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Khalifa Sall sur la gestion des ordures ménagères « Un document politique ne peut pas dissoudre un décret »

  • Date: 26 novembre 2015

C’est ce matin que la requête pour « demander un sursis à exécution » sera déposée à la Cour suprême. Une mesure qui fait suite au retrait de la gestion des ordures à l’entente Cadak-Car. Selon Khalifa Sall, « un document politique ne peut dissoudre un décret ». Pour l’édile de la capitale sénégalaise, « c’est la loi qui donne les ordures aux Collectivités locales ».

La chose est simple, si l’on se conforme aux explications du Maire de Dakar. « La loi donne compétence aux visites de s’occuper des ordures ». Travailler dans l’informel, ce n’est pas sa tasse de thé. « Nous n’avons pas été élu pour nous lamenter, il n’y a pas de problèmes sans solutions, nous devions informer les populations et agir », dira Khalifa Sall, lors du Conseil municipal qui s’est tenu dans la salle de délibération de l’hôtel de Ville.

Mais il faut faire un historique, pour expliquer ce volte-face de l’État du Sénégal qui depuis 2009, « et tous les deux ans, nous enlève la gestion des ordures », dira amer le Maire de Dakar. Et de poursuivre : « Nous ne pouvons pas gérer les ordures de manière informelle. En effet, tout est parti d’une déclaration d’élus pour dissoudre une institution par décret ». Se disant meurtri par cette « pétition ».  Parce que tout simplement, l’Entente  Cadak-Car a été mise en place suite à un décret. Ainsi, Khalifa Sall est revenu sur « ce fait inacceptable qu’on se soit basé sur des textes qui ont violé la loi » et « soumis » au président de la République.

C’est pourquoi, ils comptent « attaquer le décret devant la Cour suprême ». Si, aujourd’hui, la gestion des ordures confiée « aux Collectivités locales par la loi » pose problème, les raisons sont celles-ci. L’appel d’offres, dira le Maire de Dakar. Il faut un « contrat » avec les concessionnaires, pour plus de « sécurité  et un cadre juridique », dira-t-il. C’est l’argent public et il n’y avait qu’un ordre de service qui régissait les parties. L’environnement formel de la gestion des ordures « permet aux citoyens de bénéficier d’un service efficace ». Un environnement qui ferait passer l’enveloppe de 9 à 6 milliards.

Pour rappel, Khalifa Sall a souligné que l’ancien gouvernement avait trouvé une parade, en abrogeant le « Code des collectivités locales et mettre en place la Soprosen ».

Aujourd’hui, si certains problèmes sont posés comme la précarité des agents, Khalifa Sall apporte la réplique. « Travailler dans le secteur n’est pas chose aisée et ces agents disposent de couverture sanitaire, de salaires et même d’une coopérative d’habitat », précise-t-il. Des jeunes filles et garçons qui travaillent, depuis le magistère de Mamadou Diop. En outre, si l’on parle de zones « non nettoyées », c’est toujours l’appel d’offres et la grève des concessionnaires. À l’endroit de Moussa Tine, le Maire de Dakar dira « c’est un excellent Dg, compétent et sérieux qui a fait un bon travail ».

Mais force est de reconnaitre que dorénavant, « nous ne laisserons personne s’occuper de notre ville ». Quand une « ville est sale, on dit où est le maire ». Un secteur où ses services allouent une somme de deux milliards. Dans toutes les capitales mondiales, beaucoup d’entités, État, conseils régionaux et même l’Union européenne injectent de fortes sommes, dans la gestion des ordures ménagères. Sans oublier les déchets verts, les gravats…

Lors de ce Conseil municipal, le Maire de Dakar a annoncé la mise en place d’un fonds d’investissement communal, ce qu’il appelle le « bras armé de l’intercommunalité » de 1 milliard 900 millions. Pour lever des fonds entre 5 et 8 milliards.

Ndèye DIAW

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