POLITIQUE

KALIDOU DIALLO, ANCIEN MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE “L’arme blanche représente au Sénégal ce que l’arme à feu représente aux Usa ”

  • Date: 22 novembre 2016

Ancien ministre chargé de l’Education nationale, Kalidou Diallo s’est prononcé sur la violence meurtrière au Sénégal. En effet, il estime que l’Etat doit examiner la question au fond. Ce, en poursuivant sa politique d’éradication de la pauvreté, d’éducation pour tous, d’encadrement, d’amélioration de l’environnement, d’amélioration des conditions de vie dans les banlieues et partout au Sénégal. Il a également abordé les questions chaudes de l’actualité nationale.

Assassinat de Fatoumata Matar Ndiaye

Ancien ministre de l’Education national, Kalidou Diallo a fait face à la presse, hier, pour se prononcer sur les faits marquants l’actualité national ces derniers temps. Le plus récent qui défraie la chronique, est celui de l’assassinat de la conseillère économique, sociale et environnemental, Mme Fatoumata Matar Ndiaye. Interrogé sur cette question, Kalidou Diallo dira : “ C’est odieux, c’est triste et c’est inquiétant. C’est un problème assez sérieux parce que de nos jours, ce que l’arme à feu représente aux Usa, c’est ce que l’arme blanche représente au Sénégal ”. Et, selon lui, les causes de ce phénomène ne sont rien d’autre que la pauvreté et la non scolarisation de certaines personnes. “ Je pense que le manque de scolarisation, le manque d’éducation, la pauvreté et l’environnement surtout dans les villes, posent problème. De ce point de vue, nos autorités doivent effectivement cibler la réduction de la pauvreté au Sénégal. Ce n’est pas par hasard que depuis très longtemps, la Banque mondiale insiste sur la réduction de la pauvreté dans nos pays. Ce n’est pas par hasard aussi qu’on insiste sur la scolarisation universelle et l’éducation”, a déclaré le ministre de l’Education nationale sous Wade. Cependant, pour mettre un terme à ces cas d’assassinat, Kalidou Diallo préconise une solution de fond. C’est-à-dire que l’Etat et le gouvernement examinent la question au fond. Ce, en poursuivant cette politique d’éradication de la pauvreté, d’éducation pour tous, d’encadrement, d’amélioration de l’environnement, d’amélioration des conditions de vie dans les banlieues et partout. Toutefois, M. Diallo n’est pas pour le retour de la peine de mort. “ C’est une conviction personnelle. C’est vrai que la religion musulmane dit que quelqu’un qui élimine une vie humaine de façon volontaire, on doit l’éliminer. Je pense que la peine de mort ne règle pas la situation au fond. Mais, il faut quand même des sanctions sévères et exemplaires”, a-t-il préconisé.

Le système éducatif au Sénégal

Face à la presse, le ministre de l’Education sous le régime libéral a donné son avis sur notre système éducatif. En tant que quelqu’un qui a de l’expérience dans l’éducation, il trouve que notre système éducatif a une base historique très ancienne et qu’il a été plusieurs revu. “ Il y a eu des réformes depuis 1960. Il y a eu les états généraux de l’éducation en 1981, les assises de l’éducation  (…). Je sais que notre système éducatif avance, mais par rapport aux objectifs, on est en retard. Du point de vue du taux de scolarisation, le Sénégal actuellement est autour de 82%. C’est quand même assez loin de l’objectif d’avoir 100% de scolarisation en 2015. Pour le taux d’achèvement, le Sénégal est autour de 70% (…)”, a-t-il indiqué. Avant d’enchaîner : “ il y a un problème de cohérence entre l’objectif de trouver un emploi, de former des étudiants qui sont employables par rapport au résultat des gens qu’on forme. Je crois qu’il y a inadéquation entre l’objectif de développement et la formation que nous avons. Notre système est instable du point de vue des grèves d’enseignants. C’est la raison pour laquelle, il faut que le gouvernement change de système pour aller vers une éducation inclusive et équitable de qualité et en apprentissage tout au long de la vie pour tous. Parce qu’un pays ne peut pas se développer s’il n’est pas suffisamment scolarisé ”.

Situation du pays et la polémique autour du fichier électoral

S’exprimant d’abord sur la situation du pays sous Macky Sall, l’ancien ministre pense qu’il y a beaucoup de réalisations qui sont en cours. “ Que ce soient les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, y compris le solaire, et même la prolongation de l’autoroute vers l’aéroport de Diass et vers Mbour, etc, je pense qu’il y a un certain nombre de réalisations qui fait que notre pays est sur la bonne voie”, a-t-il dit. Non sans oublier les réalisations faites dans les cités religieuses. Cependant, selon toujours Kalidou Diallo, le Président Sall a intérêt à se réapproprier non seulement les bonnes relations avec la société civile, mais aussi de voir également comment manager la jeunesse. C’est sur ces entrefaites qu’il a déclaré qu’il soutient la politique du chef de l’Etat. Pour le fichier électoral, Kalidou Diallo considère que cette carte d’identité biométrique, qui automatiquement fait du citoyen un électeur, est une révolution. “ Je pense que l’opposition n’a pas mesuré le niveau de modernité, mais surtout le niveau de renouvellement du fichier qui font que personne ne peut le manipuler. Ce qu’il faut dire, c’est qu’il faut le gouvernement prenne suffisamment de temps par les six mois par la gratuité, mais qu’il fasse suffisamment de publicité pour que tous les citoyens du Sénégal aient la carte d’identité biométrique. On va donc de plus en plus vers des élections plus démocratiques”, a-t-il encore dit.

Cheikh Moussa SARR

Leave your comment

Please enter your name.
Please enter comment.

1 2 3 4 5

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15