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JOURNÉE DE L’ENFANT AFRICAIN- Le Cdpe pour l’application stricte de la loi

En conclave, à Guédiawaye, le Comité départemental pour la protection de l’Enfant (Cdpe) est  monté au créneau pour demander l’application de la loi interdisant la maltraitance des enfants. C’était à l’occasion de la célébration de la Journée de l’enfant africain.

 Les acteurs pour la défense des droits des enfants demandent à l’État du Sénégal de veiller à l’application stricte de la loi pour mettre un terme à l’exploitation et au mauvais traitement des enfants talibés.  Pour Fodé Sow, membre du Comité départemental pour la protection de l’Enfant (Cdpe), « le taux d’enfants victimes de maltraitances enregistrés de part et d’autre, surtout en banlieue, notamment à Guédiawaye, reste alarmant. Il faut que des mesures sévères soient prises à l’encontre de ceux qui utilisent les enfants. Seule l’application de la loi peut endiguer le mal. Il faut encore des mesures d’accompagnement par rapport à la loi sur l’interdiction de la mendicité des enfants. Cela relève de la responsabilité de l’État qui doit mettre en place une diapositive pour leurs prises en charge et autres, puis mettre l’État dos au mur ». Et de renchérir : « Des plans de communication ont été portés par des Organisations Non Gouvernemental (ONG) pour jouer leur partition dans le cadre de la lutte contre la maltraitance dont les enfants ont été toujours victimes. C’est la première fois, que le président de la République a osé dire les choses telles quelles sont en les citant nommément au niveau de l’hémicycle, depuis qu’il est arrivé au pouvoir. La prise en charge des « Dahras » modernes avait été encore annoncée pour arrêter l’exploitation des enfants ».

Pour Jimes Ndiaye, président  du Groupe de Recherche de l’Action et de l’Appui pour le Développement à la Base, « la journée va être célébrée pour se solidariser avec des enfants de Soweto, qui avaient été massacrés par des policiers lors d’une révolte qui s’était passée en Afrique du Sud. Tous les pays africains, y compris le Sénégal, célèbrent cette journée dans le même mois, sous des thèmes différents », poursuit-il. Avant d’ajouter : « Il existe une maltraitance des enfants à Guédiawaye. C’est ce qui explique la tenue de la manifestation dans le département. Les marabouts exigent aux enfants d’emmener des pièces de monnaies sinon ils seront battus. Ce sont des pratiques qui peuvent impactées sur la vie des enfants qui ne mendient pas dans les autres pays. La rue n’est pas la demeure des adultes à plus forte raison des enfants. C’est pourquoi, nous allons nous battre jusqu’à obtenir le retrait des enfants dans la rue, en les aidant à exercer des activités génératrices de revenus. Nous lançons un appel pour que les décideurs appuient les maitres coraniques qui n’ont pas fait des formations pour pouvoir mieux prendre en charge les préoccupations des enfants au niveau des foyers coraniques et dans la société ».

Sada Mbodj

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