SOCIETE

Korité 2016 les marché complètement submergés d’articles

  • Date: 4 juillet 2016

À la veille de la fête de la Korité (Aïd El-Fitr), les Sénégalais plus particulièrement les Dakarois inondent les marchés. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour observer la  mouvance et l’ambiance de la fête.

À moins de trois jours  de la fin du mois béni de Ramadan, Dakar s’active dans les préparatifs de la fête de l’Aïd El-Fitr. Des  HLM à Tilène en passant par Sandaga, ces marchés sont pleinement bondés de monde. En arrivant au garage Guédiawaye qui se situe en face du Cem Docteur Samba Guèye, les bruits de tams-tams de l’animation musicale et des applaudissements des vendeurs se font sentir de loin. Au seuil du marché des HLM, on ne peut se distinguer l’un de l’autre. Le nombre d’acheteurs et de vendeurs est pléthorique voire incommensurable. Des comptoirs, des tables et tentes de même que des lignes où on a piqué des boubous appelés ‘’les habits de Ngaye Mékhé’’ gisent sur les trottoirs. Les bruits des vendeurs de tissus qui font la solde appelé ‘’zakat’’  durant ce mois au marché des HLM incitent les gens à venir en masse pour en profiter. Les prix des tissus tels que les voiles, les brodés, les soies et les autres tenues de tendance ont connu une déflation, nous confie une  vendeuse de tissus.

Un homme, vêtu de boubou bleu, très fatigué  par le jeûne répond à nos questions. « J’ai quitté chez moi, il y a une semaine, pour venir exposer mes pagnes tissés et les chaussures venant de Ngaye Mékhé. Au début, les clients venaient de moins en moins, mais j’ai constaté durant ces deux jours, une affluence. Peut-être c’est à cause de la fin du mois, moment où les gens surtout les femmes perçoivent de l’argent », nous confie Modou Ndiaye.  Dans les espaces de cheveux naturels, n’en parlons même pas. Une fille qui passe nous confirme l’engouement. « Les  cheveux naturels sont vraiment chers mais les vendeurs ont trouvé des solutions aussi adéquates par rapport à nos moyens. Certains font le ‘’art’’, c’est-à-dire, on verse de l’argent par tranche jusqu’à ce que l’on parvient à récupérer le greffage. Tandis que d’autres louent les cheveux pour 30. 000 F Cfa, chaque semaine ». Poursuivant, elle  ajoute : « C’est vraiment difficile de se procurer des cheveux naturels. C’est pourquoi on est obligé de recourir au ‘’Mbarane’’  (Ndlr : collection de petits copains) pour s’en sortir. Mais quand même, ça vaut le coup  car la beauté n’a pas de prix ».

À la Médina,  plus précisément au  marché de Tiléne,  les femmes s’approvisionnent en condiments tels que l’oignon, la pomme-de- terre et les légumes. Ici aussi, les prix connaissent une hausse vertigineuse. Une situation pénible pour les ménagères désemparées. « Les prix ont augmenté, ils ont presque doublé. Le kilogramme d’oignon local qui coûtait 300 voire 350 F Cfa, a atteint 500 ou 600 F Cfa, soit 200 F Cfa de plus », déplore une femme voilée.

Au marché Sandaga, ce n’est pas le grand rush. D’habitude, ce lieu est rempli durant les fêtes de fin d’années et autres fêtes mais n’empêche, on voit certaines filles qui prennent d’assaut les boutiques d’accessoires, de chaussures…

Rahmatoulahi Bouchra KÉBÉ (Stagiaire)

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

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13

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33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

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Centre anti poison :

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