karim wade

Karim Wade est-il réellement libre ?

Beaucoup de zones d’ombres subsistent sur la libération de Karim Wade survenue, hier, tard dans la nuit. Aussitôt libre en faveur d’une
grâce présidentielle, le fils de l’ancien président Wade s’est engouffré dans un jet privé, avec le procureur du Qatar à bord, à destination de Doha. Alors qu’une grâce rend la personne  libre de tous ses mouvements. Donc ce qui s’est passé avec la libération de Karim Wade a les allures d’une liberté conditionnelle. En réalité tout se passe comme si en droit, une grâce présidentielle ne signifie pas liberté. Alors que selon une source judiciaire, les personnes graciées sont totalement libres de leur mouvement. ‘’Donc si Karim Wade est embarqué sous escorte avec le procureur du Qatar,  cela veut dire que Wade fils n’est pas totalement libre’’, analyse-t-il.
Par ailleurs, d’autres sources que nous avons joints soupçonnent un autre protocole de Rebeuss  ‘’signé et non rendu publique.’’ En termes plus clairs, c’est un deuxième protocole de Rebeuss comme a eu le souligner Rewmi Quotidien dans ses précédentes éditions. En effet, il
nous revient de sources judiciaires que  les protocoles sont contre la loi.  Karim Wade lui-même aurait-il  trempé dans le ‘’deal’’ ? De sources dignes de foi répondent par l’affirmative. Selon elles, Karim Wade aurait été au début et à la fin du ‘’deal’’ de sa libération.
Et comme l’avait révélé Rewmi Quotidien, le Qatar avait entamé mi-avril une mission de bons offices auprès du gouvernement sénégalais afin d’obtenir la libération anticipée de Karim Wade. Et les mêmes sources nous renseignaient que les autorités sénégalaises ne seraient pas opposés à un tel scénario, mais avaient posé quelques conditions : “l’ancien ministre d’Etat doit se faire oublier en se retirant au Qatar ou dans un autre Etat de son choix”. Tel est le scénario qui nous est servi aujourd’hui sur un plateau d’argent.  Karim Wade était opposé à toute idée d’exil, même momentané. Mais ailleurs, l’on nous confie qu’il a été contraint par les chefs religieux de quitter le pays. Il nous revient également qu’il avait refusé de signer la grâce présidentielle, exigeant des autorités de respecter l’avis du Groupe de travail de l’Onu. Mais parait-il, il aurait cédé face à la pression
religieuse.

Et selon nos interlocuteurs, cela pourrait avoir  des répercussions graves sur son avenir politique. Il aurait pu bénéficier du capital sympathie engrangé mais en acceptant de ‘’fuir’’ vers le Qatar, cela apparaît comme un aveu de  culpabilité.

Autre signe d’inquiétude de la libération de Karim Wade est l’omerta qui règne au sein de l’établishement libéral. C’est comme si une consigne a été donnée aux libéraux de ne piper mot sur la libération de Karim Wade. C’est qui fait dire à nos sources que ce silence ‘’assourdissant’’ confirme la thèse d’un deal. ‘’Quand il y a un deal, personne ne parle, c’est comme dans la mafia’’, analysent-ils.
A signaler que Karim Wade a été libéré dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 juin.  C’est dire que Rewmi Quotidien avait vu juste car nous étions les premiers à annoncer que le fils du président Wade sera libéré ce jeudi 23 juin. Mysticisme ou coïncidence.

Mouhamadou BA

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