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JO-2024 à Paris : la France savoure et se prépare

Au lendemain de l’attribution de l’édition 2024 des Jeux olympiques à la ville de Paris, la France s’apprête désormais à célébrer l’événement avant d’entrer de plein pied dans l’organisation pour les sept années à venir.

« Ramener les Jeux à la maison 100 ans après, c’est un bonheur immense et surtout ça va faire du bien à notre pays, à Paris et à la Seine-Saint-Denis. C’est maintenant le début d’une nouvelle aventure extraordinaire », a déclaré Anne Hidalgo, la maire de Paris, à l’annonce de l’attribution officielle JO-2024 à Paris.

La capitale française, qui a vaincu sa malédiction olympique mercredi 13 septembre à Lima, a désormais sept ans pour préparer les Jeux Olympiques d’été-2024, mais va d’abord s’appliquer à célébrer dignement sa victoire.

« Cette victoire, c’est la France »

Bridée depuis deux mois, la joie des acteurs du dossier parisien s’est libérée dès l’annonce par Thomas Bach, patron du CIO, de l’officialisation des attributions. Mais ce n’est qu’après le retour en France, vendredi matin via Roissy, que la victoire sera véritablement partagée. Dès ce jour-là, des festivités auront lieu à l’Hôtel de Ville et à l’Élysée.

Son hôte, Emmanuel Macron, y recevra en effet les artisans du succès parisien à 17 h pour leur redire que « cette victoire, c’est la France », comme il l’a lancé mercredi, immédiatement après le vote unanime du CIO, depuis l’aéroport de Pointe-à-Pitre d’où il s’apprêtait à regagner la métropole, après sa visite dans les îles sinistrées par l’ouragan Irma.

Après le temps des célébrations, l’équipe de Paris-2024 se remettra au travail. Réintégrée au calendrier olympique pour la première fois après les Olympiades 1900 et 1924, et après ses échecs pour 1992, 2008 et 2012, Paris se dit prête, ou presque. Son dossier s’appuie en effet sur 93 à 95 % d’équipements déjà existants.

Le Stade de France, Bercy, Roland-Garros, le vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines, le Zénith, la base nautique de Vaires-sur-Marne, mais également les sites mythiques de la capitale comme le Champ-de-Mars, le Trocadéro, l’esplanade des Invalides ou le Grand Palais, sont retenus pour accueillir les quelque 10 500 athlètes attendus dans sept ans et leurs collègues paralympiques qui leur succèderont en septembre 2024.

Un budget restreint

Les équipements pérennes à construire seront mis en chantier d’ici à deux ans, avec le souci de coller aux besoins des territoires concernés, selon le vœu du CIO, principalement la Seine-Saint-Denis. Dans ce département de la banlieue nord de Paris, le plus pauvre et le plus jeune de France métropolitaine, seront construits un centre aquatique, promis depuis deux décennies, et deux villages, média et olympique, reconvertis ensuite en 17 000 logements.

Le tout devrait être réalisé pour un budget global de 6,6 milliards d’euros, soit largement en-deça des dernières éditions qui, de Londres-2012 à Rio-2016, ont culminé à plus de 11 milliards. Bernard Lapasset, co-président du comité de candidature, estime ainsi le projet « à l’abri de tout dérapage financier », grâce aux nombreux équipements existants et à l’absence de coûts d’aménagement de transports publics, pris en charge par les collectivités locales dans le cadre du projet du Grand Paris.

Les Jeux ouvriront le 2 août 2024, avec l’ambition de laisser un héritage fort sur le plan des aménagements comme sur le plan sociétal, avec de multiples projets concernant notamment le sport pour tous.

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