tout à fait ! Je respecte tout le monde. Et j’exige le minimum de considération, et ce n’est pas la première fois que je lui fais ces observations-là. Je lui en avais fait. Avant la campagne, pendant la campagne, je lui en ai fait. Maintenant ça suffit. Mon souci et mon souhait maintenant, c’est le renvoi des élections législatives.

Là, il me semble que vous avez été faussé dans vos calculs et restez suspendu…

(Il coupe) A une décision qui ne dépend pas de moi.

Votre allié vous a-t-il mis dans une telle situation ?

(Sous un ton ferme) Bien sûr ! C’est la vérité. Et c’est pourquoi je ne veux pas que ça se reproduise. Et je vous garantis que si jamais, les élections sont reportées, avant quinze jours, le Bcg déposera sa caution. Même si c’est renvoyé jusqu’au mois de novembre, on n’attendra plus personne !

Pourquoi vous n’avez pas intégré de grands pôles comme la Cpa originelle, ou la Coalition alternative 2007, entre autres ? C’est Rewmi que vous avez choisi alors qu’il…

(Il coupe) Non ! Non ! Non ! Attendez.



Alors que Rewmi, ce n’est même pas un parti reconnu…

Oui, c’est vrai. Il faut replacer les choses dans leur contexte. Les mouvements dont vous parlez, je n’y ai pas appartenu parce que, dès le départ, on avait des doutes sur certaines attitudes de sincérité. Cela s’est révélé exact. Je vous rappelle les affaires du Cpc. Les affaires d’incrimination selon lesquelles tel ou tel est une taupe? Les deux qui ont été incriminés se sont retrouvés chez Wade.

Vous voulez parler de Samuel Abourizk ?

Oui ! Et Agne (Ndlr : Abdourahim Agne). Les deux qui ont été incriminés sont retournés la-bàs. Nous Bcg, nous avons été démarchés par un membre éminent de ce Cpc de l’époque. Aujourd’hui, il est chez Wade. Donc, si nous étions venus, ils seraient partis et on resterait là. Ensuite, combien d’heures de réunions ont fait ces gens pendant quatre ou cinq ans ? Pour aboutir à quoi ? D’abord, ils n’ont pas eu de candidat unique à l’élection présidentielle. Même si je dois être honnête et dire que ça n’a jamais été une chose de clairement défini. Et ils n’ont même pas eu de liste unique aux législatives ! Donc, à quoi ça a servi ? Nous n’avions rien à faire avec ces gens-là. Je suis désolé. Pourquoi Rewmi ? Parce que lorsqu’Idrissa Seck a été incarcéré, ses gens sont venus me voir parce que nous sommes quand même des gens du Pds. Ce sont d’anciens Pds qui se sont retrouvés. Voilà ce qui peut expliquer cette jonction-là. Et nous étions beaucoup plus à l’aise dans un groupement de libéraux que nous aurions pu l’être avec d’autres qui n’ont pas la même philosophie politique que nous. Mais il faut dire que nous n’avons pas la culture des alliances. Là, on l’a essayé avec Rewmi, et ce n’est pas porteur. M. Dias, à travers votre discours, vous paraissez plus proche du camp présidentiel que de l’opposition…

(Agacé) Vous êtes marrant, extraordinaire ! Vous m’avez vu avec le camp présidentiel ? Votre discours…

(Il coupe encore) Mon discours a toujours été de franchise, clair. Je viens de parler de cette affaire de boycott. Je ne partage pas l’avis de l’opposition. Je considère que le président de la République aussi n’a pas raison.

Comment ça ?

Il n’a pas raison. D’abord, il a fait voter une loi sur la parité, comme ça pendant le jeu ! Ça perturbe tout le monde, cette affaire-là. Ce n’est pas normal. Aujourd’hui dans les journaux, on dit qu’il faut modifier la Constitution pour contourner le Conseil constitutionnel. Ce n’est pas normal ! Parce qu’ainsi, on va aller très loin au Sénégal. Demain, on va nous mettre la monarchie ici et tout le monde va être d’accord.

En plus, il est le président de la République qui doit être au-dessus de tout le monde. Nous ne sommes pas d’accord avec lui dans son attitude de refus de dialogue. Nous l’invitons à dialoguer avec l’opposition. Il dialogue avec le Mfdc, pourquoi il ne dialogue pas avec l’opposition ? Aussi, s’ils ne sont pas d’accord avec lui, c’est parce que le décret de répartition est manifestement illégal. Et il faut dire qu’il n’y a pas eu la meilleure des transparences lors de ces dernières élections.

Mais Wade, il parait, il veut être reconnu comme Président, mais c’est lui le Président ! Comment ? Nous le reconnaissons ! Et puis ces gens-là qui s’adressent à lui, disent bien : «Monsieur le président de la République». Pourquoi ils ne viennent pas me voir ou vous voir ? Ou bien Madiambal Diagne (Ndlr : Administrateur général du Groupe Avenir communication) ?



Vous parliez tantôt de la lettre que l’opposition a adressée au chef de l’Etat. Estimez-vous que le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom soit bien placé pour répondre à la place du vrai destinataire ?

Ousmane Ngom a eu tort d’écrire comme ça. Je dénonce sa façon d’écrire à ces gens-là. Il a été compagnon de ces gens là ; il leur doit du respect. Et les rôles peuvent toujours se renverser dans la vie. Et puis, ces gens ont tous occupé des fonctions similaires à celle qu’il occupe. Parfois même supérieures. Quand on est avec le président de la République, on lui dit la vérité. Le chef de l’Etat n’aurait même pas dû demander à son ministre de l’Intérieur de répondre.


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