Accueil / ECONOMIE / Kaolack- unités de transformation laittière : le Dirfel pose les jalons dans le Saloum

Kaolack- unités de transformation laittière : le Dirfel pose les jalons dans le Saloum

Le processus d’amélioration des produits laitiers se poursuit dans le département de Kaolack. Pour répondre aux multiples problèmes rencontrés par les éleveurs spéculateurs dans l’écoulement de leur production de base, les femmes éleveurs regroupées au sein du Directoire des femmes en élevage (Dirfel) ont crée une unité de transformation laitière pour approvisionner correctement les populations locales en lait de qualité et en quantité suffisantes.

Source : Sudonline
Koutal, village situé à 7 Km du département de Kaolack, abrite depuis quelques mois l’une des premières unités de transformation de produits laitiers.

Avec une population à majorité Peulh, cette localité a toujours constitué un débit de produits laitiers surtout aux moments de sortie d’hivernage, où de nombreuses populations de Kaolack se rendent régulièrement pour se ravitailler en lait. Mais avec l’arrivée sur le marché de nouvelles qualités tirées de sources autres qu’animales, la clientèle se fait de plus en plus rare et les nombreux éleveurs spéculateurs de lait ont du mal à écouler leur production.

C’est d’ailleurs pour cette raison et surtout le désir de mettre sur le marché une production qualitative et quantitative, que le Directoire des femmes en élevage (Dirfel), en partenariat avec le Projet d’appui pour l’élevage (PAPEL) et avec le concours de bailleurs de fonds, ont eu l’idée de mettre en place la première unité de transformation.

Aujourd’hui, la laiterie dispose d’une capacité d’exploitation quotidienne de 100 litres. Oumou Khayri Diallo, la présidente du Dirfel de Kaolack et du comité de gestion de la laiterie a estimé qu’à l’issue d’un mois et demi d’activités, celle-ci a généré 1.850.000 FCfa, résultat d’une formation préalable dont ont bénéficié la plupart des membres autant en technique de transformation qu’en gestion. Et pour une productivité plus accrue et plus qualitative, le Directoire est entré en partenariat avec d’autres structures locales comme l’Association des producteurs d’élevage moderne de Kaolack (Apremka) qui s’active principalement dans l’approvisionnement en alimentation de bétail (grains de coton et mélasse) et dans le processus de modernisation de l’élevage dans toutes ses composantes.

Toutefois, les acteurs ont soutenu que « l’approvisionnement quantitatif des populations en produits laitiers passe nécessairement par la promotion et la généralisation des pratiques de l’insémination partout dans les zones ». C’est ainsi que le Dirfel a noué un second partenariat spécifique à l’insémination pour une amélioration génétique avec l’Apremka afin de disposer dans ses enclos du maximum de sujets produits à travers cette expérience. Dans le même registre, le Papel avait promis depuis quelques mois une seconde unité d’une capacité de traitement de 1000 litres de lait par jour.

Une promesse qui ne s’est pas encore concrétisée. Aussi, durant une rencontre entre la mission du Papel et le directoire, tenue récemment à Koutal, Algore Thiam, directeur de l’Antenne régional de Kaolack a informé qu’ « le document relatif à ce projet est déjà admis au niveau de la BAD » et que « il est même adjugé par cette institution bancaire ».

A l’en croire, le blocage s’explique par le simple fait qu’ « aucune équipe n’est encore mise en place pour la gestion de ce projet ». Et la proposition de confier ce travail à l’ONG Msa a été retenue ; laquelle assurerait la mission d’organisation et de formation du personnel de la laiterie. Et le conseil d’administration devrait revenir à la maison des éleveurs de Kaolack tandis que le comité de gestion serait confié au Dirfel. Enfin le Directoire n’exclut pas de travailler avec le Centre de prestation de services (CPS), organisation d’appui aux organisations à la base.

En tout état de cause, force est de constater que malgré les réalisations à l’actif du Dirfel et l’apport des partenaires extérieurs, le projet d’amélioration des produits laitiers dans le Bassin arachidier bute encore sur la question récurrente du financement de ces petites entreprises laitières. En effet, beaucoup d’entre elles n’ont pas accès au crédit et ne bénéficient d’aucune ligne de financement pouvant permettre la relance durable et le renforcement effectif des différentes activités entreprises.


À voir aussi

Monnaie unique Cedeao 4 chefs d’Etats à Accra pour accélérer le processus

Accra, la capitale ghanéenne, accueillera ce 21 février 2018 une importante rencontre où prendront part …

Fonction publique sénégalaise Une hausse de 5,3 milliards FCFA de la masse salariale en décembre 2017

La masse salariale de la Fonction publique sénégalaise a connu une augmentation de 5,3 milliards …