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KORITÉ 2016- Veillée nocturne dans les salons de coiffure

Nous sommes à moins de deux jours de la fête de Korité (Aïd al Fitr). Les salons de coiffure sont bondés de monde. Dans la plupart de ceux que nous avons visités, les clientes sont obligées d’y passer la nuit. L’ambiance est particulière, le constat est le même : ça se bouscule pour se faire belle le jour-J.

 La fête de Korité ne concerne pas seulement l’alimentation et l’habillement. Mais aussi, la coiffure chose essentielle pour certaines clientes rencontrées. Ce qui peut leur valoir tout le temps possible, jusqu’à passer la nuit dans les salons. Nous sommes à Pikine Talibou Mag (banlieue dakaroise), Madame Thiam Dior Mbow, une coiffeuse rencontrée, nous en dit plus. « Durant cette période, les clientes passent presque la nuit ici. Elles veulent toutes se faire belle quoi que cela coûte ». Interpellée sur la tendance coiffure en vogue, elle révèle que « le greffage est la coiffure la plus fréquente, avec les cheveux naturels, ou le yacky ». Trouvée avec d’autres filles, attendant son tour, cette belle jeune dame, au teint clair, avec des formes généreuses, habillée en pagne, se livre à des confidences. « Nous sommes obligées  de rentrer tardivement avec l’approche de la fête. Actuellement, les enfants viennent en masse pour se faire coiffer. Il y a d’autres aussi qui passent pour se défriser en attendant le jour-J ou bien à deux jours de l’événement », déclare-t-elle, avec un joli sourire.

Cap sur l’Unité 6 des Parcelles Assainies. Ici, les clientes ne se contentent pas de se coucher sur les fauteuils pour attendre leur tour. Dans une ambiance calme et la faim qui les tenaillent en cette période de Ramadan, on entend à peine leurs voix. Interpellée sur sa présence dans le salon, cette belle jeune dame, d’une trentaine d’années, assise par terre en train de se faire tresser, explique, un sourire en coin : « J’ai pris rendez-vous, depuis une semaine, pour ne pas passer la nuit comme l’année dernière ». Elle sera confortée dans ses propos par Ndèye Marie qui abonde dans le même sens. « Moi, je n’ai pas assez de temps. De ce fait, après avoir préparé le repas, je me précipite pour aller me faire des tresses américaines ». À quelques kilomètres, à la Cité Fadia, l’ambiance est particulière. Ce salon est composé d’un salon de couture, coiffure et esthétique. Cette dame, la quarantaine, au boubou teinté « tioup » est venue se poser les ongles. Madame Diouf, baillant de temps en temps, ne s’attarde pas à prendre la parole. « Après avoir jeûné, pendant 30 jours, j’ai le droit de me faire belle », s’exclame-t-elle. Et de renchérir : « Je suis là pour me poser les ongles des pieds et faire quelques fantaisies dans ma tête ».

Assise à côté d’elle, une autre jeune fille d’en rajouter : « Depuis ce matin, je fais le rang comme toutes les autres, car je passe la fête chez ma belle-famille », souligne-t-elle. Pour Mamadou Ahiwou Diallo, ce jeune coiffeur, rencontré dans les parages, il nous livre d’autres secrets. « Les hommes viennent petit-à-petit en cette veille de fête ». Et de poursuivre : « Mais, vous savez que les hommes  n’ont pas ce problème, ils peuvent même venir le jour-J pour se raser », souligne-t-il.

Au marché Dior des Parcelles Assainies, le tatouage est très prisé 

Au marché Dior des Parcelles Assainies (banlieue dakaroise), jeunes filles et grandes Dames dessinent des tatouages au niveau des ongles, des pieds, mais aussi sur certaines parties du corps. Nogaye Dia, une jeune fille âgée de 25 ans, teint clair, nous fait cette révélation : « Les prix, pour se faire tatouer, sont à la portée de toutes les bourses. Avec 2OO F Cfa, on peut se tatouer les ongles et les mains ». Interpellé sur le même sujet, Mbaye, le tatoueur, se frotte les mains en cette veille de fête. Trouvé avec des colorants,  une bouteille d’eau, une feuille contenant des modèles de tatouage, du coton, des espèces d’aiguilles il relève « qu’en cette veille de fête, les filles viennent en masse pour se faire tatouer ». Et d’ajouter : « Les prix sont à la portée de tous. Et on se frotte vraiment les mains, en cette période ».

Khady Thiam COLY (Stagiaire)

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