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JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN : Les mariages précoces au centre des débats

La guerre contre les grossesses et mariages précoces n’est pas à sa fin au Sénégal. En dépit des efforts inlassables des autorités le phénomène prend toujours de l’ampleur. Les autorités encore impuissantes à éradiquer ce mal ne lâche pas prise. La journée de l’enfant célébrée, mardi, a été pour les acteurs des défenseurs des enfants de s’épancher sur les maux de cette couche juvénile.
«Accélérer des efforts pour l’éradication du mariage des enfants en Afrique» était le thème de cette fête des enfants africains. La banlieue a vécu ces festivités avec beaucoup d’activités pour honorer cette journée, en présence des responsables des organisations humanitaires et des autorités.

L’Etat encore très court pour limiter ces dégâts, est souvent épauler sur le terrain par des organisations humanitaire, notamment Eden (éducation et développement de l’enfant) dont le combat a toujours été de défendre les enfants, de les éduquer, de les accompagner. Une situation encore au stade des plaidoyers puis que le changement de comportement tardé encore à faire effet. C’est pourquoi à chaque fois que l’occasion se présente les acteurs ne manquent pas rappeler les droits des enfants. « Le phénomène  persiste et constitue l’une des violations les plus graves des droits fondamentaux des jeunes filles. Tout individu à le droit a la vie, à la liberté, a la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle, notamment a la protection contre toutes mutilations physiques.» confie Mame Gor membre de l’Eden en marge des festivités de la journée de l’enfant Africain.

Ces discours n’ont changés que peu de chose. La situation à nos jours est toujours alarmante pour le Sénégal. Lequel possède le taux les plus élève de mariage d’enfants. En 2011, environ 33% des femmes âgées de 20-24 ans ont été mariée avant l’âge de 18 ans. Les chiffres sont révélés par le rapport de l’étude situationnelle sur les violences basées sur le genre dans les régions de Dakar, Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Louga, Saint-Louis, Thiès réalisée en avril 2012 , par des experts dans le domaine, révélant que « les mariages et grossesses précoces privent 9% des enfants âgés de 7 a 14 ans d’opportunités de poursuivre leurs études ».

Sada MBODJ

 

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