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Karim Wade, Aida Ndiongue, Samuel Sarr  Que cachent les poursuites contre ces milliardaires du Pds ?

  • Date: 7 avril 2016

 Aida Ndiongue reste en liberté. Le verdict de la Cour d’appel de condamnation à un an avec sursis et à une « maigre » amende de 2 millions de F Cfa ne couvre pas l’année qu’elle a passée derrière les barreaux en détention préventive et les 20 milliards F Cfa et plus qui avaient été confisqués et probablement confiés à la Caisse de consignation et de dépôt (Ccd).

Les juges, par deux reprises, en première et seconde instance, ont débouté le Parquet qui s’est pourvu en Cassation pour avoir la tête de la milliardaire libérale. Même si elle a été reconnue coupable d’escroquerie et de détournement, elle ne retournera pas de sitôt en prison. À moins que la procédure pour enrichissement illicite enclenchée contre elle n’aboutisse à une autre détention. Tout pour dire qu’Aida Ndiongue a sur son dos tout le poids de la Justice surtout du Parquet qui tient à la neutraliser. Le même acharnement avait été constaté contre Karim Wade qui a dû subir, contre toute attente, les affres d’une seconde mise en demeure avant sa condamnation, histoire de le mettre en détention préventive prolongée, laquelle avait été dénoncée par la Commission des droits de l’homme des Nations-Unies.
Il en est de même de Samuel Sarr, un ancien Ministre libéral, qui a été inculpé dans le cadre de l’article 80 et qui a dû son salut qu’à son marabout qui lui aurait demandé de « laisser tranquille Macky Sall », ce qui, veut dire, ce que cela veut dire. Depuis lors, on ne l’entend plus. Ni dans les débats, ni dans les actions de terrain. Samuel a disparu des radars, presque complètement.
Or, ces trois personnalités, ont la réputation d’être riches, très riches même. Samuel Sarr aurait hérité d’une fortune qui lui aurait permis d’avoir été le principal bailleur de fonds de son parti et de son leader, surtout durant les années de braise. Quant à Aida Ndiongue, elle s’est bâti une réputation d’une milliardaire très généreuse. Femme d’affaires, son engagement auprès du Pape du Sopi est sans faille.
Karim est, quant à lui, le fils et héritier de Wade. Il se serait, selon l’accusation de la Crei, enrichi illicitement. Ce qui lui a valu une condamnation de 6 ans de prison après une longue période de détention préventive décriée même par les institutions internationales.
On peut se demander, légitimement, si, au niveau des maîtres des poursuites, et au premier rang desquels le président de la République sous la tutelle de qui travaille le ministre de la Justice, il n’y a pas une démarche politique de neutralisation de principaux financiers du parti et de ses cadres pour « réduire le Pds à sa plus simple expression ».
Tout indique, en effet, que ce sont ceux qui sont réputés les plus riches dans ce parti qui sont les plus ciblés par les poursuites. Parfois d’une façon insolite. Car, faudrait-il le rappeler, Samuel Sarr a été poursuivi sur la base d’une déclaration sur son compte Facebook. Le Procureur général ne veut pas lâcher Aida Ndiongue et l’affaire Karim a maintenant atterri devant la Justice française après que ses avocats eu épuisé tous les recours.
Le calcul du pouvoir et de ses ouailles semble aller dans le sens de mener une guerre politique maquillée d’un vernis judiciaire pour réduire à néant des adversaires. La preuve, la démarche porte ses fruits. Les trois personnalités citées, étant, en dehors de Me Wade, celles qui sont réputées les plus riches, le parti a mené une bataille de référendum médiocre, à l’image de toute l’opposition.
Si les choses évoluent ainsi, les détendeurs de l’argent vont changer de camp, ce qui risque d’avoir des conséquences sur les résultats des verdicts des principales consultations électorales à venir. Car, la place de l’argent dans nos campagnes électorales et les résultats des urnes sont un secret de polichinelle.
Si tous les argentiers de l’opposition ont d’autres chats à fouetter, on imagine bien qui peut profiter de la situation.
Malheureusement, au Sénégal, en vertu de l’opportunité des poursuites exclusivement reconnues au Parquet et la dépendance de ce dernier au ministère de la Justice, les opposants sont de plus en plus pensionnaires des lieux de détention.

Assane Samb

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