ACTUALITE

Karim : un candidat de bataille et de reconquête politique du pouvoir

  • Date: 12 février 2016

Les gens de l’Apr, à commencer par Macky Sall lui-même, semblent avoir peur de Karim Wade. Le régime actuel le soumet à un rythme de vie infernal. Le diable qu’il était, hier, et que son père préparait à le succéder est devenu un martyr, un chérubin, une victime de l’injustice politique et de la violence d’État. En voulant le réduire à néant, Macky Sall l’a élevé au rang de héros de sorte que ceux qui voyaient en lui ce que le régime Wade a le plus pervers et le plus destructeur le considèrent maintenant comme un messie politique.
Le Pds ne songeait pas à en faire un candidat. Mais pour indisposer Macky Sall et en faire un indiscutable prisonnier politique, il en a fait son candidat. Cette décision a été prise par le père et entériné par une partie du parti.
C’est une idée intelligente. Wade importune ainsi Macky Sall. Que celui-ci l’admette ou non, Karim Wade est une véritable épine sous son pied. Son nom est devenu une arme politique, un argument et un instrument de combat pour le Pds.

Dans un système démocratique, quel que soit l’État de droit qui y prévaut, l’existence de prisonnier politique importune et assombrit l’image et du président de la République et du pays lui-même. Déjà, un groupe de juristes au service de la Communauté internationale a émis un avis défavorable à Macky Sall.
Pourtant, Karim Wade ne devrait point importuner l’Apr et Macky Sall. Il n’est pas un candidat capable de le déstabiliser. Il est simplement un candidat déclaré par le Pds pour en faire un encombrant prisonnier politique et un moyen de lutte contre le régime. Mais il est invraisemblable qu’il soit un postulant politique capable de renverser Macky.

D’abord, à l’exception des libéraux réguliers à Point E avant 2000, aucun Sénégalais ne connaissait Karim Wade. C’est à l’avènement de son père que les Sénégalais l’ont découvert, distant et lointain, puis l’ont vu intégrer le Gouvernement de son père avec un style solitaire fait de courette et de jet privé.
Ensuite, le Sénégal est un pays de civilisation orale où la parole éloquente est déterminante pour une conquête des masses. Or, Karim Wade n’est pas éloquent. Et il ne faut pas se faire d’illusion : il comprend parfaitement le Wolof, langue vernaculaire du Sénégal, mais il ne la parle pas.

Qui, dans ce pays, peut témoigner entretenir avec lui une discussion solide en Wolof ? Ce n’est pas un détail. Un Karim Wade dans le Saniakhor, dans le Walo, dans le Ndoucoumane, dans le Cayor, dans le Walo tenir en haleine des militants et leur parler en Wolof de ses ambitions serait un spectacle insolite.
Il est candidat du Pds. Mais Macky Sall n’a qu’à trouver une solution pour le faire libérer et l’attendre sur le terrain. Karim Wade répondrait-il à un débat en Wolof à la télévision ? Le Wolof est aujourd’hui au cœur de la communication politique. Au-delà des slogans de partis, il est un instrument politique de conquête de l’électorat. La question fondamentale que personne ne se pose est de savoir si Karim Wade parle Wolof, un wolof châtié pour s’adresser aux Sénégalais.

Une chose est sûre : il comprend le Wolof. Mais il ne la parle pas.

Le Piroguier

Comments are closed.

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15