Khalifa Sall en 2014, à Dakar © Sylvain Cherkaoui/Pour J.A.
Khalifa Sall en 2014, à Dakar © Sylvain Cherkaoui/Pour J.A.

KHALIFA SALL, MAIRE DE DAKAR « Je n’ai jamais été invité à une réunion sur l’Acte III de la décentralisation »

« C’est la première fois que je participe à une réunion sur l’Acte III de la décentralisation ». C’est Khalifa Sall, lui-même, qui a soulevé le lièvre, en marge d’un atelier de partage sur l’Acte III de la décentralisation présidé par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr. 

« Depuis que la réforme de la décentralisation engagée par l’Alternance II, c’est la première fois que le Maire de Dakar participe à une réunion sur l’Acte III ». Cette révélation a été faite, hier, par Khalifa Sall en marge d’un atelier de partage au ministère de la Gouvernance locale.  La raison est toute simple : « Je n’ai jamais été invité à une réunion sur l’Acte III de la décentralisation », a affirmé Khalifa Sall. Ce n’est pas tout.  « Toujours est-il que je n’ai  jamais assisté à une réunion sur l’Acte III de la décentralisation parce que j’avais mon opinion d’une part et d’autre part je n’étais pas souvent invité », se justifie le Maire de Dakar. Toutefois, Khalifa Sall a souligné la nécessité de rendre mieux opérationnel l’Acte III de la décentralisation pour qu’il  puisse servir aux populations. « L’Acte III de la décentralisation est une loi et il faut la rendre plus applicable, mieux opérationnelle afin qu’elle serve l’intérêt général puisque c’est pour ça qu’elle a été votée », suggère-t-il. Avant de renchérir : « Les élus locaux du Département de Dakar saluent la tenue de cette rencontre d’échange puisque que la décentralisation est par essence inclusive et participative, si on veut qu’elle soit efficace ».

Saisissant la balle au rebond, Abdoulaye Diouf Sarr fera remarquer que l’évaluation de l’Acte III a été menée de manière participative et inclusive, de juillet à décembre 2015, avec ses acquis et ses limites. Par conséquent, précise Abdoulaye Diouf Sarr des recommandations ont été faites pour venir à bout de toutes les difficultés notées. « Après une année de mise en œuvre de la réforme dite Acte III de la décentralisation, il était bon de s’arrêter et d’évaluer (…) L’évaluation a été effectuée par un comité d’évaluation regroupant toutes les parties prenantes à savoir les ministères sectoriels, les associations d’élus locaux, le secteur privé et la Société civile », a souligné le ministre.

Il a, par ailleurs, profité de cette tribune pour annoncer la tenue d’un Conseil interministériel sur l’Acte III de la décentralisation  afin d’identifier les progrès effectués, les difficultés et les contraintes ainsi que les pistes de solutions.

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