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Journées économiques sénégalaises à Montréal Atépa invite les sénégalais à « oser entreprendre »

Accompagné de son ami de longue date, l’ambassadeur Ousmane Paye, l’architecte et conférencier du jour Pierre Goudiaby Atépa a pu découvrir avec épiphanie que la diaspora montréalaise « ose entreprendre ». C’était durant la journée économique du Sénégal (23 Avril 2016), organisée au Canada , par le RGSC (regroupement sénégalais au Canada) le 23 avril 2016.

Dans son discours, l’architecte et homme d’affaire Pierre Goudiaby Atepa a offert à la diaspora sénégalaise et africaine du monde entier des conseils sages et éclairés en passant par son parcours personnel et en invitant de lire son livre intitulé: « Oser – Douze propositions pour un Sénégal émergent ».
Atepa propose en premier lieu une relecture de notre continent comme l’avait demandé auparavant Senghor. Une relecture qui permet de définir d’une part les forces sur lesquelles on devrait se focaliser à savoir l’énergie renouvelable, les mines, l’agro-alimentaire… et les faiblesses à éliminer comme la pluralité des syndicats , la corruption et l’évasion fiscale. D’autre part le Sénégal doit identifier les opportunités à saisir comme les nouvelles technologies du numérique et de l’information et les risques qui nous entourent à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Cette relecture à la « Senghorienne » nous orienterait vers une meilleure direction non pas avec une carte mais plutôt avec une boussole, permettant au Sénégal d’émerger dans le cercle fermé des pays aux croissances à deux chiffres.

L’ingénieur de la pierre, insiste sur le fait que son monument pointe vers l’Amérique, terre ou tous les rêves sont possibles – ce qui est paradoxale car lui même a réalisé le rêve de tous sénégalais allant de la Casamance au bout du monde pour revenir dans son pays natal.

En s’adressant à la jeunesse M. ATEPA l’invite à « Oser entreprendre » en racontant une anecdote sur le président Abdoulaye Wade, où la proposition pour l’exploitation des mines de Zircon avait été offerte et signée à 80 millions sur 50 années. M ATEPA avait pris la décision ferme de repartir, renégocier le contrat, il reviendra couronné de lauriers avec une somme colossale de 1 milliard sur 50 ans. La leçon – connaissez bien la valeur de votre produit et osez entreprendre avec audace. C’est cette audace qui impose, colmate les brèches et même quelquefois fait peur. M. Atepa a aussi abordé le sujet de la pluralité des parties politiques et des syndicats au Sénégal. Pour lui, il est difficile de prendre des décisions fermes quand une cinquantaine voir centaine de syndicats ou de partis politiques doivent se concerter – mieux vaut réduire le nombre avec des gens compétents, miser sur des groupes réduits mais hautement qualifiés.

Son idée de la création d’une « maison de la diaspora » semble avoir suscité beaucoup d’intérêt, car M. ATEPA voit la valeur ajoutée qu’apportent les sénégalais à l’étranger allant de Beijing à New-York en passant par Paris et pour finir à Montréal. Selon lui, les sénégalais de la diaspora constituent un gros potentiel au développement. Leur expertise, leur expérience et leur savoir-faire peuvent aider le Sénégal énormément à aller de l’avant. Il a donc lancé un défi en proposant un « think tank » ou laboratoire d’idées qui regroupe les experts sénégalais de partout dans le monde, tout domaine confondu, pour travailler ensemble à forger des propositions concrètes et pragmatiques pour l’économie du pays. Cette coalition en ayant un nombre restreint de siège à l’assemblée nationale aurait directement un poids sur les décisions politiques et économique du pays.

La maison de la diaspora proposerait un service guidé où la diaspora peut acheter, vendre construire et investir au Sénégal en commençant par l’immobilier et plus tard dans les PME – la colonne vertébrale de l’économie nationale.
(….)

Enfin Atépa, en sa qualité d’architecte de renommée internationale, termine avec les projets phares sur lesquels son Groupe travaille en ce moment. Comme la construction du Musée des civilisations noirs, la double tour d’ivoire de 50 étages dénommée Abidjan finance City, la CIA ou le centre d’intelligence des affaires à N’djamena au Tchad, le lancement de la tour KATI et son projet de satellite. Un agenda hyper chargé en somme.

Cheikh Ba

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